Soyons Net - Page 3

  • L'espionne et moi (15, à suivre)

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     L'espionne et moi Hank Vogel.jpg- Je serais curieux de connaître celui qui paie tout ça.

     Elle rigole.

     Je réitère ma phrase en y ajoutant:

     - Sûrement, un pigeon de première classe.

     Elle ne me répond pas. 

     Son esprit est ailleurs ou elle préfère se taire afin que je ne soupçonne personne, me dis-je. Un élu local ou un ami très proche... Tout est possible dans la vie, la réalité comme dans l’imaginaire. L’un est forcément le fruit de l’autre mais on ne sais jamais lequel des deux a germé le premier.

     Elle virevolte telle ballerine du Bolchoï, fonce sur le frigo mini bar, l’ouvre violemment, y retire une gourde métallique, dévisse le bouchon, boit une gorgée, rote et rerote comme si je n’existais pas. 

     Elle referme délicatement le réfrigérateur, se retourne vers moi, revirevolte puis m’explique d’un ton fébrile quasi pleurnichard:

     - Sans lui, je serais totalement pétrifiée... Devine ce qu’il y a à l’intérieur de récipient magique et je te dévoilerai tous mes secrets. Des plus excitants au plus inquiétants...

     - Du Monbazillac, je crie de joie, plus convaincu que jamais.

     Elle tombe sur le cul. 

     Une fois n’est pas coutume, je suppose, la figurant dans d’autres délires.

     - Comment tu as fait? me demande-t-elle toute renversée. C’est le hasard ou l’odeur, ce qui prouve que tu as un odorat de chien?...

     - Ni l’un ni l’autre?

     - C’est quoi alors?

     - C’est le souvenir.

     - Quel souvenir?

     Elle s’approche de moi et elle s’assied sur mes genoux.

     - Quel souvenir? répète-t-elle.

     - Zut! Quelqu’un d’autre vient tout juste à l’instant de l’effacer de mon tabloïde cérébral, je divague, par exprès.

     - Alors prend ce breuvage, m’ordonne-t-elle en me collant le goulot aux lèvres.

     J’avale une lampée et je grimace aussitôt.

     Elle éclate de rire...

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  • Charte de la neutralité helvétique

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     Charte de la neutralité helvétique, Hank Vogel.pngCeci n'est qu'une ébauche (à inscrire dans la Constitution):

     Nous, ressortissants et ressortissantes suisses, de Suisse et de l’étranger, avons décidé démocratiquement en la date du... à être des citoyens totalement neutres et libres de tout jugement et toute décision à part entière.

     De ce fait, nous ne participerons jamais militairement à aucun conflit armé quel qu’il soit mais nous nous laissons le droit de sanctionner économiquement et sévèrement tout état qui agresse belliqueusement  un autre et de venir en aide envers l’agressé selon ses besoins et ses demandes dans la mesure de nos moyens.

     Besoins: à définir!

      Il est temps que le monde sache une fois pour toutes ce que nous sommes en réalité, nous les Suisses et les Suissesses!

     PS: Tout citoyen est un politicien qui s'ignore. Il suffit qu'on l'encourage pour qu'il vise déjà le sommet de l'état.

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  • L'espionne et moi (14, à suivre)

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      L'espionne et moi Hank Vogel.jpgEt nous pénétrons dans ce relais fabuleux.   

     - Quelle profusion de beaux objets et de meubles élégants! me dis-je ex abrupto. Le luxe attire les riches, le dénuement les sages. Mais faut-il encore arriver à leurs chevilles, des uns comme des autres.

     Petits sourires par-ci, discrets clins d’œil par-là. Pas un signe d’appel ni la moindre approche d’un membre du personnel hôtelier. 

     Tout cela me laisse à croire que Louise est une cliente voir une pensionnaire de vieille date, de ce refuge prestigieux, et qu’elle m’a engagé d’office pour un étrange voyage sans fin.

     Le trajet de cette pénétration, permettez-moi cette expression, me paraît interminable et surréaliste, sans doute par manque d’habitude.

     Nous débarquons finalement dans son appartement royal.

     Je m’effondre dans un fauteuil et je lâche en admirant le plafond:

     - Je serai curieux de connaître celui qui paie tout ça.

     Elle rigole.

     Je réitère ma phrase en y ajoutant:

     - Sûrement, un pigeon de première classe...

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  • L'espionne et moi (13, à suivre)

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    L'espionne et moi Hank Vogel.jpg

     Après quelques zigzags ultra rapides et épuisants, vu mon âge, à travers les Rues-Basses, nous voici au point de départ, plus ou moins. C’est-à-dire: là où nous nous sommes rencontrés, plus ou moins. C’est-à-dire: devant l’entrée de Hôtel de la Cigogne qui se trouve à la place de Longemalle qui se trouve également dans les Rues-Basses.

