On nous observe! (23, à suivre)

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 On nous observe, Hank Vogel.jpgMes vieux traversent impunément mon esprit. Tels de jeunes amoureux qui visitent en coup de vent un moulin désaffecté et interdit au public pour cause de crime.

 Je me pince les lèvres. 

 Mais la fiction s’impose à mes frictions:

 J’aurais bien voulu vous dire aussi: vieille  taupe des ruines de ma psyché, lave ton cul pourri avant de te préoccuper de mon âme. Il est sale cet organe qui élimine les douceurs de l’existence si monstrueusement détruites par ton estomac. Qui es-tu pour te permettre de me dire qui je suis et qui je ne  suis pas. Dieu n’est pas foutu de le savoir et voilà que toi avec ta science engendrée par la folie et le désespoir tu prétends posséder les clés de tous mes mécanismes. Même ceux qui échappent au registre de la raison. Tu es folle, ma vieille taupe. Car tu te prends pour Dieu-le-Père dans un univers de fantômes et d’illusions. Sais-tu au moins les vraies raisons de mes visites? Non, tu n’en  sais rien. Tu crois tout savoir mais tu ne sais rien.Tu imagines. Tu rêves. Sais-tu au moins que je travaille dans le cinéma? Dans ce monde fait d’images et de sons. Où  la ou les réalités n’existent que quand fonctionne le projecteur. Projecteur! Bien sûr que ça te dit... comme tant d’autres mots que les sciences psychologiques et de l’éducation ont volé au septième art. Comme scénario, synopsis, séquence, acteur, image, film... 

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