• Staline et le dinosaure (6, à suivre)

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    Staline et le dinosaure, Hank Vogel.jpgEt bizarrement, tel un collégien qui cherche à tout prix à séduire sa prof de classe, je déballe le cœur battant la chamade:

    - A mon humble avis, un musée doit être un lieu vivant, animé, expressif, parlant, actif, agissant, remuant, vivace... l’ultime tribunal de notre conscience. Là où nos soi-disant incurables blessures se cicatriseraient enfin et disparaîtraient à jamais dans l’intérêt de tout le monde. Tout est dans la tête. Presque tout, ne soyons pas trop exigeants tout de même! Car il n’y a rien de plus versatile que notre mémoire. Malheureusement, de nos jours, tous ces glyptothèques et ces galeries où sont exposés les œuvres, les ouvrages et les objets particuliers que l’on a bien voulu exposer, la censure ayant donc passé par là, s’apparentent terriblement aux cimetières, couverts bien entendu. Aux catacombes peut-être, corrigerait ma timide maîtresse de français qui, pourtant, ne s’est pas gêné de me tripoter dans un mastaba lors d’une course d’école en Égypte... bon, bref! Je sens encore sa main gauche vibrer éperdument au fond de la poche trouée de mon pantalon... rebref! Tout y est. Le calme, les chuchotements, la mort, les regrets et les larmes parfois... et, par-dessus tout, où personne n’ose presser le pas pour attraper son bus. Une seule différence: dans les champs de repos, il n’y a point de gardien qui s’emmerde à cent sous de l’heure. Pardon, d’agent d’accueil et de surveillance! Moralité étatique oblige!... L’état! L’état? Voleur parmi les grands voleurs...

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  • Staline et le dinosaure (5, à suivre)

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    Staline et le dinosaure, Hank Vogel.jpg- Quand on s’énerve, on s’égare facilement dans l’univers des vocables et, pour ne pas trop perdre la face, on finit par inventer n’importe quoi, si possible quelque chose d’assez semblable. Telle une poule désorientée qui se met à couver les œufs de sa voisine.

    Je me frotte le front.

    - Vous avez raison, je parle trop, me dit-elle. Je suis venue jusqu’ici pour vous écouter et non pas pour divulguer mes problèmes personnels à un inconnu... bien que... bien que...

    - Bien que?

    - J’ai la vague impression de vous connaître depuis longtemps.

    - ...

    - Pas vous?

    - Quel est votre nom?

    - Je me suis déjà présentée.

    - En effet. Toutes mes excuses mais dans la confusion je ne l’ai pas retenu.

    - Quelle confusion? Nous sommes seuls, nous étions seuls...

    - Le mot est sans doute très mal choisi...

    - Anita Ekberg, ça ne vous dit rien?

    - C’est la fameuse actrice qui a joué dans La dolce vita de Fellini. Vous êtes sa fille ou sa petite-fille?

    - Elle n’a jamais eu d’enfant, à ma connaissance. Je plaisante! Et Anita Bergström? C’est moi...

    - Rien du tout.

    - C’est grave pour un conservateur!

    - Comment ça?

    - Pas de mémoire auditive ni visuelle... vous feriez mieux de rendre vos services aux archives de la police. Tans pis pour nous, passons à vos monstres! Je vous écoute...

    Staline et le dinosaure, hank Vogel.gif

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  • Staline et le dinosaure (4, à suivre)

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    Staline et le dinosaure, Hank Vogel.jpgSubitement, la Lapone de Kurravaara me dévore des yeux.

    Pour la première fois de ma vie, je me sens vraiment mal à l’aise. Jamais personne ne m’a regardé ainsi. Jusqu’à maintenant, forcément. A flipper comme une gonzesse, dirait mon ami Charly.

    - Vous... vous, je bégaie.

    - Vous quoi? réagit-elle, le visage crispé.

    - Vous... mes... ai-je... vous ai-je...

    - Du calme, Sven-Erik! me lance-t-elle... Je suis désolée, mon esprit était ailleurs. Je pensais à mon connard de mari.

    Un ouf gigantesque quasi grotesque s’échappe de ma bouche.

    Curieux de nature du moindre détaille superflu mais surprenant, je lui demande:

    - Sven-Erik, c’est votre ex?

    Elle éclate de rire puis elle me répond joyeusement:

    - Pas du tout! Sven-Erik, c’était à la place de Raoul chez les Belges et les Frouzes, l’ami Sam chez les Amerloques ou los amigos chez les Latinos... C’est une expression.

    - Une première pour moi, façon de dire.

    - Pour moi aussi.

    Je fronce les sourcils.