     - La redondance décompresse quand on est stressé, dirait ma concierge Béta qui est accro aux théories psycholinguistiques.

     - Ouf! Ça m’a rappelé la scène d’un film à la con, je râle tout essoufflé. C’est fou comme elle fonctionne, cette salope! 

     - Qui... quoi? s’alarme Louise, qui semble avoir une boule dans la gorge.

     - Notre mémoire, sapristi!... T’as soif?

     - Non, j’ai... j’avais... ce n’est rien...

     - Tant mieux!

     - Quel film?

     - La fuite infernale.

     - Connais pas.

     - Le contraire m’aurait pourtant fortement  rassuré, en quelque sorte.

     - Désolée mais c’est trop subtil pour moi.

     - Alors à quoi joue-t-on maintenant et ici?

     - On s’apprête à entrer calmement et dignement dans ce cinq étoiles où j’ai réservé une suite.

     - C’est une blague? je lui demande tout ahuri.

     - Comme d’hab, me répond-t-elle en souriant et me tirant pas la main...

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  • L'espionne et moi (12, à suivre)

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     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgIl y a des villes, où les habitants ne se gênent pas pour balancier presque tout par les fenêtres et des villes, où ils n’osent pas jeter quoi que ce soit. Même pas un coup d’œil, comme à Genève.

     En sortant du tea-room, mon regard se fige spontanément sur la façade de l’immeuble d’en face et, après avoir cogité trois secondes dans le vide, je m’interroge à haute voix:

     - De quoi ont-ils peur, ces calvinistes par procuration? Il n’y a jamais personne sur les balcons... Des émissions de CO2?

     Louise me prend par le bras, nous déambulons, tel un vieux couple soudé pour l’éternité, et elle m’explique:

     - Les Genevois et les Genevoises n’ont la trouille ni de celles-ci ni de celles de la coke qui fait légion dans la cité. Ils et elles protègent tout simplement leur cachette. Car la Rome protestante est devenue un grand nid d’espions. Il est bourré d’agents secrets de toute espèce. Des vrais et des faux.

     - Quelle différence?

     - Les faux épient et mouchardent par jalousie, rage ou zèle civique pour le compte de la police et pour des clous. Les vrais, eux, espionnent, c’est tout comme, pour le compte de certaines multinationales, de certains organismes d’état ou privés ou leur propre pays qui ne se trouve jamais dans une situation certaine mais pour des liasses de billets de mille à la place des clous. Ou, dans les pires circonstances, des lingots d’or. 

     Le mot or fait aussitôt tilt dans ma cervelle. 

     Brusquement, je m’arrête de marcher et je me détache violemment de ma chère amie retrouvée.

     Ma réaction la laisse pantoise.

     - Non, merci! je crie... Te suivre serait contraire à tous mes principes...

     - Parle normalement! me supplie-t-elle... Ou chuchote si tu as l’intention de... Chut! On nous écoute, j’entends de la friture dans mes oreilles...

     - Vraiment? 

     - Filons vite d’ici!...

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  • L'espionne et moi (11, à suivre)

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     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgSes yeux se mettent de nouveau à clignoter, telle la fameuse figurine du plus fantasmagorique de mes souvenirs hollandais. Et ce pour un laps de temps, forcément.

     Puis, le regard restandardisé, cette inclassable rencontre, qui m’offrit aux heures creuses de ma crise de la  cinquantaine, et à plusieurs reprises, son fromage préféré et sa poire sans pépin en guise d’amitié, me propose:

     - Suis-moi et tu auras des couilles en or jusqu’à la fin de tes jours. Oserais-tu?

     Du coup, ma caméra, que j’ai coincée entre mes cuisses en entrant dans ce salon de thé très bourges, après m’être bien installé bien entendu, tombe par terre.

     - C’était quoi ce bruit sourd? s’inquiète-t-elle presque aussitôt. 

     - Rien qui puisse nuire à notre santé, j’ironise pour la rassurer. Ma panasonic a préféré la fraîcheur agréable du carrelage que la chaleur étouffante de mon entrejambe.

     - Alors, tu as attends quoi pour la ramasser? s’insurge-t-elle.

     - Que vous me le permettiez, Madame la Marquise! je temporise, je plaisante.

     - A quoi tu joues Raoul?

     - Je ne joue nullement mais je ne souhaite guère passer pour quelqu’un qui a fait exprès dans le but de plonger sous la table afin de découvrir enfin l’origine du monde.

