Soyons Net - Page 3

  • Regards (extraits, 16 à suivre)

    Imprimer

     Regards Hank Vogel.jpgAprès tête de Turc, née au XIX siècle, voici qu'une nouvelle expression vient de voir le jour dans la bible des expressions: cervelle-en-béton, pour désigner une personne ou une autorité politique manquant totalement de psychologie.

    Origine: en l'an de disgrâce 2021, à Zermatt, en Suisse,  suite au refus d'un restaurateur de réclamer systématiquement à ses clients, tel un gendarme ou un douanier, le certificat Covid-19, la police valaisanne déposa des blocs en béton devant son auberge afin d'en bloquer l'accès.

     Hygiène oblige! A vérifier en l'an de grâce...

     Une légende fabuleuse risque de se pointer à l'horizon!

    Lien permanent 3 commentaires
  • On nous observe (34, à suivre)

    Imprimer

     Regards Hank Vogel.jpgMon père se frotte le front, hésite un instant puis m’avoue:

     - DB, Denyse Bigarrow, c’était sa petite copine, son premier amour je crois. Il m’a si bien et tellement parlé d’elle que j’ai eu envie de la séduire et... et... et...

     - Et comme tous les salauds et les salopes du monde, tu as détruit un couple pour satisfaire ta jalousie qui te rongeait l’esprit, je conclus furieusement, en frappant des mains les accoudoirs de la chaise.  

     - Attends! Ne t’en va pas, je n’ai pas fini...

     - J’espère bien! 

     - C’est que... c’est que...

     - Tu as aussi l’intention de piquer ma future femme?

     - Ne sois pas ridicule!

     - Alors quoi?

     - Avec toi, je m’attends à tout. Tu es pire que les Anglais mais heureusement plus démonstratif  qu’eux.

     - C’est normal, je ne suis pas un sujet de Sa Majesté... Au vingtième-et-unième siècle! Il faut être british ou taré pour croire encore à de pareilles choses... Ah! Je commence à comprendre... Oui, c’est ça...

     - Comprendre quoi?

     - Denyse était anglouze.

     - Sois respectueux envers les Anglais.

     - Et eux, l’ont-ils toujours été avec les autres? Ils ont asservi des populations entières sans le moindre scrupule, au nom de leur empire qui refusait de se coucher...      

     - C’est de l’histoire ancienne tout cela...

    Lien permanent 0 commentaire
  • On nous observe (33, à suivre)

    Imprimer

     On nous observe, Hank Vogel.jpg- Que veux-tu savoir, fiston? me demande-t-il, le regard de chien battu ou plutôt, plus humainement, l’attention d’un Viking qui a échoué chez les Helvètes après une sacrée bastonnade chez les Celtes.

     - Tout.

     - Sur quoi?

     - Sur tout.

     - Je ne suis ni  Bor, ni Odin, ni Thor...

     - Laisse les dieux de la mythologie nordique là où ils sont. Ils ont fait leur temps comme le feront ceux que l’on ne cesse pas d’implorer de nos jours.

     - Serais-tu devenu athée?

     - Ne serpente pas, papa! 

     - C’est-dire?

     - Tu ne changeras jamais... Tenter constamment de dévier la conversation, c’est vraiment ta spécialité. Pourquoi tu ne t’es jamais inscrit sur une liste électorale? Tu as pourtant tout du parfait élu que le peuple réclame mais qui se trompe chaque fois...

     - Et toi maintenant? Tu tartines avec du beurre ou avec de la margarine?

     - En effet! Je te demande pardon...

     - Que veux-tu savoir exactement? Pourquoi et à qui j’ai prêté ton bouquin sans t’en demander l’autorisation?

     - Oui!

     - DB, les annotations et tout le reste?

     - S’il te plaît!

     - Parfait!... Tout d’abord, ferme la porte et installe-toi derrière mon bureau et je ferai les cents pas au cas où... 

     J’exécute rapidement ses ordres, sans la moindre hésitation, tel un soldat fou de Dieu prêt à se jeter dans les flammes de l’enfer afin d’accéder au paradis.

     Le Suisse par procuration tourne sept fois sa langue dans sa bouche et me dit:

     - D’après un ami journaliste, l’homme de Skardou aurait l’intention de se venger. 

     - Je n’y crois pas! je m’exclame. Pour régler ses comptes ou mettre les pendules à l’heure, peut-être...

