• J'ai aimé et tué ma soeur (28, à suivre)

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    J'ai aimé et tué ma soeur, Hank Vogel.jpg  Retour à la case départ. Avec moins de moins de panache voire pas du tout. Forcément la courtoisie rarissime dans ce milieu là. Les adeptes du prodige de Cos sont souvent de mèche avec les soi-disant enfants légitimes de la dame au bandeau sur les yeux. Mêmes fils et filles de pute, dirait ma concierge. La société, une minorité d’individus propulsés au pouvoir par de douteux arrangements, fréquemment, condamnent tout ce qui n’a pas été écrit sur le tableau noir de l’école et répété à haute voix par tous les imbéciles de la classe. Sous la pression de la baguette de la première maîtresse pour commencer. Nous sommes tous persuadés d’agir librement  et en bon berger. Illusion! Mais du plus grand au plus petit, par la chair, le sang ou l’esprit, nous avons toujours quelqu’un au-dessus de nos têtes, plus proche du loup que de l’agneau. Autrement dit, nous ne sommes que de pauvres moutons égarés sur un chemin désert d’une mère-partie incertaine. 

     - Alors Monsieur alias El Pirata! Savez-vous pourquoi vous êtes ici cette fois-ci? me demande le commissaire, le sourire au bout des lèvres... 

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  • J'ai aimé et tué ma soeur (27, à suivre)

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    J'ai aimé et tué ma soeur, Hank Vogel.jpg  Du coup, furax à l’extrême, je saute du lit et, le cul à l’air, je leur déclare:

     - J’en ai rien à foutre de vos promesses à la  grecque et de vos assurances obligatoires qui engraissent les petits copains de la princesse! C’est à cause de votre système tortu que je suis allé vivre ailleurs, loin de mon propre pays... Je ne vous rien demandé. Ni à vous ni à personne. Ma mort n’était qu’une mort provisoire, momentanée et expérimentale. Volontairement et consciemment  provoquée. Par moi-même. Tout était sous contrôle. Comme au Kremlin, à la Maison Blanche ou au Palais fédéral. Quand aucune faille n’est apparente ou sous-jacente, bien entendu. Le pouvoir de la ma pensée, de la mienne en tout cas, est tel que je peux également aussi bien guérir qu’anéantir, occire quelqu’un, à distance. Malheureusement, j’ai constaté, une fois de plus, qu’après une tentative métaphysique, réussie ou pas, un silence désolent s’installe au fond de mon âme, pendant un certain temps. Afin que les pendules se mettent à l’heure, en quelque sorte.  Alors à quoi bon désobéir aux règles établies par le Grand horloger!  Oui, c’est vrai, pourquoi Jésus a-t-il ressuscité Lazare pour qu’il meurt quelques années plus tard? C’était absurde. Le miracle est une provocation à l’ordre des choses, au bon fonctionnement des évènements en cours, non?... C’est à Skardou dans L’Himalaya que j’ai compris que la vie se répète telle une sinusoïde qui s’ étend vers l’infini. Le Beau, le Vide et l’ Éternité. C’est ça, le secret de l’existence, son  aphorisme... Et maintenant, donnez-moi mes vêtements pour je me tire d’ici...

    Hank Vogel au Cachemire.jpg

    Dans l'Himalaya... On dit que l'homme qui est parti pour ses hautes montagnes n'est plus le même homme à son retour.

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  • J'ai aimé et tué ma soeur (26, à suivre)

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    J'ai aimé et tué ma soeur, Hank Vogel.jpg  Mais à ce moment précis, tel un chien sur une patinoire, arrive un jeune toubib, les cheveux ébouriffés et la blouse à moitié boutonnée.

     - Avant-hier vous étiez mort, hier votre cœur s’est remis à battre et aujourd’hui vous semblez péter le feu, me dit-il tout contrarié. Alors?

     - Alors quoi?

     Sa collègue lui chuchote tout un discours à son oreille.

     - De l’eau plate, je ne suis pas contre, m’explique-t-il. Même le chef de ce service serait de mon avis. Mais... mais...

     - Mais quoi?

     - Le sirop pose un problème.

     Je m’apprête à m’asseoir.

     - Surtout pas, restez couché! m’ordonne-t-il, tout affolé. Ne soyez pas plus royaliste que le roi, vos os ont peut-être subi une légère décalcification due à... à... bon bref! Où en étais-je?... 

     Je tire la langue.

     - J’ai vraiment soif, je me plains.

     - Allez  lui chercher une boisson non sucrée et non homéopathisée, dit l’allopathe malgré lui à sa subordonnée.