     - Je ne te suis pas.

     - Tu connais le peintre Gustave Courbet?

     - Aucun artiste n’a jamais adhéré à ma communauté ou clientèle... 

     - Aucun Africain ni Arabe non plus, n’est-ce pas?

     - C’était jadis.

     - Et maintenant?

     - Je ne suis plus une proie pour eux. Pas assez fraîche...

     - En somme, tu es toujours raciste.

     - Pas du tout... Je ne supporte pas leur brutalité lors des rapports sexuels. Tout sauf ça. C’est personnel. Et j’y tiens, bordel!... J’imagine, beaucoup d’anti-racistes me voient déjà attachée à un poteau d’exécution. Qu’importe! Revenons à ton cher ami.

     - Si seulement!

     - Qu’a-t-il peint de si spectaculaire?

     - La même chatte noire que je risque de découvrir en récupérant mon caméscope.

     Elle sourit et me dit d’air espiègle:

     - Récupère, récupère ton outil de voyeur professionnel! Mais ne le branche surtout pas. Même cassé. Car, d’après un sondage, je ferais partie des quarante-deux pour cent des bonnes femmes qui ne portent jamais de culotte... O.K.?

     - O.K.

     Je m’exécute, plus ou moins, je paye nos consommations et nos quittons l’établissement...

    800px-L_Origine_du_Monde-Courbet-Orsay-cadre.jpg

    L'Origine du monde de Gustave Courbet au Musée d'Orsay

    (pour plus d'info... cliquez sur le tableau)

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  • L'espionne et moi (10, à suivre)

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     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgUn regard tendre se dessine sur son visage, inhabituel de sa part.

     - Alors pourquoi tu ne m’as pas demandée en mariage? m’interroge-t-elle.

     J’hésite un bref instant puis je lui réponds:

     - Parce que je n’avais pas encore fait le deuil de mon divorce.

     - Le fait-on vraiment un jour?... Ou plutôt parce que je n’étais qu’une putain?

     - Tu étais plus que ça... Tu étais différente des autres.

     - Desquelles? Des bonnes à marier ou des bonnes qu’à baiser?

     - Des autres femmes, en général. 

     - Et maintenant?

     - Et maintenant quoi?

     - Nous pourrions envisager de... de...

     - Impossible, je ne suis pas libre.

     - Tu as trouvé la perles rare?

     - Exactement.

     - Dommage.

     - En effet.

     - Tu regrettes?

     - Pas du tout, au contraire... C’est que... nous nous étions rencontrés à un mauvais moment et à un mauvais endroit.

     - C’était mon lieu de travail. Là je t’ai racolé... Tu regrettes?

     - Tu regrettes, tu regrettes! Cesse d’imaginer la queue du diable un peu partout! Surtout là où la mienne était plutôt aux anges.

     - Ce qui signifie, grivois de Genevois?

     - Vaudois depuis quelques mois...

     - C’est kif kif abricot! 

     - Bourricot! On dit bourricot et non...

     - Je sais, je sais! Désolée, un Valaisan m’a traversé l’esprit... Continue...

     - Grâce à toi, j’ai appris à aimer l’autre pour ce qu’il est. Sans condition. Sans préjugé... C’était une vraie victoire sur moi-même. Une sorte de libération après la mise à mort de tous mes a priori.

     - J’ai de la peine à te croire.

     - Je n’y t’oblige pas.

     Aussitôt ses yeux se mettent à clignoter telle la plus juteuse des figurines d’un orgue de barbarie en plein délire puis elle dit:

     - Tu devrais t’inscrire à un parti politique. Afin de mieux clamer tes vérités.

     Je hausse les épaules et lui explique:

     - J’ai déjà commis cette erreur. Et... et...

     - Et?

     - A gauche comme à droite, toute vérité n’est pas bonne à dire. Car chacun tire la couverture de son côté. La camaraderie tant rêvée, on ne la retrouve qu’au bistrot. Après un coup dans le nez, lors une conversation sans queue ni tête. Mais... mais...

     - Mais?

     - Dès que tu t’apprêtes à grimper en direction du sommet du baobab, un singe pareil à toi te tire illico presto par la queue.

     - Queue, queue, queue! Tu n’as pas une autre gourmandise à offrir à tes démons?

     Elle n’est pas conne la conne, me dis-je, tout surpris. Elle mérite bien sa couronne, la grue. 

     Elle glousse un bref instant puis elle me crache:

     - A chacun son tour son venin.

     - Sa... ta vengeance, je rétorque. Tu es Ève et non pas le serpent...

