Péril jaune (5, fin)

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Péril jaune, Hank Vogel.jpgUn long silence et je poursuis:

- D’après un psychiatre qui a failli me rendre fou, il y aurait trois sortes de bonne femme. La castratrice, l’aspiratrice et la propulseuse. Plus explicitement: celle qui t’empêche de te comporter comme un mâle toute la journée voire davantage, celle qui te prend pour son esclave et t’épuise jour et nuit... et, la sublime, celle qui ne pense qu’à ton bonheur et qui ne cherche qu’à te propulser dans les sphères du merveilleux même dans tes rêves. Mais probablement...

- Probablement?

- Non, rien... La jalousie n’a rien à voir avec l’amour et tout son bastringue, d’après lui.

- Lui qui?

- Le psy... Bien que... bien que...

- Que?

- Nos chères moitiés possèdent toutes ou ont possédé, pendant leur longue jeunesse pleine de grâces divines, une horloge, dite biologique, beaucoup plus utile que nos belles et nombreuses montres-bracelets qui ne servent qu’à bluffer.

- Et?

- Qui les rendrait parfois jalouses. Par réflexe! Le réflexe de conservation. Et la petite est très sujette à ça... Nous ne sommes finalement que des machines, camarade. Des marionnettes manipulées par le grand manitou.

Youri se frotte le front, se caresse la joue gauche, la droite, se pince le nez puis il me dit:

- Merci. Cela conforme mes doutes. Ping est une vraie salope tyrannique. Je transmettrai donc à mes supérieurs, en notre langage codé: trompée par son mari, le professeur Pong, elle a ouvert la porte du garage avant que ce dernier ne puisse mettre au point sa contre-machine.

Encore une histoire de fesses qui va nous foutre tous dans le pétrin!

Fin de la première mission.

Avertissement! C’était une œuvre de fiction. Donc: toute ressemblance avec des personnes et des faits réels n’était, n’est et ne sera que le fruit du pur hasard.

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