     - De la flotte du robinet en somme, précise-t-elle pour ne pas que m’inquiète.

     - Merci, je marmonne.

     Aussitôt dit aussitôt fait! Et me voici en train de me désaltérer avec l’aide d’une paille courbée en acier inoxydable vu ma position allongée.

     Les deux cliniciens m’observent avec la plus grande attention. Semblables aux abonnés des jardins zoologiques qui ont une préférence pour les macaques et les gorilles.

     Tous les miroirs ne sont des glaces, je pense.

     Puis, passant du coq à l’âne ou plutôt du singe à l’homme:  

     Deux molécules d’hydrogène et une d’oxygène, c’est banal pour un chimiste mais vital pour un naufragé. Que la nature préserve cette formule!

     Une fois le verre vide, le futur docteur en médecine humaine, espérons-le, m’avoue timidement:

     - Nous avons dû fouiller dans vos poches  pour connaître votre numéro d’assuré. Malheureusement, nous n’avons trouvé que votre carte d’identité, la clé de votre appartement et la photographie d’une fille qui vous ressemble.

     - C’est ma sœur, elle est morte il y a fort longtemps, je murmure.

     - Nous avons fait notre devoir, se confesse-il presque. Malheureusement, le fameux serment d'Hippocrate s’arrête là où les assurances entrent en jeu.

     - D’où le problème du sirop, confirme sa complice.

     Du coup, furax à l’extrême, je saute du lit et, le cul à l’air, je leur déclare:...     

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  • J'ai aimé et tué ma soeur (25, à suivre)

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      J'ai aimé et tué ma soeur, Hank Vogel.jpg- J’ai soif! je crie.

     La préposée à me veiller ou à me surveiller sort aussitôt de son sommeil,  éthylique probablement, se lève d’un bond, accoure vers moi en s’écriant:

     - Sainte Marie Mère de Dieu, vous l’a sauvé!

     - J’ai soif, je répète.... Un sirop ou de l’eau sucrée de préférence  

     - Dans trois secondes, si vous permettez, il faut d’abord que le médecin de garde arrive, m’explique-t-elle toute bouleversée.

     - Alors appelez-le!

     - C’est déjà fait.

     - Comment ça?

     - J’ai un bip d’alarme dans ma poche.

     Elle me sourit. Cela me rassure. Un peu d’humanité enfin!

     - Où est-il votre soi-disant prince charmant? je lui demande. Avec Tiffany, Nikki  et ou Mimi?

     - Je ne vous suis pas, me répond-t-elle d’un  air confus.

     - En train de faire des galipettes ou à jouer à saute-mouton?
     
     Elle grimace par gêne ou par rage, selon moi.

     - Les docteurs en herbe avec les soignantes débutantes, je poursuis. Comme à la télé, les réalisateurs-journalistes avec leurs monteuses attitrées. Tous les coins à peine éclairés sont bons pour donner libre cours à sa libido, n’est-ce pas? Ma parole, rien n’a changé dans de la cité bordélique de Calvin! Quand viendra-t-il votre compagnon de la Tour de Babel? A Pâques ou la Trinité? Un bédouin dans le désert m’aurait déjà apporté une cruche d’eau et je...

     Mais à ce moment précis, tel un chien sur une patinoire, arrive un jeune toubib, les cheveux ébouriffés et la blouse à moitié boutonnée...

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  • J'ai aimé et tué ma soeur (24, à suivre)

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    J'ai aimé et tué ma soeur, Hank Vogel.jpg  Puis, illico presto, c’est l’obscurité presque totale. Ou, en d’autres termes, le noir quasi absolu. C’est-à-dire: un ramassis d’ombres sombres où le côté artistique du cerveau, l’hémisphère droit d’après les scientifiques, peut encore distinguer les différentes nuances de cette couleur qui n’en  serait pas une d’après certains, faute d’avoir été mal éclairés depuis leur tendre enfance. Soit: l’aile de corbeau, le brou de noix, le cassis, le dorian, l’ébène, le noir animal, le noir charbon, le noir d’aniline,  le noir de fumée, le noir de Jais, le noir d’encre, le noir d’ivoire, le noiraud, le réglisse et j’en passe et des meilleurs. Même dans le black-out, l’aventurier cherche toujours tandis que le zèbre qui s’est embourgeoisé renonce rapidement à ses zébrures. 

     Puis, puis, puis... j’ai la bizaroïde sensation de m’extraire d’un puits sans fond. Ainsi, petit à petit, mes yeux s’invitent à la lumière et je constate en final, avec stupéfaction, que je suis allongé sur un lit, dans une chambre d’hôpital, vu la propreté et l’odeur des désinfectants, et qu’une femme en blouse blanche, une infirmière sans doute, vautrée sur un fauteuil roulant, est en train de ronfler près de la fenêtre...