     -  En publiant sa dernière croute littéraire en français et en russe.

     - Quel est son titre?

     - Sœur Molly, mon âme sœur... ou l’inverse.

     - Et alors? Cela ne prouve rien.

     - Si... au contraire.

     - Se venger de qui, à cause de quoi?  

     - Dans notre jeunesse, nous avons connu une jeune fille pas comme les autres qui, du jour au lendemain, passa tu trottoir au couvent. Probablement trop déçue par nous.

     - Qui nous?

     - Eh bien... moi, les autres... ainsi que l’auteur de ton bouquin. 

     - Putain! j’explose...

    Soeur Molly, Hank Vogel.jpg

    Sœur Molly, mon âme sœur... à lire de préférence la tête froide et les pieds au chaud.

    Lien permanent 0 commentaire
  • Regards (extraits, 15)

    Imprimer

     Regards Hank Vogel.jpgLes personnes âgées, qui n'ont jamais manifesté ou voulu manifester durant toute leur vie, ont sans doute vieilli trop vite. En quelque sorte, elles ont sapé la plus libératrice étape de leur existence, leur propre jeunesse.

    ...

     Manifester est un droit fondamental que seul le dictateur ne reconnait pas. Et ses sbires et la populace, forcément.

    ...

     La manifestation! On peut parfois être contre son fond mais on ne doit jamais être contre sa forme. Car c'est un lieu, quasi sacré, propice aux rencontres et aux échanges.

     Bien que pouvoir et devoir sont les mamelles de notre raisonnement et chacun raisonne à sa façon.

    ...

     Odin, Thor et tous les autres dieux antiques ont fait leur temps comme le feront ceux que l'on implore de nos jours.

     En somme, tout change ou presque, seules les illusions demeurent.

    ...

     Dieu est mon casse-tête préféré, la religion mon pire casse-pied.

    ...

     L'homme dit standard, ou hétéro, est d'abord attiré par la féminité ensuite par la femelle... et en tout dernier par la femme dans toute sa globalité.

     C'est pourquoi courir derrière une femme me fait souvent penser à la course de haies. Il faut arriver le premier et ne rater aucun obstacle si l'on veut se trouver sur la plus haute marche du podium.

    Lien permanent 0 commentaire
  • Regards (extraits, 14)

    Imprimer

     Regards Hank Vogel.jpgParole d'un éternel voyageur:

     La terre est tellement ronde que j'ai de la peine à trouver un coin (idéal) pour m'y installer.

     Ceux qui pensent que la planète bleue est plate sont sans doute munis d'un cerveau qui exhale trop d'idées carrées. Ou, par malchance, ils n'ont jamais eu l'occasion d'observer l'horizon en pleine mer.

    ...

     Les voyages forme la jeunesse, dit-on. Certes! Mais à condition qu'elle ne passe pas tout son temps à fumer de l'herbe ou à chercher chaussure à son pied, même dans les régions les plus paradisiaques.

    ...

     C'est la nuit qu'apparaissent les étoiles tels de magnifiques brillants, non?

     Une Suisse sans électricité permettra certainement à quelques illuminés de se faire remarquer, qui sait!

    ...

     Le fait seul de vouloir que les juges fédéraux soient élus par tirage au sort prouve bien que la justice est trop mal considérée... ou manque tout simplement de jugeote.

     Les juges ont souvent la parole facile mais le langage compliqué, pour le commun des mortels bien entendu.

     Chaque pays a ses propres lois, ses propres juges et ses propres prisons, propres ou sales. Donc, il n'y point de pays parfait.

    Lien permanent 0 commentaire
  • On nous observe! (32, à suivre)

    Imprimer

     On nous observe, Hank Vogel.jpgHier, il y a si longtemps, pendant que la femelle humaine s’occupait de sa progéniture, du feu et de la bouffe, le mâle humain allait à la chasse, en risquant parfois sa vie en affrontant des bêtes féroces.

     Hier encore, mais il n’y pas si longtemps, pendant que la femme s’occupait des enfants, du ménage et des repas, l’homme se consacrait quasi entièrement à son travail voire à son patron, en risquant parfois sa vie en faisant trop d’heures supplémentaires.

