On nous observe! (4, à suivre)

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 On nous observe, Hank Vogel.jpgA mon humble avis, il y a trois types de vagabonds qui errent sur la planète Terre. Les esprits simples, à ne pas confondre avec les simples d’esprit, les cons et les sages ou les matures,  pour ceux qui ne sont pas allergiques aux anglicismes.

 Bien que la frontière entre l’une et l’autre  de ces catégories soient très floue et fort élastique...  

 Les premiers, et les plus nombreux, ne font du mal à personne ou quasi presque. Infantilement, ils brandissent les drapeaux et les pancartes de leurs attachements du moment et applaudissent les stars du cinéma et du sport et ceux qui les gouvernent, même si ces derniers sont des ânes  patentés ou des loups déguisés en bonnes sœurs. De toute façon, ils n’y voient que du  feu, les pauvres, car ils sont constamment aveuglés par les certitudes trouvées dans leurs cornets à surprise. Mais, mine de rien, ils valent de l’or pour les grandes élections et les minables qui risquent de les gagner.

 Les deuxièmes pullulent partout où la parole est gratuite et la controverse bon marché. Ils tchatchent pour tchatcher tels des eunuques qui dansent dans une soirée coquine, n’aboutissant ainsi à aucun résultat concret. Ou, pour les rêveurs inconditionnels du troisième sexe: tels des chasseurs qui tirent à blanc. Étrangement, ils sont très voire trop souvent invités sur les plateaux de télévision. Qui se ressemblent s’assemblent, forcément! Ces gens-là, qui peuvent être parfois archi instruits, pètent facilement les plombs à la moindre insulte, les concernant de près ou de loin. Malgré qu’ils prétendent défendre corps et âme la liberté d’expression, la leur bien entendu, à géométrie variable il y va de soi.  Ce qui me pousse à croire que leur cerveau n’est guère plus performant qu’un nagra, le plus sublime des enregistreurs sonores professionnels, conçu par feu Monsieur Stefan Kudelsli, un ingénieur suisse d'origine polonaise. Et que l’éducation, l’instruction ou le savoir n’a rien à voir avec l’intelligence. 

 Mais vu le nombre incroyable des ces spécimens qui ont trouvé refuge, réconfort et  privilège  dans les hautes sphères de notre lamentable société, un con a toutes les chances de réussite. Toutes les portes lui sont ouvertes. Et tous les sièges lui sont offerts! Y compris celui de président d’une nation. Même à moins de quarante ans.

 Enfin les sages, les matures, les derniers qui seront sûrement les vrais first one à pouvoir entrer sans visa au paradis éternel le jour du jugement final. Ils sont rarissimes. Dans toute ma vie, j’en ai rencontré que trois...

 Je sais, je sais! Je n’ai pas encore trente-trois berges, l’âge où le Christ avait déjà croisé et affronté les plus grands salauds de tous les temps. Mais!...

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