On nous observe! (11, à suivre)

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 On nous observe, Hank Vogel.jpgDans la rue, l’état, ce grand voyeur anonyme, nous espionne. Il y a des caméras un peu partout. Des visibles et des bien cachées. Surtout sur les façades et à l’entrée des banques. 

 A l’intérieur de ces lieux chichement sophistiqués  n’en parlons pas, cela ne regarde que les riches déjà largement protégés à l’extérieur. Soi-disant!

 Pour ces yeux artificiels posés sur des têtes chercheuses, mini-robots inventés par des ingénieurs très doués, certes, mais également, probablement et pathologiquement  fort méfiants envers leurs voisins, dont les commandes sont souvent entre les mains d’imbéciles notoires, toute silhouette à l’allure étrange détectée est une source de multiples dangers.

 Au nom de la sécurité, on nous protège! nous dit-on. Mais qui exactement et contre qui, contre quoi? Les bons contre les folies des méchants? La république, le royaume, la couronne... une minorité au pouvoir et ceux qui travaillent pour contre une majorité qui œuvre vraiment pour le bien-être de la collectivité?

 Contre, contre, contre! Cela me tape sur les nerfs! me dis-je, en franchissant le seuil de la porte de chez moi. En vérité, de l’appartement de mes parents. Car j’habite encore chez eux. Quelle honte!

   - Quelle gloire plutôt! me contrarierait ma concierge Zita, une Lucquoise que j’aimerais tant sauter... A ton l’âge le Christ ne parlait que de son adorable Papa et de son beau jardin céleste et se taisait sur le sort des esclaves, pourtant après avoir fait un long séjour en Inde ou dans l’Himalaya, pays et région des vrais sages.

 Et imedyatman, le pirate d’eau de vaisselle qui  a vécu sur des îles bourrées de rejetons d’esclavagistes et à Skardou bourré de fanatiques attire toute mon attention, son livre en particulier.

 Ni une ni deux, je fonce dans le boudoir de  mon père et je fouille dans sa bibliothèque. Heureusement, mes vieux sont en vacances dans le sud,  en train de pêcher des moules ou bouffer des huîtres, en Italie ou sur la Côte d’Azur. Ils se gavent autant qu’ils peuvent, les bourges! Par tous les trous.

 - Où est-il ce sacré bouquin? je répète plusieurs fois, d’une voix tantôt pleurnicharde tantôt colérique.

 Quelle furie! Le diable en serait ravi mais je n’y crois pas...

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