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  • J'ai aimé et tué ma soeur (23, à suivre)

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    J'ai aimé et tué ma soeur, Hank Vogel.jpg  Tout à coup, je sens le poids d’une main légère sur mon épaule droite.

     Pourquoi réagir, me retourner brutalement, comme d’habitude? me dis-je aussitôt. La spontanéité mérite une pause, d’être en stand-by, non? Ne serait-ce d’une fois! A titre expérimental. Tout se passe très vite dans le cerveau. Certains de mes neurones ont peut-être osé bousculer les règles établies, leurs propres règles. Par caprice ou révolte. Le miracle n’est-il pas lui aussi une extravagance, une impatience? Alors mon corps tout entier décide de s’immobiliser. Et je deviens de marbre. Pour de vrai pour ainsi dire. La pesanteur de cette masse étrangère sur ma peau sensible, pourtant à travers mon veston épais, n’a plus raison d’être, elle n’est plus là, elle a disparu. Qui suis-je? Où suis-je? Je vole, je plane. Suis-je dans le jardin de Dieu?

     Brusquement, je me sens secoué comme une prunier et  j’entends une voix lointaine et féminine, m’expliquer:

     - Les murs ont des oreilles mais aussi parfois des yeux ou un œil.

     Puis, toute affolée:

     - Revenez à vous, cher monsieur! Pour l’amour du ciel!

     - On dirait qu’il est mort, le con, réplique une autre voix, tout autant distante mais masculine. Appelez une ambulance ou les pompes funèbres, bordel! 

     Et comme par enchantement, je me retrouve dans la ruelle où j’ai rencontré l’énigmatique Paul Popol. Face aux graffitis. 

     Je regarde le mur et je constate que l’on a remplacé ma caricature, en cow-boy, par celle du personnage éponyme de mon roman El Pirata.

     Subitement, une troisième voix, distincte celle-là, répète mot à mot ou presque les paroles de la première, soit:

     - Attention, les murs ont des oreilles et au moins un œil. La preuve...

     Et le visage de cette créature picturale se met d'emblée à s’animer...


     

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  • J'ai aimé et tué ma soeur (22, à suivre)

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    J'ai aimé et tué ma soeur, Hank Vogel.jpg  Étonnement, la conseillère municipale chargée de la culture se lève d’un bond et quitte le bar à café avec précipitation.

     - Imbue de toi-même, je murmure. Tu n’as pas inventé la poudre et encore moins le poudrier de réserve. Et tu crois pouvoir améliorer notre société.

     Puis en mon for intérieur, au saint des saints de mon temple privé:

     Ils se ressemblent presque tous, ces politiciens. Beaucoup d’appelés, peu d’élus convenables et rarement une perle. De temps à autre suivant les évènements. Surtout quand le vent de la colère souffle en poupe. De toute ma vie, je n’en ai découvertes que deux. Des bijoux humains. Des cadeaux tombés du ciel. Un médecin et un enseignant, membres du même parti, axé principalement sur le social et l’éducation. L’essentiel à vrai dire! C’étaient deux âmes dépourvues de vanité qui œuvraient pour le bien de tous et non pas comme certaines raclures individualistes que certains osent encore porter aux nues.

     Tout à coup, je sens le poids d’une main légère sur mon épaule droite... 

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  • J'ai aimé et tué ma soeur (21, à suivre)

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     J'ai aimé et tué ma soeur, Hank Vogel.jpg- Anne Bouille, tu t’embrouilles! je crie soudainement.

     Puis à voix basse:

     - C’était un autre slogan. A vendre à votre futur adversaire. Au cas où.

     - Au cas où? s’étonne-t-elle, les yeux hors  de sa tête.

     - Ou si.

     - Ou si?... A quoi jouez-vous?

     - Au petit train qui ne s’arrête pas à toutes les stations.

     - Où voulez-vous en venir?

     - Aux primordiaux!

