On naît ange, on meurt démon (8, à suivre)

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On naît ange on meurt démon, Hank Vogel.jpgLe plafond l’invite à un voyage dans l’imaginaire.

- Bon sang qu’il est blanc, murmure-t-il.

Son esprit a bondi en arrière. Il s’est laissé séduire par le jeu mécanique des comparaisons.

Le plafond insiste. Il adore absorber les énergies poétiques.

Je suis libre, pense Charly... Où aller? Que faire!

Le jeune homme n’est pas pauvre; il y a deux ans de cela, il a touché une grosse somme d’argent. Un bel héritage.

Il faut que je rattrape le temps perdu, le temps volé, se dit-il. Il faut que je jouisse au maximum des plaisirs de la vie. Par les yeux. Par la bouche. Par les mains. Par le sexe.

Il s’imagine déjà... Accompagné. Ou dans les bras d’un belle blonde. Comme l’Allemande, la Néerlandaise ou la Suédoise du tea-room. Pourquoi pas? Elle a un corps sublime. Taillé par un sculpteur de génie. Un dieu plus artiste que psychologue. Un dieu joueur. Un dieu provocateur.

Le plafond est blanc et vide. Semblable à l’existence de Charly.

Il faut que je me trouve une compagne, une complice, une victime consentante, se dit-il, alors pourquoi pas elle?

Il faut, il faut, il faut... que de désirs, légitimes! Les salauds! Ses bourreaux sont intarissables. Quand disparaîtront-ils? Une fois pour toutes?

- Bientôt, bientôt! crie l’espérance...

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