     Aujourd’hui, dans de nombreuses régions du monde, dites civilisées ou démocratiques, ou les deux à fois, le couple se tue au boulot pour des multinationales, de plus en plus anonymes tous azimuts. Et la crèche et les services sociaux se préoccupent de leur(s) enfant(s). Pendant que d’autres, les patrons et les actionnaires, font du ski ou se bronzent au soleil, à condition que l’obnubilation du fric n’ait pas trop détérioré leurs petites et mesquines cervelles, bien entendu.

     Malheureusement, la marche arrière n’est possible que mécaniquement, dans le domaine de l’automobile.

     Donc: quoi inventer pour s’évader de ce bourbier?

     Donc, donc, donc... ma mère est son four et mon père à son moulin, plus proche du moulin à prières que celui du meunier.

     Je suis debout face de mon far dans son boudoir. C’est-à-dire: face à la gueule enfariné qui a essayé de me reproduire en mieux, mais en vain vu son l’âge, lors de la deuxième partie de sa dernière sieste coupée d’un entracte soit de tout à l’heure.

     Et je lui dis:

     - Nå eller aldri. (Maintenant ou jamais en norvégien.) ...

    Lien permanent 0 commentaire
  • On nous observe! (31, à suivre)

    Imprimer

     On nous observe, Hank Vogel.jpgUn silence.

     J’adore ces moments où rien ne se passe ou presque. Mais où tout se prépare. Pour attaquer ou déguerpir. 

     La vérité, présumée réelle, fait parfois mal aux yeux. Ou au cul,  penserait Zita, mais le vieux singe est blindé jusqu’au trognon. Il fonce dans la foule comme les taureaux dans les rues de Pampelune. Et qui s’y frotte, risque fort de se faire encorner.

      - Tu ne te reposais pas, tu lisais, m’accuse mon père. Du porno, je suppose.

     - Exactement! j’ironise... Ou plutôt la pièce à conviction qui a foutu le bordel dans ton boudoir et ta vie privée.

     Et je lève triomphalement L’homme de Skardou.

     - Tu arrives à lire le titre ou il te faut une grosse loupe? je lui demande avec un sourire narquois. 

     - M... m...

     - Une bonne gomme t’aurait mieux protégé. Mais voilà! Celui qui est trop souvent râpe finit toujours par payer les conséquences de son avarice... A qui l’as-tu prêté, ce bréviaire? Et dans quel but?... 

     - Faut tout de même pas exagérer! Ce n’est qu’un triste récit, les balbutiements d’un explorateur à la dérive...

     - Ne change pas de conversation!... C’est qui DB?

     Il rougit. Cela me choque, c’est la première je le vois ainsi.

     - Une ex ou une maîtresse? je crie.

     - Mais de qui parlez-vous? miaule ma mère, tel une chatte effrayée, en se pointant brusquement.

     Mon paternel sursaute.

     - Tu m’as fait peur, reproche-il à sa épouse, gentiment... Tu sais bien que j’ai le cœur fragile...

     - Pardon, mon chéri...

     - Nous parlions de mes ex copines, j’explique aussitôt à ma maternel, pour brouiller les pistes.

     Car, en mon âme et conscience, je pense:

     Mieux vaut mentir en préservant ainsi la paix que de déclencher une guerre en divulguant des vérités pas encore vérifiées. Et puis les histoires extraconjugales ne regardent que les couples concernés.

     - Et de qui d’autre? nasille-t-elle.

     - Va vite te mettre des gouttes dans le nez! ordonne le vieux rusé à sa vieille. Je crois que tu as attrapé un rhume.

     Et je suis à deux doigts de pouffer...

    Lien permanent 0 commentaire
  • Regards (extraits, 13)

    Imprimer

     On nous observe, Hank Vogel.jpgLe système policier est toujours du côté des autorités, des bien installés forcément.

     Dès que vous dites haut et fort ce qui ne va dans votre société ou, pour être plus précis et par exemple, que vous criez sur tous les toits que votre président est un parfait incompétent, il et leurs flagorneurs, une certaine presse maladroite comprise, vous considèrent déjà comme un révolutionnaire qui divulgue des propos haineux.

     Ces braves gens confondent souvent liberté d'expression et violence verbale.

    ...

     Un gendarme qui traine tout seul dans la rue, c'est ni plus ni moins un individu comme vous et moi qui marche en pensant.

     Deux gendarmes qui patrouillent, c'est un couple de policiers qui partagent les mêmes idées donc qui ne pensent qu'à moitié.

     Trois gendarmes qui foncent dans une foule, c'est déjà une armée qui ne pense plus du tout.

    ...