     Et j’élucide:

     - Toutes vos subventions, raclées au peuple, vont pour les artistes connus ou reconnus du grand public et aux copains des copains ou les pistonnés. Et vous primez ceux qui ont déjà été primés. Malheureusement, des décisions peu louables identiques aux vôtres sont prises au sein de la plupart des soi-disant nobles institutions... Il y a deux sortes de créateurs artistiques. La pute et le sincère. Le premier est pire qu’un rat désorienté, il adhère au mouvement le plus en vogue, cherche à s’allier d’amitié avec un max de célébrités dans son domaine et baisse facilement sa culotte pour atteindre le sommet de sa gloire éphémère. Le second ne réclame rien à personne. Il n’a rien à foutre ni des critiques ni des compliments. Il crée comme le Bon Dieu, un point c’est... C’est vers ce type d’individu que vos regards devraient plutôt se porter.  Et non pas comme d’habitude vers ces saltimbanques des festivals aux compétences souvent douteuses. Outre cela, le théâtre est quasi mort. Le cinéma l’a largement devancé. Pourquoi jetez-vous tant d’argent par les fenêtres, pour un art épuisé et agonisant?  Mieux vaut alors éclairer les cimetières en plein jour. J’attends de votre part une réponse juste et non partisane.

     Étonnement, la conseillère municipale chargée de la culture se lève d’un bond et quitte le bar à café avec précipitation...

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  • Le démon de treize heures (15, à suivre)

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    Le démon de treize heures, Hank Vogel.jpg  De nos jours, grâce à la blogosphère, il n’est pas interdit d’être con. Au contraire,  il est fortement conseillé de le devenir.

     Mais c’est quoi un con, exactement?

     Seul un con plus fort que lui se presserait pour vous fournir des explications vite faites sur le gaz. En étalant sur la toile une myriade de commentaires, malheureusement souvent sans queue ni tête.

     - Prétentieux esclavagiste! m’insulterait ma concierge des Caraïbes. Tu te prends  pour qui? Pour une pirate qui a étudié à Harvard ou la Sorbonne?...

     - Jamais de la vie! je réagirais aussitôt mais tout froissé. L’univers des cons et de la connerie est trop complexe et trop vaste à mes yeux pour que je permette de le définir succinctement. Il me faudrait toute une vie voire plusieurs pour enfin aboutir à un résultat convaincant. Mais pour assouvir votre soif de connaissance, je tâcherai de me mettre dans la peau d’un tel individu.

     - Pour s’y mettre il faut l’être.

     - En effet!

     - Alors?

     - Je ne sais pas quoi vous répondre.

     - Crache la première connerie qui te traverse l'esprit!  Afin ne pas passer pour un abruti fini...

     - OK! Toute personne qui ne se prend pas pour la queue d’une poire est un con qui s’ignore.
     
     - Bravo! Ça vient, continue!

     - Au pays des cocus, le plus con d’entre eux est celui qui ose déclarer haut et fort que toutes les femmes sont des putes sauf sa mère, son épouse et sa soeur... et qui, tous les samedis matin, récupère sa moitié à moitié à poil et à quatre pattes en bas de chez lui.
      
     - Donc, selon ta thèse qui frise la foutaise, le con est très proche du paumé, du couillon ou du bobet?

     - Non, il agit inconsciemment. Ou les yeux fermés. Malgré lui ou de son plein gré. 

     - Exemple!

     - Ma chérie me trompe mais je ne la quitterai jamais. 

     - Pourquoi?

     - Soit parce qu’elle est riche, soit parce que j’ai promis à son papa de l’épouser dans l’espoir de l’arracher du cercle vicieux de la nymphomanie, soit parce que je suis maso, soit parce que ceci, soit parce que cela... à l’infini.

     - Si j’ai bien compris, les cons trouvent toujours des excuses et persistent dans leurs conneries.

     - Comme nous tous, souvent.

     - En résumé: on est toujours le con de quelqu’un qui ne partage pas notre point de vue... 

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  • Le démon de treize heures (14, à suivre)

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     Le démon de treize heures, Hank Vogel.jpgIl suffit que la mère Überalles ferme définitivement le robinet du gaz et lance à fond l’éolienne de son jardin adoré pour que la face du monde change du jour au lendemain.

     Deux petits gestes quasi enfantins mais un immense bouleversement de société à l’horizon, tant espéré par les rêveurs d’une vie souhaitée meilleure. 

     Mais voilà! Nous ne vivons pas dans une conte de fées. Les choses ne sont donc pas aussi simples que ça. Il y a les  intérêts des uns et des autres qui sont en jeu. Diaboliquement en jeu! Le peuple, d’un côté comme de l’autre, n’en possède aucun. Zéro pour cent! Null Prozent! Nulevoy protsent (нулевой процент)!

     Eh bien?

     Mini discours de Madame Überalles:

     - D’après les grands chefs français, il n’y a pas mieux que la cuisine au gaz. Alors, si nous voulons gagner la prochaine guerre, au moins une fois, ne serait-ce qu'en gastronomie, imitons ces monstrueux spécialistes de l’ortolan à la provençale et de l’oie gavée.

     Applaudissements populaires!