    Elle s’explique:

    - Quand on s’énerve, on s’égare facilement dans l’univers des vocables et, pour ne pas trop perdre la face, on finit par inventer n’importe quoi, si possible quelque chose d’assez semblable. Telle une poule désorientée qui se met à couver les œufs de sa voisine...

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  • Staline et le dinosaure (3, à suivre)

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    Staline et le dinosaure, Hank Vogel.jpgElle sourit d’un air narquois. Puis, quasi au ralenti comme un bradypus variegatus, elle sort de la poche de sa veste en jeans un stylo-bille Montblanc et un beau calepin feutré, tous deux destinés sans doute aux longs ou aux profonds interviews, et me dit:

    - Je m’emporte parfois malgré moi mais je suis une journaliste intègre jusqu’au bout de mes ongles. Je ne n’appartient pas à cette catégorie de bonnes femmes qui, pour obtenir du galon ou de la notoriété, se laissent facilement tripoter voire plus par leur supérieur hiérarchique et qui dix ans plus tard l’accusent de harcèlement ou de viol. Nullement! Jamais! Ni à la saint-glinglin! Celui qui s’apprête à me foutre sa main au cul risque fort de se retrouver illico presto à l’hôpital. Alors, s’il vous plaît, dans notre intérêt commun, tâchez de vous tenir à carreau, monsieur le conservateur.

    - A carreau? je m’étonne.

    - Tâchez de contrôler vos pulsions, reformule-t-elle.

    Je me gratte la tête et lui demande:

    - Mais qui donc vous a raconté des salades sur moi? Et puis... un interview n’est pas un entretien d’embauche, que je sache!... Non?... Avez-vous l’intention de postuler chez nous, pour un poste rédactionnel? Pour l’instant, je suis seul dans ce présumé capharnaüm. Seul avec Staline et un dinosaure...

    - Staline? s’inquiète-t-elle.

    - En carton-pâte, tout en blanc...

    - Le Iossif Vissarionovitch Djougachvili, surnommé Sosso?...

    - Même ainsi, il vous inquiète?

    - Pas lui mais ses apologistes et ses détracteurs.

    - Mais un musée est fait pour cela. A mon avis. Mon musée en tous cas... Le passé mérite d’être revu, rejugé régulièrement... tel un complice, un coupable ou un innocent injustement condamné. C’est toujours les vainqueurs qui écrivent l’histoire, forcément à leur convenance. Jamais les vaincus. Eux doivent se contenter d’avaler tous les mensonges, toutes les erreurs...

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  • Staline et le dinosaure (2, à suivre)

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    Staline et le dinosaure, Hank Vogel.jpg- Je comprends.

    - Vous comprenez quoi?

    - Vous permettez que je sois franche avec vous?

    - Je ne demande que ça.

    - Je pense que derrière vos diverses apparences libertines se cache ou se cacherait un jeune homme pointilleux et susceptible.

    - Un journaliste qui emploie trop souvent le conditionnel est un mauvais journaliste. Il ferait mieux de travailler dans la police où le doute  est le seul stimulant, excitant, poison très souhaitable pour la plupart des inspecteurs...

    - Vous ne les aimez pas, n’est-ce pas?

    - Qui ça?

    - Les flics, pardi! Qui d’autres...

    - Ce sont eux qui me détestent!... Mais au fait, pour quoi êtes-vous venue au juste? Pour m’interroger sur mon passé de petit voyou et me narguer ou pour vous renseigner sérieusement sur mes démarches novatrices, bénéfiques à l’humanité toute entière?

    Elle sourit d'un air narquois. Puis, quasi au ralenti comme un bradypus variegatus, elle sort de la poche de sa veste en jeans un stylo-bille Montblanc et un beau calepin feutré, tous deux destinés sans doute aux longs ou aux profonds  interviews, et me dit:...

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  • Staline et le dinosaure (1, à suivre)

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    Staline et le dinosaure, Hank Vogel*.jpgA ma naissance, j’étais déjà quelqu’un grâce à mes parents, mes grands-parents et tous mes arrière-grands-parents.

    Et durant toute mon enfance, on m’a aimé, gâté, choyé comme un prince.

    Suite à cela, mais surtout grâce aussi aux nombreux amis de ma famille et de mes copains de collège qui m’ont soutenu et aidé aux pires moments de ma jeunesse, j’occupe actuellement le poste de conservateur de musée.

    A vrai dire, je viens tout juste d’être engagé.

    Forcément, j’appartiens au clan invincible des von Adler du Toggenbourg.

    Un pour tous, tous pour un jusqu’au portail de l’enfer! C’est notre devise.

    Enfin, enfin et enfin! Tant pis pour les acerbes envers la redondance, plutôt lettreux que littéraires, j’ai enfin trouvé un boulot dans une région totalement libre pleinement ouverte à la liberté d’expression.