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  • L'espionne et moi (9, à suivre)

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    L'espionne et moi Hank Vogel.jpg  Je joins les mains, comme pour supplier une maîtresse déçue, et lui dis:

     - Pour l’amour du ciel, chère Louise, sache que le vieillissement n’a aucun pouvoir de dégradation sur une âme généreuse. On naît altruiste ou égoïste. Courtois ou discourtois. Donateur ou accro au fric. Zèbre ou lion. Et mes zébrures ont toujours la même teinte. Je n’ai donc pas changé. Ni mes idées concernant la femme d’ailleurs...

     - C...

     - Attends! Qu’elle soit bourge, nonne, lesbienne, pute ou je ne sais pas quoi encore, elle ne doit rendre des comptes qu’à elle-même. Son corps lui appartient, entièrement, et ne peut être la propriété de quelqu’un d’autre. Et elle est libre d’en faire ce qu’elle veut. Même des choux ou des pâtés. Sans être obligée de demander la permission au père, au fils ou au saint-esprit. Alors que tous les juges conservateurs de la terre aillent se faire voir par les Grecs... Capiche?...

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  • L'espionne et moi (8, à suivre)

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     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgLouise alias Carmen se frotte le nez puis elle me dit:

     - Les mecs et les nanas n’ont pas la même notion de la violence, ni de la douleur d’ailleurs. Ils, ils ne tardent jamais à péter les plombs, par contre elles, elles traînent souvent des pieds avant de s’affoler. Surtout après un viol. Qu’en penses-tu? 

     - ...

     - Tu n’est pas de mon avis?... Non?... Ah, je vois! Tu es beaucoup plus macho que je le pensais.

     Je me gratte la tête et, étonné de son jugement qui est aux antipodes de mon autocritique, je lui demande:

     - Où veux-tu en venir?... Tu attends quoi,  que la mousse de ton cappuccino se transforme en beurre?

     - Tu as le chic pour détourner la conversation, réagit-elle en souriant... Ma parole! Il se souvient que je ne le bois jamais chaud. Quelle mémoire, tu as...

     - Ce n’est pas pour rien qu’en Inde, les Tamouls m’appelaient Ganesh... mais revenons là où la chatte a délibérément oublié d’enterrer sa crotte.

     - Encore une de tes expressions?

     - Avec et sans l’adverbe.

     - Pourquoi tu as parlé de forcing?

     - Forcing? Quel forcing? 

     - Avec ces futures mamans anti-mâles.

     - Je me suis peut-être mal exprimé.

     - Alors corrige ton tir!

     - Se faire supplier de donner son sperme c’est à la fois gratifiant et humiliant.

     - Précise!

     - C’est... c’est... c’est...

     - Tu bandes encore?

     - Déconne pas!

     - C’est comme quoi, bordel?

     - C’est comme servir l’humanité sans amour. Sans prendre part au plaisir de la chair. Juste pour satisfaire le désir d’un couple non-hétérosexuel...

     - Où est le problème? Je couche bien avec les hommes pour du flic. Est-ce que je me plains moi?... Tu as reçu de l’argent pour ça?...

    L'espionne et moi Hank Vogel*.jpg

    Yahya Asfour alias Ganesh alias... en Inde

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  • Tell une hirondelle sans nid (22, fin)

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     Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpgLe 7 avril, j’ai déclaré (mais avec d’autres termes et plus vulgairement):

     A cause de Monsieur Cassis, Président de la Confédération helvétique, et ses collègues, les Conseillers fédéraux, j’ai la tête au fond de l’eau.

     Aujourd’hui, je corrige cette déclaration en y ajoutant la locution grâce à. Justifiant ainsi le sens moral et philosophique de cet idiotisme, qui est mien: à cause et grâce à. Ou  grâce et à cause de

     Cela résulte probablement de l’éducation que j’ai reçue de mon père, qui me répétait souvent:

     - Non tutto il mal vien per nuocere.

     Et parfois en français:

     - Le mal ne vient pas toujours pour nuire.

     Tout cela pour vous affirmer:

     Certes, ils, Cassis et ses Myrtilles, ont failli me noyer mais la Mère Helvétie, avec ses nombreuses bouées bien solides, m’a sauvé de la noyade. Et l’hirondelle, qui plane dans mes sphères, a pu construire son nid.

     Mais ils ont également pris conscience que la neutralisé helvétique, infligée par Napoléon, dictateur par excellence, était une erreur historique. A moitié ou entre la poire et le fromage, malheureusement!

     Car, fabriquer des armes de guerre à outrance et refuser de les donner ou de les vendre en cash ou à crédit à un pays agressé et en péril, au nom de la neutralité, c’est soutenir son agresseur.

