Le démon de treize heures (15, à suivre)

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Le démon de treize heures, Hank Vogel.jpg  De nos jours, grâce à la blogosphère, il n’est pas interdit d’être con. Au contraire,  il est fortement conseillé de le devenir.

 Mais c’est quoi un con, exactement?

 Seul un con plus fort que lui se presserait pour vous fournir des explications vite faites sur le gaz. En étalant sur la toile une myriade de commentaires, malheureusement souvent sans queue ni tête.

 - Prétentieux esclavagiste! m’insulterait ma concierge des Caraïbes. Tu te prends  pour qui? Pour une pirate qui a étudié à Harvard ou la Sorbonne?...

 - Jamais de la vie! je réagirais aussitôt mais tout froissé. L’univers des cons et de la connerie est trop complexe et trop vaste à mes yeux pour que je permette de le définir succinctement. Il me faudrait toute une vie voire plusieurs pour enfin aboutir à un résultat convaincant. Mais pour assouvir votre soif de connaissance, je tâcherai de me mettre dans la peau d’un tel individu.

 - Pour s’y mettre il faut l’être.

 - En effet!

 - Alors?

 - Je ne sais pas quoi vous répondre.

 - Crache la première connerie qui te traverse l'esprit!  Afin ne pas passer pour un abruti fini...

 - OK! Toute personne qui ne se prend pas pour la queue d’une poire est un con qui s’ignore.
 
 - Bravo! Ça vient, continue!

 - Au pays des cocus, le plus con d’entre eux est celui qui ose déclarer haut et fort que toutes les femmes sont des putes sauf sa mère, son épouse et sa soeur... et qui, tous les samedis matin, récupère sa moitié à moitié à poil et à quatre pattes en bas de chez lui.
  
 - Donc, selon ta thèse qui frise la foutaise, le con est très proche du paumé, du couillon ou du bobet?

 - Non, il agit inconsciemment. Ou les yeux fermés. Malgré lui ou de son plein gré. 

 - Exemple!

 - Ma chérie me trompe mais je ne la quitterai jamais. 

 - Pourquoi?

 - Soit parce qu’elle est riche, soit parce que j’ai promis à son papa de l’épouser dans l’espoir de l’arracher du cercle vicieux de la nymphomanie, soit parce que je suis maso, soit parce que ceci, soit parce que cela... à l’infini.

 - Si j’ai bien compris, les cons trouvent toujours des excuses et persistent dans leurs conneries.

 - Comme nous tous, souvent.

 - En résumé: on est toujours le con de quelqu’un qui ne partage pas notre point de vue... 

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