Un salaud de bonne moralité (24, à suivre)

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Un salaud de bonne moralité, Hank Vogel.jpgYvette se blottit contre moi et me dit:

- Désolée, mille excuses! Je ne suis qu’une minable Française à moitié bourbine.

- Je le sais plus que bien, je confirme.

- Comment ça? Tu m’espionnes?...

- C’est moi qui ai pris ton inscription au bureau de la société des étudiants, tu ne t’en souviens pas?

- Si. Parfaitement bien.

- Alors?

- Les mythos ont parfois la mémoire courte, ils déconnent à tout bout de champ.

- Tu es mythomane?

- Par moment. Mais ça se soigne d’après mon psy... D’après lui aussi, j’ai dû subir un choc émotionnel à la mort de mon père.

- Tu l’aimais beaucoup?

- Plus que ma mère.

- Je comprends tout.

- Tu comprends quoi?

- La laestadienne d’un côté et l’ Écossais alcoolique mais vivant de l’autre...

- J’ai fantasmé... je me suis rappelé le dernier épisode d’une série finlandaise que j’ai regardé hier soir ou avant-hier à la télé.

- Cela me prouve clairement et une fois de plus que les médias ont une forte influence sur le comportement de chacun de nous... Et j’ajouterais à titre préventif: pour empêcher ou remédier à tout massacre intellectuel, il n’y qu’un seul remède: l’attention. Être ultra attentif à nos propres faits et gestes!

- Serais-tu philosophe à tes heures perdues?

- Pourquoi perdues?

- Je ne sais pas... Je disais ça comme ça... Pourquoi es-tu ainsi?

- Ainsi comment?...

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