     Toute thèse mérite une contre-thèse. A condition qu’elle ne soit pas une foutaise.  C’est ainsi qu’avancent nos institutions. Vers la démocratie parfaite, dernier obstacle avant le paradis sur terre.

     C’est pareil pour tout le reste. L’avenir nous attend toujours les bras grands ouverts. A nous de pas baisser les nôtres.

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  • Tell une hirondelle sans nid (21, à suivre)

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     Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpgA la page 45 de ce petit roman semi-autobiographique, il est mentionné:

     Plongée intégrale dans les écrits d’une tentative d'un essai précédent, supprimés de mon blogue par crainte d’une condamnation arbitraire (j’y reviendrai).

     Soit: La troisième guerre mondiale (?)

     J’y reviens donc!

     Un soir, après avoir rédigé quelques phrases sur mon cybercarnet, j’appelle mon fils aux USA avec l’application FaceTime pour prendre de ses nouvelles.

     - Salut! Ça va?

     - Ça va et toi?  

     Tout roule sur des roulettes. Nous parlons de tout et de rien quand subitement, j’entends le grésillement d’un micro et une voix qui bafouille trois mots, dans une langue méconnaissable forcément.

     - Que se passe-t-il? me demande Greg, tout étonné. Tu regardes un film en même temps?

     - Pas du tout! je lui réponds, un tantinet inquiet.

     - C’est quoi alors?

     - C’est peut-être un novice du FSB qui vient de faire une boulette,  je lui explique en plaisantant, pour dissimuler sans doute ma petite angoisse.

     - Va savoir!...

      Et la nuit, dans un rêve, je croise à l’angle d’une ruelle sombre et déserte un bagnard qui porte une pancarte sur laquelle il est indiqué:

     Même la ponctuation est un poison. Seul l’effacement est une antidote.

     L’individu me toise puis il me dit:

     - Le dictateur adore les condamnations arbitraires, c’est sa série préférée. 

     Le lendemain au réveil, angoissé comme jamais, je saute du lit. Illico presto, je cours vers mon ordinateur, l’allume et j’efface de mon blogue tout ce qui touche de près et de loin le Concierge du Kremlin alias le Tzar voyou alias la Frappe de Saint-Pète...

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  • Tell une hirondelle sans nid (20, à suivre)

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     Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpgAprès quatre-vingt-quatre jours d’attente, où l’espoir et la méfiance ne cessaient de jouer au ping-pong, à l’aube de l’anniversaire de ma belle-fille Jeannie, vu qu’elle se trouve en Floride avec son beau Greg, qui n’est autre que mon cher fiston, je reçois une réponse positive à ma fameuse demande.

     Enfin, je peux dormir sur mes deux oreilles, me dis-je en lisant la missive. Que Dieu bénisse l’État de Vaud!

     Et aussitôt, cette chimère qui me pousse souvent à foutre le camp pour aller nulle part, née au pire moment de mes inquiétudes, s’éteint à jamais.

     Mais... mais... mais... 

     Pour que mes applaudissements, silencieux, prennent plus d’ampleur, ou le contraire, une voix céleste me chuchote à l’oreille:

     - Ton grand-père Charles et ton petit-fils Steven sont nés à Lausanne. Ta petite-fille à Morges. Ton fils Gregory a étudié à l’EPFL où il fut assistant durant plusieurs  années et a obtenu le titre de Docteur ès-sciences. Malheureusement, il bosse actuellement aux États-Unis où le peuple semble être à la merci de neuf juges d'une étrange cours dite suprême qui ont presque tous des mains crochues. Bizarre pour une démocratie, non? Quant à ta fille Cynthia, psychologue diplômée de l’Uni de Genève, travaille pour divers EMS vaudois. Elle habite, avec son mec et ses  enfants, à Préverenges. Et ton grand et vieux frère Freddy, spécialiste de la betterave sucrière, de la pomme de terre et de la vigne entre autres, qui fut le professeur du sieur Guy Parmelin, à Pully. Certains d’entre eux ont largement contribué à la richesse tous azimuts de cette région au bord du lac Léman. Alors, mon petit terrien, ne te considère pas comme un intrus sur une terre étrangère.

       

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  • Tell une hirondelle sans nid (19, à suivre)

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     Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpg- K... k... k...

