Un amour entre les gouttes (3, à suivre)

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Un amour entre les gouttes, Hank Vogel.jpg- Je, tu, il, elle, vous, nous sommes tous prédisposés à... disait souvent mon père, en d’autres termes bien entendu. Les graines sont là, elles ne prennent vraiment racines que dans les jardins les plus favorables. A nous de ne pas les rater. Ou à les éviter au cas où elle nous seraient néfastes!

 Mon Vieux était un philosophe qui a su garder tous ses esprits jusqu’à la fin de ses jours, en lisant chaque soir quelques pages savantes et en corrigeant parfois quelques unes de mes phrases rédigées à la va te faire foutre. Et surtout un formidable généticien malgré lui. Il est mort à quatre-vingt-quatorze ans. Paradoxalement, trop tôt à mes yeux. Car, après la mort de ma chère Mère, sans canne ni béquilles, il endossa  la robe peu glorieuse de cuisinière et de femme de ménage, payée telle une esclave, et ce la tête haute et au nez et à la barbe des services sociaux.

 Après cette parenthèse, utile ou pas afin que je me situe dans l’espace et le temps, et d’après mes calculs algébriques, je suis une créature mathématisé, prédisposée, prête à jubiler à la moindre apparition d’un être ou d’un objet chargé ou teinté de féminité.

 En plus sobre: je flashe sur n’importe quelle femelle humaine, vraie ou fausse, belle ou moche, grande ou petite, riche ou pauvre. N’importe où et à n’importe quel moment de la journée et de l’année.

 Flasher simplement! Le reste, c’est une autre affaire, une question de moralité ou de morale généralisée.

 A ce propos, errons ensemble dans les zones bigarrées de mon vécu où ma sulfureuse morale, bien que restreinte, a ou aurait excellé.

 Enfant, j’ai flashé sur une Égyptienne et une Syrienne. Et, en quelque sorte, je n’ai assouvi ma soif d’amour enfantin qu’avec la première. Lire mon récit Saouida, la fille du portier.   

 Durant toute ma période d’écolier: sur deux ou trois maîtresses, tout au plus. D’école, inéluctablement. Dont seule Mademoiselle Eliou est restée gravée dans ma mémoire, impeccablement pour l’éternité. En vérité: son visage, son titre de civilité et son nom de jeune fille.  

 Pourquoi elle et pas les autres? 

 Le flashing amoureux ne s’explique pas. C’est peut-être comme la foi ou la croyance. Même les  psys les plus rusés n’en détiennent pas la clé.

 Quant à la phase suivante, elle s’est évaporée avant même de naître.

 Hélas pour moi! Tant mieux pour elle!

 Car la pédophilie, ce n’était pas du tout une attraction pour elle.

 Et nous voici aux portes du paradis et de l’enfer à la fois...

Mademoiselle Eliou, un amour entre les goutes, Hank Vogel.jpg

Mademoiselle Eliou (sosie)

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