Méo rêvait de l'Amérique (4, à suivre)

Imprimer

 Méo rêvait de L'Amérique, Hank Vogel.jpgMon pied-à-terre, quand je ne plane pas forcément, se trouve à cheval entre le Nana Square et le Soi Cowboy, deux quartiers chauds, non loin l’un de l’autre, où la chair humaine se vend ou plutôt se loue pour une nuit toute entière jusqu’au petit matin. Voire plus si, par accident ou par miracle, le sexe cède sa place au rêve d’un amour probable ou certain. De courte ou de longue durée.

 Pourtant!

 En tant que bon chevalier des terres malsaines, avant de galoper vers l’une d’elles, j’hésite toujours un long moment en me demandant, l’air hagard:

 - Pourquoi les putes d’ici font moins putes que les putes de mon pays? Est-ce une question de race ou de culture? Ou encore: le  Bon Dieu sous les tropiques fricote-t-il avec le diable?...

      Mon roman est-il le fruit d'un effet dont j'ignore sa cause? Ou l'inverse?       

Lien permanent 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.