     - KGB? Non!... Ça vient d’un journal français. Il paraît qu’un certain Stefan Gernelov aurait trouvé des mémoires secrets de ton idole préférée dans le plancher de sa datcha de Kountsevo, près de Moscou. Verte! Aussi verte que celle qui se trouve en Abkhazie dont Nikita, le petit-fils de ma belle-sœur Tania, m’a montré des photos. Comme si, vues d’avion, les pilotes ennemis ou terroristes n’y auraient pu voir que du bleu. Il s’agit de ces deux grandioses lieux de détente et de repos, très  bourgeois, réservés au chef suprême anti-bourges de l’époque, le sieur Staline, bien entendu! Mais pas aussi luxueux voir impériaux que ton fameux palais à Guelendjik, petite ville balnéaire où j’ai vécu durant deux ans et demi...   Le peuple est con, est vraiment con! Et le restera aussi longtemps qu’il se laissera berner par des individus tels que toi. Bref! Revenons à ce personnage du passé qui serait responsable de la mort de non loin de vingt millions de personnes. Il paraît, il paraît aussi qu’il aurait empoisonné Lénine et qu’il admirait Hitler. Et toi?...

     - Z... z... z...

     - D’où sort le verbe dénazifier que tu répètes si souvent? Des écrits intimes du Père Joseph ou de ceux de son copain Adolf?... 

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    La datcha de Kountsevo (pour plus d'info... cliquez sur la photo)

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  • L'espionne et moi (7, à suivre)

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    L'espionne et moi Hank Vogel.jpg- Et pour cause?

     Je préfère me taire et ne rien savoir. J’avale mon café. 

     Mais trois secondes plus tard, je me trouve une réponse précise à sa vague question:  une bande de vieux professeurs de littéraire en habit vert d’académicien, la braguette ouverte et le canari en live à la place de l’épée, défile dans ma petite cervelle.

     - Tu es moins curieux qu’avant, me dit-elle. A quoi à qui penses-tu? A mes clients ou à ces gouines?...  Si cette histoire de viol, nouvelle version, te préoccupe tant, alors raconte-moi tout de A à Z. Ça te soulagera les méninges.

     - Vraiment?

     - Vraiment, crois-moi! J’ai de l’expérience dans ce domaine.

     Et je me lance, fier tel un coq dans un poulailler surpeuplé:

     - Tout est parti, certainement, de deux vidéos que j’ai mises sur YouTube dont l’une a été réalisée par ma fille sur et avec son arrière-grand-père qui était mort depuis près d’un siècle mais qui a réapparu grâce à une application qui donne vie et fait parler les vieilles photos. Et l’autre par moi sur moi avec la même applique. La première souligne en catimini que ma famille est prolifère. La seconde qu’elle transpire de noblesse.

     - Comment ça?

     - D’après des généalogistes israéliens, je serais un des descendants du Comte Engelbert I de Nassau et de son épouse Jeanne de Polanen dont ferait également parti la reine Béatrix des Pays-Bas.

     - La bougresse! s’exclame-t-elle.

     - Non, c’est ma cousine! je corrige.

     - Et alors?

     - Contrairement à leurs idées pro-ontogénétiques et anti-phylogénétiques...

     - Plus vulgairement, s’il te plaît!

     - Malgré le fait qu’elles soient persuadées que l’éducation prime sur l’hérédité, par procuration ou conditionnement universitaire vraisemblablement, les deux sardines du bocal Piaget ont mordu à l’hameçon.

     - Et?

     - J’attends le résultat de mes gamètes.

     - Quelles gamètes?

     - Mâles forcément.

     - Je ne te suis pas.

     - J’attends des nouvelles des tribades... Sont-elles enceintes, oui ou non?...

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  • L'espionne et moi (6, à suivre)

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    L'espionne et moi Hank Vogel.jpgNous nous relevons tant bien que mal de notre chute sans précédent. Que mentalement, il y va de soi.

      - Tu as remarqué comme elle t’a reluqué, la salope? me demande ma vieille amie. 

      - Elle a raison, je lui réponds.

     - Comment ça?

     - Nous sommes tous devenus des êtres mathématisés. Malgré que nous sommes quasi tous des nullités en math. 

     - Explicite!

     - Toi aussi?

     - Moi aussi quoi?

     - Tu t’exprimes comme une gazelle parmi une  bande de zèbres qui se sentent supérieurs aux ânes de cirque et aux chevaux de course... 

     - Mais de quoi tu parles, bon sang?

     - Excuse-moi, tu viens de me faire penser à une... non à deux étudiantes en sciences de l’éducation qui se sont forcées de coucher avec moi...

     - Forcées, tu dis?

     - Absolument!

     - C’étaient sûrement des chercheuses dans le domaine du sado-masochisme, non? 

     - Au contraire, des lesbiennes qui rêvaient d’avoir un enfant... avec moi, forcément.

     - A pic lui aussi!

     - Pardon?

     - Forcément dérive de forcées.

