La mouche de Saint Pierre (30, à suivre)

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Hank Vogel, la mouche de Saint Pierre.jpgLe vide, le beau et l’éternité! J’ai connu cela dans l'Himalaya. Sur un route déserte près de Skardou. Une sensation étrange qui n’a duré qu’une fraction de seconde. Mais quelle fraction! Un éclair de béatitude. Le passé, le présent et l’avenir ne faisaient qu’un. L’unique. L’indivisible. Pas de question et forcément pas de réponse. C’était ce qui est: la vie. Tout était possible. Et pourtant avancer et reculer n’avaient aucun sens. J’étais bien dans ma peau. Parfait dans mon esprit. Je volais, je planais...

- Bzzzzzzzzzzzz...

Qui encore dans cet autre vide qui sens l’absence et l’abandon?

- Zzzzzzzzzzzzb...

- Tu as du plomb dans l’aile, l’ami?

- Zzzzzzzb... Bzzzzzz... C’est un problème dû à la pollution, camarade!

- Où es-tu? Je ne te vois pas.

- Moi, je te vois.

- Alors approche-toi de moi.

- Je ne peux pas.

- Pourquoi?

 

Lien permanent 2 commentaires

Commentaires

  • Cher monsieur Vogel on ne peut que déplorer le manque de savoir vivre de certaines mouches qui n'ont de cesse de venir vrombir aux oreilles des *siesteurs* ayant pour un temps réussi à faire le vide dans leur esprit/rire
    Très belle fin de journée pour Vous Cher Monsieur

  • Et si les mouches n'étaient que des anges en première année enfantine? La sieste est un excellent lieu d'exercice avant le repos éternel.

    Bon samedi, chère LOvejoie.

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