Extrême (2, à suivre)

Imprimer

Extrême, Hank Vogel.jpgBon sang! Mais qui est donc ce type que l’on appelle Extrême? Ou Ekstrèm dans la langue du coin.

Pour le connaître, ne serait-ce qu’ un peu, il faudra peut-être attendre la fin de ce récit.

Par contre, pour le reconnaître, c’est très facile. Si vous croisez un mulâtre d’un cinquantaine d’années doublement masqué qui vous crie dessus en courant:

- Kite isit la, makak blan! Il n’y a plus de place au paradis.

Traduction: pars d’ici, singe blanc...

Si vous êtes un Européen, un Américain ou un Australien. De race blanche, je précise.

Et:

- Kite isit la, makak nwa! Il n’y a vraiment plus de place au paradis.

Traduction: pars d’ici, singe noir...

Si vous êtes un Africain, un Asiatique ou un Aborigène. C’est-à-dire, si votre peau est aussi sombre que l’aile du corbeau, de l’ébène ou du réglisse.

Vous pouvez être certain que c’est lui.

Seules les personnes, dont l’épiderme est proche du brou de noix et du cassis, ne risquent pas d’essuyer de tels affronts. Par miracle, elles échappent à sa discrimination ou passent totalement inaperçues. Allez savoir pourquoi! Mais mettront beaucoup de temps avant de l’apercevoir en chair et en os.

Moralité: le racisme n’est pas forcément une affaire de couleurs mais plutôt de nuances et de préférences...

Lien permanent 1 commentaire

Commentaires

  • Merci, on attend la suite.

Les commentaires sont fermés.