    C’est lundi 23 mars... Le troisième jour du printemps. Je convoque la presse locale, pour commencer.

    Une journaliste stockholmoise native de Kurravaara se pointe chez moi, furieusement et sans me prévenir.

    - Est-ce bien vous qui avez déclaré à un ministre européen que seul au cabinet des estampes on n’ose pas faire la grimace? me demande-t-elle, après s’être présentée et excusée pour son manque de civilité, bien entendu.

    - Tirer des grimaces et non pas faire la grimace, j’ai prononcé! je lui réponds en souriant. Mais comme ce pauvre monsieur est un Français de la vieille école, il a préféré se fier à son cher Littré et modifier sans le savoir le sens de ma soi-disant déclaration... Vous saisissez la différence?...

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  • Sven (15, fin)

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    Sven, Hank Vogel.jpgL’homme a créé sept merveilles. Dites les sept merveilles du monde.

    Pour rappel: la pyramide de Khéops à Gizeh en Égypte, les Jardins suspendus de Babylone, la statue de Zeus à Olympie, le temple d'Artémis à Éphèse, le mausolée d'Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d'Alexandrie.

    Quant à Dieu, notre père bien aimé pour ceux qui l’adorent, par modestie et par goût des formes en mouvement et de l’équilibre, il s’est contenté de n’en créer qu’une seule: la femme.

    Un monstre sacré ou un sacré monstre. Chacun est libre de choisir ce que bon lui semble.

    C’est pareil avec la suite de cette histoire.

    Malheureusement, pour un homme qui a de la peine à compter, autrement qu’avec des chiffres, la femme est trop multiple à ses yeux pour lui faire confiance.

     

    Prochainement, comme au cinéma ou presque:

    Staline et le dinosaure, Hank Vogel*.jpg

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  • Sven (14, à suivre)

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    Sven, Hank Vogel.jpgUne année s’écoule. Chargée de nombreuses rencontres mais toutes vaines. Inutiles à mes ambitions amoureuses voire poétiques.

    La doublure de mon de âme, mon âme sœur, doit bien se trouver quelque part, non? me dis-je. Oui mais où? Bordel!

    Mais voilà! Paresseux et désœuvré tel un ministre en fin de mandat, j’ai plus tendance à roder autour des tire-pipes qu’à participer à une chasse à courre. Je suis plus attiré par la délinquance que par le snobisme. La facilité que l’effort.

    La récidive est donc inévitable.

    Alors, forcément, je retourne au royaume des mille et un péchés monnayés. Là où tout est permis sauf de croire au Père Noël.

    L’argent encourage souvent le vite fait sur le gaz. Hélas et tant mieux pour les minables de mon espèce.

    Et, comme deux fois vaut mieux qu’une, en me rendant à mon hôtel, je me trouve nez à nez avec Sven...

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  • Sven (13, à suivre)

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    Sven, Hank Vogel.jpgTrois mois plus tard, je reçois un coup de fil de l’étranger.

    - Ça va? me demande Sven, d’une voix fluette, inhabituelle venant de sa part.

    - Couci-couça, je lui réponds tout étonné.

    - J’ai passé à l’hôtel pour te rendre l’argent mais tu n’étais plus là.

    - Quel argent?

    - Ton fric!

    - ...

    - Celui que tu m’as prêté.

    - Tu te trompes, je ne t’ai jamais rien prêté...

    - Comment ça? Et les 3000 bahts alors?

    - C’était ton salaire.

    - Mon salaire pourquoi, de quoi?

    - De... de... d’accompagnatrice touristique.

    - C’est comme ça que tu me vois?...

    - Tu es chez qui?

    - Une amie.

    - Une amie ou un... un accompagné?...

    - Je pense beaucoup à toi, tu sais. Et toi?

    - Ça m’arrive.

    - Il faut que je te laisse. A bientôt...

    Et elle raccroche rapidement.

    - A bientôt? je murmure. Elle garde encore espoir, la pauvrette.

    Et forcément, une mer d’idées préconçues et de pensées malsaines inonde ma petite cervelle de bourge et de fils de bourge.

    Sûrement, elle m’a appelé pendant que son connard de client était sous la douche, me dis-je entre autres...

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  • Sven (12, à suivre)

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    Sven, Hank Vogel.jpgLe lendemain, je m’envole pour le pays de mes ancêtres. Enfin presque. Plus au sud. Là où la poste fuit les ténèbres mais où le luxe a tendance à les rejoindre, ironiserait ma concierge progressiste. Étrangère forcément.