     Certains hauts fonctionnaires se sucrent tellement la journée qu'ils se sentent obligés de passer des soirées salées.

    Lien permanent 0 commentaire
  • On nous observe! (30, à suivre)

    Imprimer

    On nous observe, Hank Vogel.jpg- Explicite! Implicite! Subjectif! Objectif! La vie a-t-elle un meilleur sens avec ces mots-là? 

     Pauvre psy perdue dans le labyrinthe de son savoir! 

     - Dans l’Himalaya, il n’y a rien de tout ça. Il n’y a que des montagnes. Avec leurs neiges éternelles. Qui cachent bien des secrets. Car Dieu n’écrit pas sur ce qui est blanc. Il préfère le bleu. Le bleu ciel. C’est dans le bleu du ciel qu’il écrit parfois. Quand ça lui prend. Et ça lui prend quand un illuminé regarde le ciel.

     - Soyez clair, corrige-t-elle. Comme si je n’avais pas compris.

     Tant mieux! On craint moins un ignorant. Paraît-il.

     - J’ai perdu ma plus belle perle en jouant aux billes, ça vous dit quelque chose? je demande à la psy.

     - Non, cela ne me dit rien, me répond-t-elle.

      Bien entendu! Dans cette société, on dit, on dit et rien m’a été dit. Car il ne faut pas seulement dire mais il faut aussi expliquer. Expliquer de A à Z. Tout expliquer. Même l’inexplicable.  On dirait que l’on a ça dans le sang. Que ça coule dans nos veines, jour et nuit. Constamment. Sans le moindre repos. La moindre pause. Ça coule comme l’Indus coule dans l’Himalaya. Séparant le Karakorum du toit du monde. 

     - J’ai perdu ma plus belle perle en jouant aux billes, je reviens à la charge. Si j’avais su j’aurais pu la garder. L’avoir entre mes mains. La regarder. L’admirer. La sentir... Mais voilà que je vous ai écouté et j’ai continué à jouer aux billes. Et à faire en sorte que tout parte en éclats. A cause de vous. Ou grâce à vous. Tout dépend où l’on se place... Oui, tout est parti en éclats et je suis parti. Loin de la folie. Loin de toute civilisation. Qui engendre bourreau sur bourreau.

     - Vous avez bien dit bourreau(x)? s’étonne la professionnelle de la psyché.

     Elle entend mal. Elle est devenu sourde. A l’époque, c’était moi qui entendais mal. Et qui croyais entendre des voix célestes. Mais ce n’était que des bruits venant de mon oreille interne. Un nuit, j’ai tout compris. En respirant profondément. En contemplant le plafond de ma chambre. Bêtement. Oui, j’ai tout compris parce que je me posais un tas de questions. Sur tout et sur rien. Comprendre! Mais c’était un autre comprendre. Comprendre n’est peut-être pas le mot. Mais cela n’a aucune importance. Les interrogations s’éteignent d’elles-mêmes. D’un seul coup. Subitement. Tel un flash. Un flash et tout est autre. On passe subitement de l’obscurité à la lumière. Brusquement. Le coeur se met à battre très fort.  Très très fort. Terriblement fort. Comme si... non...

     - Oui, bourreau(x). Ils sont nombreux sur cette terre. Sur cette planète qui tourne autour du soleil comme une folle pour maintenir un certain équilibre. Un équilibre enrichissant. Profitable à tout le monde. Mais les bourreaux, c’est tout le contraire. Ils stagnent. Dans l’obéissance la plus totale. La plus stérile. Au nom d’une vérité hypothétique, ils condamnent, ils empêchent, ils anéantissent...

     - Soyez plus concret, me conseille-t-elle.

     - Concret? Je ne comprends pas. Si... mais ce n’est pas évident...

     - Ou plus précis, me propose-t-elle.

     - Précis? C’est encore moins évident. Je viens d’un endroit qui échappe à toute règle. Proche du vide. Où l’éternité est à chaque seconde partie remise ou remise en question. Là-bas, j’ai appris à mourir. Mourir et renaître. Mourir sans cesse. Renaître sans cesse. Pas à tout. Presque à tout. Malheureusement. Si c’était à tout, je ne serais pas là maintenant. Avec une idée bien précise dans la tête. 

     - Laquelle?

     Je souris.

     Elle esquisse une grimace.