     Moralité: pour biaiser un citoyen moyen, il suffit de le faire baver. Au sens propre comme au figuré... 

    Ortolon.jpg

       L'ortolan, ce mignon petit oiseau que l'on "passait" à la casserole (pour plus d'infos, cliquez sur la photo)

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  • Le démon de treize heures (13, à suivre)

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     Le démon de treize heures, Hank Vogel.jpgDieu où es-tu? Tu m’écoutes ou tu es en train du nous préparer encore une belle saloperie? Parce que, comme le supposent la plupart des scientifiques fébriles,  si le virus couronné n’a pas été fabriqué par les chinois alors, inéluctablement, il a été créé par toi. Ou la Nature! Non? 

     Oublions les grandes puissances en déclin! Du diable peut-être? Mais ce démon qui l’a conçu, Créateur unique et omnipotent?  

     En somme, tu es aussi étrange et contradictoire que ton soi-disant fiston. D’un côté, il a prêché l’amour du prochain et, de l’autre, il a chassé les marchands du temple à coup de fouet ou de paroles peu tendres. 

     Mais le clou de l’histoire m’inquiète davantage: il s’est comporté pire qu’eux, en multipliant des pains et des poissons et en ouvrant ainsi la voie à la grande distribution.

     - Blasphème! crieraient certains.

     Et je leur répondrait: 

     - Que tous les fanatiques aillent se faire voir chez les Grecs. De préférence à Lesbos ou à Montcuq!

     Mon Père Céleste me pardonne tout. Même quand je le traite de casse-couille. Car il connait à fond les quatre principes  que j’applique à la lettre. Forcément, c’est lui qui me les a soufflé lors d’un dîner arrosé entre la poire et le fromage.

     Pour plus de précisions et ne rien vous cacher, il m’a chuchoté à l’oreille gauche, la moins sourde:

     - Si tu tiens vraiment à vivre heureux jusqu’à ton dernier soupir,  tâche de ne jamais mentir, voler, blesser et tuer.

     Plaisanterie mise à part, tout n’est qu’une question de point de vue. Le mythomane, le mari et l’épouse infidèles, l’escroc, le détracteur et de nombreux chefs d’état, pour ne citer que ces racailles-là, raisonnent différemment.

     Dans ce monde dégénéré depuis des lustres, toute croyance est un miroir aux alouettes...

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  • Le démon de treize heures (12, à suivre)

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      Le démon de treize heures, Hank Vogel.jpgRetour au déchiffrage de l’une de mes pierres de Rosette:  5 du 5 1955.

     Qu’avons nous gravé sur cette stèle temporelle, la belle Bernoise, les frères irlandais et moi?

     Nous nous sommes promis de nous revoir le 6 du 6 1966. Au pire de penser à notre mini groupe friand de fantaisies, ce jour-là.

     Hélas! Je n’ai pas tenu cette promesse. Bien que... non, je fabule. Quant aux autres?  Eux et leur conscience ou leur mémoire.

     A cette date précise, mes préoccupations étaient terriblement ailleurs. Lourdes et confuses. A cheval entre une relation amoureuse, forcée de vibrer en cachette, et la préparation d’une expédition dans le désert du Néfoud. 

     Les promesses des enfants n’atteignent que rarement leur but mais elles ne cessent  jamais de nous exhaler la douceur de leur innocence.  

     Par contre, celles des adultes, les non tenues surtout, nous donnent souvent la nausée...

    Expédition Néfoud, Hank Vogel.jpg

    Expédition Néfoud / 1966, l'année de toutes les folies

     

     

     

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  • Le démon de treize heures (11, à suivre)

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    Le démon de treize heures, Hank Vogel.jpgIntermezzo littéraire! Premier jour du calendrier romain.

     Toute nouvelle, bonne ou mauvaise, qui arrive avec plusieurs mois de retard, me fait penser à un petit nuage perdu dans le firmament. Suit-il l’orage ou le fuit-il?

     J’ai écrit ce matin sur la face du monde:

     Je viens d'apprendre avec une profonde tristesse le décès de Mylène, ma chère cousine germaine. Et avec un grand étonnement  que le Président de la Confédération fut un élève (sérieux paraît-il) de mon frère Freddy, en viticulture.

     Alors, à la mémoire de l'une et à la santé de l'autre et de nous tous, je lève mon verre... Car le monde est trop petit et la vie trop courte!

    Nouzah_La Bande des Quatre_17.10.1949-1.jpg

    De gauche à droite: mon cousin Rudy, mon frère Ouly, moi et ma cousine Mylène.  Nouzah (Alexandrie) le 17 octobre 1949. 

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