J'ai aimé et tué ma soeur (18, à suivre)

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 J'ai aimé et tué ma soeur, Hank Vogel.jpgDans cette Rome protestante où vivent des familles bourgeoises dont les maîtres de maison ressemblent plus à des eunuques rafistolés qu’à des guerriers en convalescence, les anciens bistros populaires ont tous cédé leur place à des salons de thé, très appréciés des banquiers et autres prisonniers du costume-cravate et surtout des vieilles commères. 

 Question d’hygiène, de prestige ou de rentabilité?

 Dommage! La réponse était probablement inscrite sur le Mur des Réformateurs, avant d’être peinturluré par les socialistes, les féministes et ou les autres avec ou sans iste.

 Les temps changent, forcément. La tête rasée a remplacé les cheveux longs et la seringue la pipe à eau ou le bang pour les inconditionnels. Bien que cette dernière risque de revenir à la mode à cause ou grâce à la théorie du Big Bang que l’on force sans relâche la jeunesse à gober. Telles des grenouilles dans une mare pleine de connards.

 Nous entrons au e-coffee&more.com. L’anglais, ça fait snob, ça fait bien. L’écriture web, c’est encore mieux.

 Nous nous installons tranquillement voir timidement. L’élue des grandes gueules: peut-être. Moi: fatalement.

 Le décor me rappelle tout sauf de bons souvenirs.

 C’est sans doute pour cela, me dis-je. 

 Madame ou mademoiselle Anne Bouille commande un café renversé et moi un expresso court.

 Ma langue tourne sept fois dans ma bouche avant que je ne lui avoue un de mes péchés mignons:...

Mur des Réformateurs.jpg

Le Mur des Réformateurs (cliquez sur un des réformateurs, ils sont de mèche)

 

 

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