     - Non, rien au sujet de cette idée précise, pour l’instant. Ce serait trop facile. Absurde.  Tout tournerait autour d’elle.  Et votre victoire serait assurée.

     - Ah, victoire! s’exclame-t-elle et aussitôt, elle en prend note. Comme à l’époque où j’étais un petit fonctionnaire maltraité par de grands imbéciles chargés de décorations. Des fils à papa propulsés par la politique ou le copinage. 

     Elle prend des notes pour en faire quoi après? je m’interroge. Je croyais que les gens sains d’esprit avaient une bonne mémoire. Une mémoire d’éléphant. A moins que... elle a été conditionnée par la culture universitaire. Par cette  culture de la prise en notes. Où l’on ne note que ce l’on a compris. Et où l’on dessine bizarrement l’incompréhensible.  Ce qui est ennuyeux. Non? Oui? C’est ainsi que les choses se passent, d’après moi. L’homme singe l’homme pour s’approcher du singe. Pour vivre enfin heureux sur son arbre isolé. Mais cet enfin ne vient jamais. Car les singeries ne mènent pas au bonheur.  Comme la simplicité ne vient pas en simplifiant.

     - Le mot victoire ne vous a pas laissé de glace, je souligne à la psy... Il fait vibrer, n’est-ce pas? Ou trembler. Les êtres trop sensibles. Trop fragiles. Ceux qui préfèrent vivre loin des cités. Loin de ces hommes aux discours dominateurs. Qui ont le coeur bien dans leur poche. Bien sûr, vous me comprenez. Même fort bien. L’opposition serait un signe de méconnaissance de soi.

     Elles foncent le sourcils.

     - Je n’accuse personne, je temporise. Les gens se reconnaissent à travers les autres. Par leurs gestes. Par leurs mots. Et surtout grâce à une insulte. Ou à une accusation. Implicite ou explicite, comme vous dites si bien. Si souvent... Malheureusement, ils refusent d’admettre. Admettre! Et ils finissent par venir vous voir.  Pour vous cracher  tout ce qu’ils ont mal digéré. Ils vomissent, vomissent et vous trillez, trillez. Dans quel but? Pour leur suggérer d’avaler à nouveau une bonne partie de ce qu’ils ont craché. Telle une mère qui force son enfant à gober la purée d’épinards. A coup de cuillère. A coup de sourire. A coup de chanson. A coup de promesse. A coup de ceci ou de cela.  Car...

     Soudain, mon père entre dans ma chambre sans frapper et me gueule dessus:

     - Pourquoi ma bibliothèque est en état de choc?

     Illico presto, je baisse mon bouquin afin qu’il ne puisse pas le reconnaître.

     - État de choc? dis-je en ricanant.  Confondre les êtres et le choses, c’est le sommet du matérialisme...

     - Je voulais...

     - J’ai l’impression que les vacances ne te conviennent pas...

     - Désolé, vraiment désolé...

     - De quoi?

     - Nous avions l’intention... mais l’hôpital...

     - Laisse tomber! Zita a fait le travail à votre place.

     - Zita? C’est qui?

     - Mais c’est notre concierge, bon sang!

     - C’est vrai, c’est vrai... mais où donc ai-je la tête?

     Un silence...

    Lien permanent 1 commentaire
  • Regards (extraits, 12)

    Imprimer

     Regards Hank Vogel.jpgHier (mais pas avant-hier), l'esclavage était autorisé et l'homosexualité condamnable ou très mal vue. Aujourd'hui, c'est l'inverse.

     La liberté d'expression a-t-elle encore un avenir devant elle?

     ...

     De nos jours, la liberté de penser est la seule liberté qui permet à quiconque de dormir sur ses deux oreilles.

     Toutes les autres sont si chargées de limites, de barrières que seul les juges et les avocats peuvent en tirer profit.

     ...

     Quand un moralisateur ne sait plus sur quel pied danser, il adhère à un parti politique ou il change tout simplement de parti.

    Lien permanent 0 commentaire
  • Regards (extraits, 11)

    Imprimer

     Regards Hank Vogel.jpgGrâce à mes dix années passées au sommet d'un école, bien que privée, je peux vous garantir sans vergogne qu'il y a autant de salauds parmi les enseignants que chez les étudiants. Soit par vengeance soit par vice.

     Les premiers sont à blâmer, vue qu'ils pataugent toujours dans la boue. Les seconds à plaindre, vue qu'ils ne savent pas où ils mettent les pieds.

