Tell une hirondelle sans nid (3, à suivre)

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 Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpgMe voici donc pour la deuxième fois de mon existence de retour au pays de mes ancêtres, trop chargé d’experts souvent corrompus, médiocres ou manquant totalement de courtoisie voire de pédagogie.      

 En effet, en fouillant dans l’un de me deux  disques durs, que j’ai glissés par chance dans mes bagages en fuyant une Russie en pleine décomposition, et meilleure mutation j’espère, dans l’espoir de trouver une document nécessaire pour établir ma situation vitale, financièrement, je suis tombé par hasard sur une lettre que j’ai reçue à l’âge de trente-et-un ans de la part des experts compétents, des Helvètes recyclés sûrement, dans le domaine de la cinématographie et une coupure d’un journal toulonnais datant de la même période.  

 Cela concerne mon premier long métrage, tourné avec de faibles moyens.  

 D’un côté, les experts suisses diktent:  

 Le film Le soleil des pauvres n'est pas convaincant. Il s'agit d'une oeuvre de débutant qui se veut littéraire mais qui n'est maîtrisée ni sur le plan du récit, ni sur celui de la transposition cinématographique. Le film est surchargé à tous égards: le sujet, l'intention et les symboles ne s'harmonisent pas; ils ne sont d'ailleurs pas arrivés à maturité. Les prétentions du metteur en scène vont au-delà de ses aptitudes artistiques et techniques.  

 Signé: Hans Hürlimann. Conseiller fédéral, démocrate-chrétien.  

 De l’autre côté, les amis de la jeunesse et du cinéma, soulignent pour le même ouvrage:  

 Le soleil des pauvres de Hank Vogel: tranche de vie d’un jeune poète à la recherche de son père. Film à la fois peinture et poème sur l’inquiétude, la tristesse, la pauvreté...  

 On voit là déjà que les Suisses sont pédagogiquement moins neutres que les Français, me dis-je...

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