L'espionne et moi (26, à suivre)

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  L'espionne et moi Hank Vogel.jpgNous nous déchaussons et nous nous allongeons sur le lit, tout habillés forcément. 

 Forcément: par négligence, prudence ou pudeur. Bien que cette dernière notion ne se réveille chez elle que dès qu’un obsédé sexuel lui propose de jouer le rôle de la poule qui ose déféquer sur son coq. Quelle merdique pulsion! Bref, mieux vaut ça que de jouir en bouffant tout cru ou presque sa petite amie comme au Japon.

 Tout individu à ses propres fantasmes. Les mieux, je préfère les garder secrets pour préserver ma personnalité et, surtout, afin que les hystériques ne prennent pas d’assaut ma chambre à coucher.

 Mais! 

 Ma générosité ou ma bavardise littéraire risque de me trahir.

 Soit:

 Louise s’endort. Moi, je fais semblant. Car  je ne suis pas fatigué comme elle. Au contraire, je flirte avec la pleine forme. Excité sans doute par les beaux draps dans lesquels je me suis mis. Alors, je mate ses pieds et je me formule:

 - Panard rime avec paniquard, partouzard et peinard. Et plus encore! C’est la partie cachée de l’iceberg humain. A l’air libre, nu, à la portée de tout regard, en couple ou en solo, qu’il soit égyptien, grec, romain, carré ou je ne sais quoi encore, il  dévoile à celui qui veut bien l’observer le caractère de son propriétaire. Paraît-il! Mais, étant perfectionniste, pour arriver à la première place du piédestal de la connaissance suprapédieuse et soutenir ainsi cette fascinante théorie, il me faudrait des décennies voire des siècles d’observation. C’est pourquoi, je me contente de n’admirer que ceux qui appartiennent aux belles rêveuses. Pieds fins pareils à ceux de Nefertiti, la plus élégante des reines. Celle qui hante mes nuits lunaires...


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