    ...

     Le métier d'enseignant est probablement le plus beau métier du monde. A condition qu'il soit pratiqué avec beaucoup de complaisance voir de charité.

     Face à des êtres plus proches des anges que des démons, bien entendu.

    ....

    Demander à un président de gouverner à merveille son pays, c'est comme demander à  un coq de faire en sorte que son poulailler soit un havre de paix. Les poules ne cessent jamais de glousser.

     La nuit, peut-être? Mais la nuit tout le monde dort! Sauf ceux qui préparent une révolution.

    Lien permanent 0 commentaire
  • On nous observe! (29, à suivre)

    Imprimer

     On nous observe, Hank Vogel.jpgMaman propose mais l’enfant rebelle n’en fait qu’à sa tête! 

     Qu’à moitié à vrai dire, je raisonne, juste pour garder bonne conscience. Un petit cadeau pour elle. Telle une mince tranche de mon gâteau préféré.

     Papa recevra sa part plus tard, certainement.

     Ainsi, je dégaine L’homme de Skardou de la poche revolver de mon jeans, je l’ouvre à la dernière page cornée, je plonge sur mon lit et je me  laisse séduire à nouveau par les phrases de son auteur:

     Je m’installe. Elle s’installe. Elle, derrière son bureau. Moi, face à lui. Face à elle. Comme il y a si longtemps. De nombreuses années. De trop nombreuses années pour elle. Car son temps n’est pas le mien. Le mien s’est arrêté à un moment donné. Un jour quand j’étais dans l’Himalaya. A Skardou. Elle, elle n’a jamais connu ça. Ni l’Himalaya, ni le temps qui s’arrête. Forcément, elle n’a jamais quitté son cabinet de psychiatre. Elle ne l’a quitté que pour prendre des vacances. Et encore! Elle l’emportait et l’emporte toujours avec elle sans doute. Dans sa tête. Avec toutes ses notes. Et toutes ses fausses notes.

     - Voilà, je vous écoute, me dit-elle.

     Tic, tac, tic, tac... Le temps compte ici. Pas là-bas. Le temps, c’est de l’argent. Pas là-bas. Là-bas seules les vieilles pierres comptent. Celles qui se brisent. Celles qui se séparent d’un rocher. Ou du sommet d’une montagne... La pierre tue là-bas. Et ça laisse des traces. Dans le cœur des hommes. Surtout dans celui des femmes. De nombreuses mères souffrent là-bas. A cause de ça. A cause d’une pierre... Ça, ça compte dans la vie d’un homme. Pas le temps que l’on facture sans vergogne.

     - Je vous écoute, répète-t-elle.

     Forcément. J’étais ailleurs. C’est grave? Non, mais c’est important. Oui, c’est vrai, c’est important.

     - Je vous écoute, dit-elle pour la troisième fois.

     - C’est difficile à expliquer. Comme à faire. Surtout quand c’est pour la première fois. Ou plus exactement: ça sera la première fois que... non, c’est encore trop tôt...

     - Soyez plus explicite, me dit-elle.

     Voici le mot que j’attendais!...

    Lien permanent 0 commentaire
  • Regards (extraits, 10)

    Imprimer

     Regards Hank Vogel.jpgCelui qui a soif de vérité trouve toujours quelqu'un de plus assoiffé que lui, prêt à le saouler.

     Donc: boire en Suisse est sans doute le meilleur moyen pour garder au chaud ses propres illusions.

    ...

     L'ancien et pauvre roi d'Espagne ne pense qu'à sauver ses misérables économies, cadeaux de son peuple bien aimé. Le petit Nicolas espère que Saint Nicolas et/ou le Père Noël fassent disparaître l'ombre de son bracelet électronique, croyant que les Français ont la mémoire courte ou guillotinée à jamais. Et les Chinois chinoisent toujours, à se demander quel autre poison ont-ils jeté dans le ciel de Taïwan... 

     L'actualité: farce-attrape au quotidien?

    Lien permanent 0 commentaire
  • Regards (extraits, 9)

    Imprimer

     Regards Hank Vogel.jpgAssurances maladies: réduction de 0,3 %.

    L' Abbé défroqué de la santé prend vraiment le peuple suisse pour une tribu de singes!

    Et voilà que la presse partisane en fait tout un tas de tartines au beurre de cacahuète.

    ...

