Une fumée en couleurs (extrait 5, à suivre)

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 Une fumée en couleurs.jpgNuits de Chine, nuits câlines, nuits d’amour...

 Je me souviens de cette chanson bien française et coloniale chantée par Anny Flore et écrite par le Père Ernest, à ne confondre avec cet autre  écrivain qui me donna aussi goût à l’écriture dont j’étais un tantinet amoureux de sa petite-fille Margaux avant qu’elle ne tombe dans les bras d'Erroll et que Bernard ne la lui fauche, je plaisante, à moitié. 

 Petite marche en arrière, pour ne rien vous cacher, il s’agit du parolier Ernest François Dumont, né le 13 octobre 1877 à Paris.

 Mais illico presto la Tonkinoise, la romance bien entendu, me rappelle que c’est elle que je préfère. Car elle est plus proche de la réalité. 

 Vraiment?

 On confond souvent certitude et désir refoulé. Attirance interdite et peur du bourreau. Hier et demain.

 Et! Et?

 - Il ne faut jamais oublier que Bon Dieu est le plus grand farceur de la pire espèce qui adore aussi bien la verge que le vagin mieux que personne, autrement nous ne serions pas si  nombreux sur cette planète et si divisés sur le choix de nos partenaires, me dirait ma concierge Gertrude, qui n’arrête pas de se faire pincer les fesses par le curé de son village, à Soral ou à Roberval.

 Ce qui me rassure toujours quand j’ai le cafard.

 Alors?

 A l’heure du loup, peut-être un peu avant ou après, je me réveille brusquement et deux lunes s’approchent de moi, prêtes à me dévorer.

 - Nó là Minh, j'entends doucement en sentant légèrement un poids sur mes lèvre...

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