Un salaud de bonne moralité (6, à suivre)

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Un salaud de bonne moralité, Hank Vogel.jpgQu’ont-ils ces mousquetaires à vouloir m’enfermer dans un moule et en l’honneur de quel roi digne de confiance, il n’est pas encore né? me dis-je le soir, couché dans mon lit douillet. Douillet, grâce à Dieu! Ou plutôt à mes vieux! Je dois le reconnaître... Dès ma naissance, on a essayé de transformer ma petite cervelle de révolté, onto ou phylogénétique selon les heures, en une sorte d’éponge à vaisselle, douce et parfaitement absorbante. Hélas pour les notables et tant mieux pour moi, personne n’a réussi un tel exploit! Parents, oncles, tantes, maîtresses, belles et moches, professeurs, employeurs occasionnels, voire même des camarades d’université, surtout parmi les politisés et les plus bourges, ils m’ont tous saoulé avec leurs idées souvent contradictoires et leurs conseils à la mords-moi le nœud. Pour qui se prennent-ils, ces singes nourris aux cacahouètes sucrées? Pour des êtres sublimes sortis tout droit et debout de la cuisse de Jupiter? Certains, les chiants, prônent la liberté aux aurores et la tue au crépuscule en créant des règles ou des lois la concernant. Et les autres, les chiards applaudissent et les constipés se taisent et encaissent. Il y va de même avec l’amour du prochain, l’égalité des sexes et le respect envers l’animal. Quelle société de faux-culs et de pommés!

Et je m’endors...

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Commentaires

  • Les temps changent!

    Hier on disait: pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Aujourd'hui: pas de commentaires, bons commentaires.

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