Ma Mère, cette Italienne (27, à suivre)

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 Ma Mère cette Italienne, Hank Vogel.jpg28-29 avril 1945: à Dongo, les partisans italiens reconnaissent Benito Mussolini et sa maîtresse Clara Petacci, lui déguisé en soldat de la Wehrmacht, elle en religieuse, en fuite vers la Suisse, et les exécutent. Ils traînent leurs dépouilles jusqu’à Milan et les exposent avec celles de trois autres fascistes à la Piazzale Loreto, en les pendant par les pieds. (Version hard.)

 Edgar éteignit la radio et dit à Antoinette, après avoir émis quelques onomatopées hors du commun:

 - Romains ou Milanais, c’est du pareil au même. Aucune dignité, aucune moralité!

 - A quoi pensais-tu en évoquant cela? lui demanda-t-elle.

 - L’apôtre Pierre a été crucifié la tête en bas par les Romains et ton cher Benito, pendu la tête en bas par tes chers Milanais.

 - Concernant Saint Pierre, les bonnes sœurs m’ont raconté une histoire plus satanique, bref! Mais pour une fois, je suis entièrement d’accord avec toi. Sauf pour le qualificatif cher. Au singulier et au pluriel...

 - Pourtant, tu étais de son côté... Tu as déjà oublié  la Faccetta nera, cette chanson que tu chantait souvent à Freddy?  

 - Pas du  tout! Mais c’était avant que ces imbéciles ne larguent cette maudite bombe  presque au-dessus de notre toit. Et toi alors, avec ton Fritz?

 - Idem aussi... mais c’était surtout pour faire plaisir à ma mère... qui a du sang prussien.

 - Et une bonne dose de sang français.

 - Merci de me l’avoir rappelé!... Mais plus maintenant...

 - Depuis que le fils prodige a ouvert grand les yeux et a fini par soutenir les maquisards, certainement! s’exclama-t-elle. 

 - N’exagère pas et parle moins fort, chuchota-t-il. Personne ne doit être au courant de mes activités souterraines... ou, avec plus de précision, de nos activités privées et secrètes,  passées et futures.

 - Avec le vent qui tourne sans cesse, on  ne sait jamais. Pourvu que je ne finisse pas comme elle.   

 - Elle qui?

 - Clareta, la maîtresse de Benito... Son prénom ne lui a pas porté chance.

 - Ni à lui ni aux Italiens.

 - Grâce et à cause de lui, nous avons conquis des territoires et perdus toutes  nos colonies. Il ne nous reste plus que les macaronis et les spaghettis... 

 - Importés de Chine par Marco Polo!... Tant mieux pour les Africains!

 - En tant que Suisse, tu n’as rien à dire car tu n’en sais rien. Les Helvètes ne possèdent aucun colonie.

 - Il ne manquerait plus que ça!... Déjà qu’ils ont du mal à descendre de leurs montagnes.

  - Tu t’entends parler?

 - Non et toi?

 - Alors changeons de disque! La guerre est finie.

 - Presque finie!...

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Clara Petacci ( pour plus d'infos... cliquez sur la photo)


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