L'espionne et moi (14, à suivre)

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  L'espionne et moi Hank Vogel.jpgEt nous pénétrons dans ce relais fabuleux.   

 - Quelle profusion de beaux objets et de meubles élégants! me dis-je ex abrupto. Le luxe attire les riches, le dénuement les sages. Mais faut-il encore arriver à leurs chevilles, des uns comme des autres.

 Petits sourires par-ci, discrets clins d’œil par-là. Pas un signe d’appel ni la moindre approche d’un membre du personnel hôtelier. 

 Tout cela me laisse à croire que Louise est une cliente voir une pensionnaire de vieille date, de ce refuge prestigieux, et qu’elle m’a engagé d’office pour un étrange voyage sans fin.

 Le trajet de cette pénétration, permettez-moi cette expression, me paraît interminable et surréaliste, sans doute par manque d’habitude.

 Nous débarquons finalement dans son appartement royal.

 Je m’effondre dans un fauteuil et je lâche en admirant le plafond:

 - Je serai curieux de connaître celui qui paie tout ça.

 Elle rigole.

 Je réitère ma phrase en y ajoutant:

 - Sûrement, un pigeon de première classe...

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