On nous observe! (7, à suivre)

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 On nous observe, Hank Vogel.jpgAucune réaction verbale de sa part. Ni gestuelle vu que je suis couché les yeux fixant le plafond.

 - Ne pas donner suite à une justification ne signifie pas toujours que l’on est d’accord avec, me dis-je. Soit elle cherche une explication extraordinaire au fond de sa citrouille  britannique pour m’épater plus tard soit elle n’en a rien à foutre de mes déclarations hors de propos. A moins qu’elle soit écossaise et forcément avare par tradition. Que de fausses pépites avant de tomber sur une vraie! 

 Au bout d’une certaine pause prématurée, voulue ou pas voulue, à mon sens, la docteur en études psychanalytiques et psychiatriques, ou ma psy tout simplement voire Ma Psy plus élégamment selon mon double amuseur et libéré de tout conditionnement, sort de sa réserve en m’envoyant dans les gencives:

 - Votre racisme vous tuera un jour.

 - Wow! je hurle, après avoir avalé cette pilule mentale. 

 - Donc?

 - Vous avez failli poser votre index exactement là où ma petite copine a réussi lors de notre dernière partie de jambes en l’air. Mais ou et donc or ni car... 

 - Et? 

 - Et quoi?

 - Qu’avez-vous ressenti?

 - Je ne vous suis pas.

 - De la culpabilité, de la souffrance ou au contraire une sorte de jubilation, de... de... ?

 - De ?

 - De la jouissance!

 - Comme avec la masturbation, par exemple?

 - Si vous voulez.

 - Vous vous égarez, chère disciple de Freud ou de sa fille Anna. Mon aversion contre mes semblables n’a strictement rien à voir avec toutes ces horreurs mises en évidence par la presse mercantile et les réseaux sociaux accros d’abonnés pour faire monter la pression. Le racisme à l’endroit et à l’envers et toute sa panoplie, c’est de l’eau bénite pour les populistes et tous les autres connards en panne perpétuelle de prétextes intelligents. Par contre, mes répulsions personne de sérieux ne s’y intéresse vraiment... Combien d’hommes blancs sont venus vous consulter dans le but de se transformer en négros? Corps et âme, bien entendu.

 - C’est ce que vous recherchez?

 - Pas nécessairement... C’est un moment de grande faiblesse qui m’a conduit vers vous. Tout est de ma faute. J’ai eu tort de faire confiance à mon médecin de famille. Et ce à cause d’une vague idée fixe.

 - Précisez-la-moi!

 - Impossible! Trop vague pour la cerner, il y va de soi.

 - Alors comment voulez-vous que je puisse vous aider?...  

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