     Dès que l'on se trouve au somment de la pyramide, il est plus facile de s'envoler que de redescendre sans faire rire les copains.

     Ce qui explique pourquoi les politiciens, de gauche comme de droite, après avoir reçu une belle promotion, réclament souvent des bakchichs. 

    Lien permanent 1 commentaire
  • Regards (extraits, 8)

    Imprimer

    Regards Hank Vogel.jpg Le mariage pour tous!

     Les gens changent, les sociétés se transforment. Grâce aux votes entre autres...  Et certains s'en prennent toujours plein la gueule.

     Mais rien n'est à jamais perdu pour eux! Car la morale est plus proche de l'accordéon que des trompètes de Jéricho.

     Moralité: la morale n'a aucune morale.

    ...

     Bien sûr que je crois à la réincarnation!

     Un seule vie ne suffit pas pour épouser toutes celles qui ont fortement vibré en moi, ne serait-ce que quelques secondes.

    ...

     Trop de mariages c'est comme trop d'informations, on finit par ne plus croire en rien.

    Lien permanent 0 commentaire
  • On nous observe! (28, à suivre)

    Imprimer

     On nous observe, Hank Vogel.jpgDans les escaliers, un peu gêné, je dis à Zita:

     - Ce n’est de ma faute si le chauffeur de taxi à la con n’a pas voulu accepter ma carte de crédit...

     - Tu n’as pas besoin de te justifier ni d’être vulgaire d’ailleurs, grogne-t-elle.

     - Je te rembourserai, c’est sûr.

     - J’y compte bien... mais autrement.

     - C’est-à-dire?

     - A toi de voir!

     - Comment? 

     - Pour une fois dans ta vie, sois inventif au plus haut degré. Trouve quelque chose à ne pas faire chier la caque, dirait un Jurassien du même calibre que toi... Cherche mais cherche bien, camarade!

     Elle rentre chez elle, moi chez moi. Elle: souriante et décontractée. Moi: la gueule de travers et la tête chargée d’un tas d’histoires à devoir raconter et inventer.

     Hier, dans mon ma triste jeunesse, certains de mes maîtres d’école et professeurs de  collège cherchaient à me faire la morale ou à me saper le moral en me répétant comme des perroquets les proverbes suivant:

     Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

     Et:

     Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

     Aujourd’hui, c’est donc à moi de rendre la monnaie à ces bourges qui ont soutenu ces bourriques de première classe. Comme penserait ma concierge bien aimée!

     Alors, en franchissant le seuil du salon, je déclare haut et fort à mes parents avachis dans leur canapé convertible made in Ikea, réservé pour des amis qui ne viendront jamais: 

     - Il n’est pire bourgeois que celui qui refuse de le reconnaître. Ainsi, j’ai décidé de m’embourgeoiser davantage, je vais me marier.

     Aussitôt, mes créateurs se lèvent d’un bond, telles deux marionnettes mal ficelées ou plutôt tirées par des ficelles embrouillées, et mon père me demande d’un air fort étonné et inquiet:

     - Avec un homme ou avec une femme?

     - Bravo, Papa! Ta réaction, ton attitude est digne d’un homme du vingt-et-unième siècle.

     - Mâle ou femelle?

     - Je choisirai un mec seulement après mon troisième divorce.

     - Dieu soit loué!... C’est qui?

     - Surprise! Je ne la connais pas encore... pas encore trop bien. Mais elle si!...

     - Ce qui veut dire aussi que tu as trouvé un boulot, n’est-ce pas?

     - Là, c’est flop, huée ou sifflet, mon cher père! Ton attitude n’est plus digne d’un homme du vingt-et-unième siècle. Retour au temps des patrons et des esclaves!

     - A quoi joues-tu fiston?

     Pour calmer le jeu, avant qu’il ne parte en éclats, ma mère s’approche de moi, m’embrasse sur le front et me dit:

     - Va te reposer dans ton chambre, mon chéri, tu sembles si fatigué. Nous parlerons de tout ça plus tard. Après la sieste. D’accord?

     - O.K.

     Et j’ajoute sourdement, en m’éloignant d’elle:

     - Tu as raison ma bernardine, ton despote de pape m’épuise.

     Ainsi que:

     Mieux vaut tout rendre en dérision que d’en faire tout un fromage pour trois fois rien, pimente ma cervelle... 

