Double Tsar (25, à suivre)

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Double Tsar, Hank Vogel.jpgLe jeune travailleur de l’aube, comme moi, c’est-à-dire qui commence sa journée de boulot à quatre heures du matin et la termine à midi, a toutes les après-midi pour jouir du farniente. Certes! Mais toutes ses soirées sont courtes, archi courtes voire amputées à sa vie. Les plaisirs de la nuit, qu’ils soient de chairs ou spectaculaires, lui semblent interdits et sa jeunesse à moitié volée.

C’est frustrant!

Et la frustration engendre la colère et toute sa suite.

Heureusement pour moi, je ne fais pas partie de la race de ceux qui subissent et qui se taisent mais plutôt de celle de ceux qui réagissent et cherchent à se faire entendre. Jusqu’à la révolte, si nécessaire!

Le désir de justice coule dans mes veines, j’espère! Il brûle parfois, en moi, et me rend souvent haineux envers les rien-à-branler et les privilégiés de cette société pourri.

Je sais, je sens que le père de Maria ne m’aime pas. L’image de sa fille toute petite n’a pas évolué dans son esprit. Elle stagne dans sa cervelle telle une vieille icône cachée dans une église fermée au public.

On dirait que le fameux cordon ombilical qui reliait, unissait la duchesse à sa mère, c’était lui, c’est encore lui.

Tsar ou pas, celui qui en perdant une bretelle s’imagine déjà le cul à l’air, est incapable de voir la vérité toute nue, les choses telles qu’elles sont... Il fantasme à perte de vue, le pauvre, malgré son pouvoir et sa richesse...

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