     - Tu t’intéresses aux mots maintenant?

     - Ça t’étonne?

     - Vachement.

     - Et pour cause?...

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  • Tell une hirondelle sans nid (18, à suivre)

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    Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpg- Заткнись!

     - Ta gueule à toi tête de nœud! Pour qui te prends-tu? Pour le nouveau Père des peules ou de la nation?  Laquelle? Je n’ai ni maître ni dieu et encore moins...

     - Z!

     - Ah, je vois! Tu cherches à imiter ton chéri d’idole, n’est-ce pas? Malgré que tu prétends ne pas être à voile et à vapeur...

     - Q...q... q...

     - Qui c’est? Mais c’est le fameux Sosso alias Koba qui s’était autotransformé en acier inoxydable dans sa datcha toute verte...

     - Pf!

     - Voyou le matin, criminel le soir!... Après tout, tu n’es pas pire que les autres qui pètent plus haut que leur cul. Par rapport à eux, tu as eu la change de naître dans un immense pays bourré de babouchkas qui sont prêtes à tout pour le plus médiocre de leurs petits rejetons. Mais sache que, quelles que soient sa sphère et ses origines, le pouvoir est une sorte de maladie obsessionnelle qui devient incurable quand on  se refuse de la stopper aux bout d’une dizaine d’années... Pourtant, une simple dose de démocratie dans tes veines et te voilà sauvé, à l’abri d’une apothéose catastrophique! Mais non, tu préfères jouer avec la seringue et l’utiliser à d’autres fins. Comme lui! A ce propos, j’ai une révélation à te faire...

    Stalin_1902-1.jpg

    Sosso alias Koba (pour plus d'info... cliquez sur la photo)

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  • L'espionne et moi (5, à suivre)

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     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgNous entrons dans un tea-room très sophistiqué, faute de pouvoir trouver dans l’immédiat un café populaire digne de nous. C-à-d: qui conviendrait mieux à nos désirs et probablement à nos manières. Nous nous installons l’un en face de l’autre, bien entendu, dans le coin le plus sombre de la salle, allez savoir pourquoi, et nous commandons, elle un cappuccino et moi un expresso.

     - Tu as vu comme elle m’a regardé, la serveuse? me chuchote Louise en se penchant vers moi.

     Aussitôt, je me redresse en grimaçant.

     - Qu’y a-t-il, je pue de la gueule? me demande-t-elle, farouchement étonnée.

     - Désolé, c’est un reflex de vieux garçon, je mens.

     - Tu est toujours célibataire?

     - Non, je suis marié.

     - Depuis quand?

     - Depuis plus de vingt ans.

     - Et tu m’as caché ça?

     - Comment aurais-je pu te l’annoncer, tu as disparu du jour au lendemain sans laisser la moindre trace...

     - En effet, quelle époque!... Et maintenant?

     - Et maintenant quoi?

     - A part de jouer au vicelard, tu vas encore au concert, au théâtre et au cinéma?

     - C’est fini tout ça... Lorsque j’ai une envie folle d’écouter du Vivaldi, j’allume mon ordi et ni une ni deux la musique du grand maestro jaillit des entraves de  YouTube...

     La barmaid se pointe à ce moment-là. Elle dépose nerveusement nos boissons sur la table puis, en me fixant des yeux, elle me ou nous déclare d’un ton malicieux: 

     - Avant mon ex se ruinait dans les sex-shops, aujourd’hui il économise grâce à l’Internet. Tout passe par lui. Stripteases, ballets roses, putes, maîtresses... même les copains. Tout est à porté de main par la faveur d’une petite souris. Y compris le petit Robert.

     Et elle se retire sur la pointes des pieds, telle une ballerine du Bolchoï.

     Louise et moi, nous tombons sur le cul...

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  • L'espionne et moi (4, à suivre)

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     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgAprès ce geste social, de cordialité, né certainement au lendemain de la première guerre fratricide de tous les temps, vu le nombre d’habitants qu’il y a sur terre, ma chère Louise de jadis me dit:

     - Tu peux arrêter de faire le zouave maintenant.

     - Je... je... nene... con... comprends pas, je  bégaie.

     - Ta caméra! Elle est allumée.

     - Zut! Où ai-je la tête?

     Et je l’éteins aussitôt.

     - Menteur! s’exclame-t-elle en souriant.

     - Quel œil! je rétorque... Je remarque que  ton sens de l’observation n’a pas vieilli d’un quota.

     - Ni lui ni le reste... j’espère. Non?

     - Au contraire.

     - C’est-à-dire?

     - On va se boire un verre et je répondrai à fond à ta question. O.K.?