    Lien permanent 0 commentaire
  • Regards (extraits, 7)

    Imprimer

     Regards Hank Vogel.jpgLes Français ont beaucoup de chance. Pour vivre heureux et plus ou moins en bonne santé, ils ont la montagne, la mer, l'océan, les îles, les bons fromages, les excellents vins et une république qui adore le tango.

     Quant aux Suisses, ils ont probablement moins de chance que leurs voisins. Pour vivre heureux et plus ou moins en bonne santé, ils doivent se contenter de la montagne, des lacs, des délicieux chocolats, des montres précises et d'une démocratie qui stagne à droite.

    ...

     Je préfère un roi (tel le roi de Norvège, par exemple) qui va tous les jours à la pêche qu'un président qui pèche toutes les semaines.

    Lien permanent 8 commentaires
  • Regards (extraits, 6)

    Imprimer

     Après le mariage pour tous, quand voterons-nous pour le mariage multiple ou le vrai mariage pour tous? Et ce afin d'assurer en toute égalité une libido parfaite et transparente à tous les habitants mûrs de la terre. C'est-à-dire: au même titre que les monogames, les adeptes de la bigamie, de la polygamie et de la polyandrie.

     Voici la liste des pays où l'on pratique déjà la polygamie:

     Afghanistan, Algérie, Bahreïn, Bangladesh, Bénin, Birmanie, Burkina Faso, Cameroun, République Centrafricaine, Comores, Congo, Djibouti, Égypte, Émirats Arabes Unis, Gabon, Gambie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Jordanie, Koweït, Liban, Liberia, Libye, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Nigeria, Oman, Ouganda, Pakistan, Qatar, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Syrie, Tanzanie, Tchad, Tunisie (jusqu'en 1957), Togo, Yémen, Zaïre et Zambie.

     Et voici celle des pays où l'on pratique déjà la polyandrie, parfois d'une façon surprenante:

     Chine (tribu des Moso), Népal (tribu des Tre-Bas), Paraguay (tribu Arche), République Démocratique du Congo (tribu des Bashilélé) et Venezuela (tribu des Bari).  En somme, que dans ces tribus!

     Quelle  mauvaise surprise! crierait une féministe pure et dure.

     Mais!

     Ce qui m'oblige à croire aussi que l'égalité entre les hommes et les femmes bat tous les records de médiocrité dans le monde.

    800px-Mosuo_woman_near_Lugu_Lake.jpg

    Femme Moso (pour plus d'infos, cliquez sur la photo)

    Lien permanent 0 commentaire
  • Regards (extraits, 5)

    Imprimer

     Regards Hank Vogel.jpgTous les jours ou presque, je suis un autre homme mais qui se comporte toujours comme un singe. L'inverse me conviendrait peut-être mieux.

    ...

     Nous adorons tous donner des leçons de morales mais nous détestons en recevoir.

     Avons-nous lu trop de livres saints croyant qu'ils étaient tous vraiment sains?

    ...

     Une petite fessée évoque chez moi une remontrance, non physique forcément, que l'on adresse à un enfant maladroit ou impoli, malgré lui souvent.

    Par contre, la fessée toute nue, permettez-moi cette expression, m'évoque le viol et une grande lâcheté.

    La fessée, comme la lapidation, est un crime que seul un esprit dérangé est capable de commettre...

    Lien permanent 0 commentaire
  • Regards (extraits, 4)

    Imprimer

     Regards Hank Vogel.jpgNous sommes tous un étranger, voire un extraterrestre, pour quelqu'un.

     Il n'y a pas si longtemps, un fillette russe, m'entendant parler en français, demanda à ma chère épouse de quelle planète je venais. Cela m'a énormément fait sourire.

    ...

     Hier, en Égypte, je parlais l'italien avec ma mère, le français avec mon père et l'arabe avec ma petite copine, la fille du portier, ainsi qu'avec les femmes de ménage. Et, souvent, je jonglais maladroitement d'une langue à l'autre.

     Aujourd'hui, en Russie, je parle sereinement le français avec ma tendre épouse mais très confusément le russe avec ma belle-famille et les gens de la rue.

     Demain, dans l'Au-delà, parlerai-je parfaitement la langue des esprits et ce sans devoir me demander chaque fois à quel démon je m'adresse?

    ...

     A méditer:

     Quand les dictateurs en herbe et les apprentis sorciers jouent ensemble à saute-mouton, tout va de travers dans les pays dits démocratiques à l'ère du numérique.

    Lien permanent 10 commentaires