    Post tenebras lux! Jean Calvin! Le premier frontalier despote qui a su en toute quiétude asservir les Genevois et diaboliquement condamner à mort Micel Servet, médecin de génie et serviteur de la liberté de pensée.

    A l’aéroport de Genève personne ne m’attend. Ni mon ex femme, miraculeusement désolée, ni mes enfants, ni ma maîtresse et complice de mon désastre familial, ni ma nouvelle tendre amie, ni mon plus fidèle vieux copain, strictement personne.

    Mon divorce avec ma supposée éternelle moitié a fait de moi un célibataire socialement et mentalement déplumé. Pire qu’un coq prêt à passer au four. J’exagère! Bien entendu! Le coupable qui se repentit aussitôt avec beaucoup de sincérité surévalue souvent son crime.

    Mon lourd paquetage d’explorateur en herbe sur le dos, je saute dans un bus, direction la place Neuve, je grimpe la rampe de la Treille, je m’assieds un bref instant sur le banc le plus long du monde où, lors de mon intrépide jeunesse, j’ai échangé des centaines de baisers avec de nombreuses belles rêveuses en quête de leur prince charmant et finalement, comme un chien la queue entre les jambes, je rentre chez moi au 15 bis de la rue Saint-Germain.

    Et, et, et...

    Que le Ciel me pardonne, je maudis celui ou celle qui a eu la stupide idée de créer l’homme à son image...

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  • Sven (11, à suivre)

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    Sven, Hank Vogel.jpgErrer en méditant comme une brebis égarée dans le désert ne me permettra sûrement pas de rencontrer le moindre messie, me dis-je. Bien que la méditation est moins égoïste que la prière.

    Je décide donc de rebrousser chemin, en toute hâte.

    A peine arrivé à l’hôtel, la réceptionniste m’annonce, en me tendant la clé de ma chambre, d’une voix fébrile:

    - Votre épouse m’a forcée de lui prêter 3000 bahts que j’ai aussitôt ajoutés à votre note. C’était pour affaire urgente, paraît-il. J’espère que j’ai bien fait.

    Je souris jaune. Vraiment jaune. Pour la première fois de ma vie.

    - Je n’aurais pas dû? me demande-t-elle, toute embarrassée.

    - Si, si, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles à part que je suis célibataire, je lui réponds en lui arrachant la clé avec violence...

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  • Sven (10, à suivre)

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    Sven, Hank Vogel.jpgJe quitte le café-restaurant.

    Je déambule dans les rues. Dans l’espoir de vider ma mémoire, de remettre les compteurs à zéro. Quelle naïve et prétentieuse intention à la fois!

    - Qu’est-ce que je fous là dans cet immense bordel à ciel ouvert? je me demande. Où au moindre regard admiratif on me propose une partie de jambes en l’air. En couple. En groupe. Ou en famille. On dirait que la pédophilie n’est point un crime si les parents sont consentants. Drôle de moralité! Effrayante pour un type comme moi, un produit standard issu d’un milieu standard. Standard? C’est-à-dire: équilibré, normal, ordinaire, sans originalité, non raffiné, non sophistiqué sexuellement. Un baiseur conventionnel qui se branle de temps à autre faute de partenaire, dirait ma concierge bien aimée... Mais heureusement pour les uns et malheureusement pour les autres, les mentalités changent au fil du temps. En bien ou en mal. L’occident n’échappe pas à cette vaporeuse règle. Les prédateurs déguisés en charmeurs, applaudis et protégés par une élite d’intellectuels soi-disant libérateurs hier, sont systématiquement démasqués et se retrouvent presque à poil et totalement désarmés face à des juges populistes et des journalistes déchaînés aujourd’hui. Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise, dirait peut-être le sage. Finalement, tout n’est que spectacle. La vérité me fait souvent penser à un caméléon qui tire sans cesse la langue...

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  • Bonne année 2020!

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    Bonne et heureuse année 2020! A tous ceux qui le souhaitent, bien entendu...

    Quelques petits commentaires personnels:

    Saint-Pétersbourg: Beaucoup de lumières mais peu de feux d'artifices cette année, paraît-il. Question d'économie ou de moralité écologique?

    Monsieur Carlos Gohsn: Bravo et bonne chance! En effet, au pays du Soleil Levant, la liberté se lève toujours à l'ouest.

    Monsieur le Pape François: Pas de panique cher Saint-Homme! On ne crucifie plus personne de nos jours et encore moins pour un caca nerveux. Votre retraite, si proche et si dorée, vous irrite autant que ça?

    Mesdames et Messieurs les élus des élus helvétiques: Julian Assange est-il vraiment à l'opposé de Guillaume Tell? Qui sont actuellement les véritables ennemis de la Suisse et de l'humanité? Pourquoi ce silence dû a une neutralité ancestrale?

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