     - O.K.!...

    L'espionne et moi de Hank Vogel*.jpg

    Louise avant et maintenant (simulation avec la photo d'un sosie)

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  • L'espionne et moi (3, à suivre)

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     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgA moins qu’il soit mortellement influençable et influencé par les diktats d’un régime extrême tel que celui de la Chine, de la Corée du Nord, de la Russie actuelle ou de certains pays soi-disant démocratiques en voie de putréfaction, en grandissant et en vieillissant, l’homme ne change pas. Jamais! L’artiste reste un artiste et le cocu un cocu.

     - Ainsi, après une dizaine années d’absence de la cité de Jean-Jacques et de Calvin, tu persistes à faire l’imbecille avec ton caméscope, dirait ma chère Maman, qui est au Ciel depuis de belles lurettes.

     J’ai l’impression qu’elle voit tout, la vieille, de là-haut. Et qu’afin je n’oublie qu’à la saint-glinglin ma vraie langue maternelle, l’italien et non pas le français, sûrement, me chuchote souvent à l’oreille la moins sourde:

     - Anche senza calzone, il mascalzone scoreggione ama il mascarpone. 

     Traduction, non exhaustive: même sans culotte, le voyou aime le mascarpone.

     Cela confirme bel et bien que la théorie citée plus haut, qui stipule également, en catimini, qu’aucun macaroni ne pourra jamais se transformer en andouille tessinoise, est vraie. Même avec une volonté papale.

     De toute évidence, toute thèse est une foutaise depuis je mâche du chewing-gum au cannabis. 

     Je filme donc à ma manière...

     Tel un caméraman-reporter de la télévision afghane, un tantinet obsédé et protestataire, qui est las de ne devoir braquer son objectif que sur des hommes barbus et des femmes totalement voilées, rajouterait la Mamma.

     Oui, je filme ainsi quand soudainement une quinquagénaire m’apostrophe en me demandant:

     - Êtes-vous, es-tu Yahya Asfour?

     - Euh...

     - Je suis Carmen.

     - Carmen?

     - Mais oui! Ta fameuse Louise alias Carmen. Te te souviens de moi?...

     - Merde alors!

     - Comment ça?

     - Excuse-moi, je voulais dire quelle surprise, quelle bonne surprise...

     - En effet, c’en est une... On s’embrasse?

     - On s’embrasse!...

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  • L'espionne et moi (2, à suivre)

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     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgPour les esprits qui osent s’avouer foncièrement rationnels, tout récit qui dépasse les limites du vraisemblable est considéré comme  sujet à caution. Mais cela n’empêche pas certains d’entre eux, et ils sont terriblement nombreux, de croire dur comme fer à des sornettes religieuses telles que...

     Désolé! Je ne souhaite blesser personne.

     C’est pourquoi, je me méfie toujours des opinions des autres, surtout quand elles émanent des personnes fates.

     Ce qui a poussé ma sœur jumelle à me surnommer: Le Rebelle incrédule.  Il n’y a pas si longtemps.

     Sur le moment cette dénomination peu flatteuse à mon égard m’a atrocement interloqué. Mais après maintes et maintes réflexions ou introspections, j’ai fini par la trouver plutôt élogieuse. Pas conforme à mes attentes, certes, mais tout de même encourageante pour mon avenir.

     Du coup, au bout de ce combat intérieur, indiscutablement, j’ai pensé:

     Toute insulte mérite son contraire.

     Mais comme je suis par nature allergique aux étiquettes à tout bout de champ, j’ai décidé de laisser braire le démon conservateur qui sommeille en moi et qui se réveille chaque fois que mon indifférence envers les êtres et les choses commence à pâlir. 

     Dur, dur, vraiment, de s’auto-psychanaliser quasi tous les jours!

     Il faut être un retraité sans ambition ni projet, un riche trop riche ou un con fini pour stagner à ce stade.  

     Alors, ce matin, je me suis dit:

     Au lieu de lorgner régulièrement  sur mon nombril, au risque de loucher à vie, je ferais mieux de prendre ma petite caméra vidéo et d’aller mater la populace.

     C’est ce qui explique pourquoi je me trouve à l'instant sur la place de Longemalle, à Genève, en train de filmer d’une façon vagabonde.

     Je précise: l’engin de perdition, selon ma  mère, est enclenché mais n’est pas sous le contrôle de mon œil droit, il est à la merci de ma main baladeuse, la gauche, qui le tient par une mini bandoulière tel un sac de bonne femme. 

     Ce genre d’exercice donne parfois de sacrées surprises lors du visionnement des prises de vues...

    Exemple de filmage vagabond (en partie):

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