Mes rêves sur mon front (35, à suivre)

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 Dans mon enfance, la vie m’a poignardé à plusieurs reprises et j’ai toujours pleuré en cachette, sans rien dire à personne. Mais mon cœur porte encore les cicatrices de ses nombreux coups.
 De temps en temps, le souvenir de l’un d’entre eux me vient à l’esprit. Ce qui m’oblige à sortir un stylo de mon vieux plumier d’écolier, tel un fusil de son fourreau, et à me mettre à écrire.
 Si mon père ne m’avait pas offert très tôt des tubes de gouache, des pinceaux et une boîte de crayons de couleur, quelle arme sortirais-je aujourd'hui de ma poche face à la moindre injustice sociale?
 Grâce à mon père, au dessin, à la peinture, à l'écriture et au cinéma, j’ai évité le pire.

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 Les parents les plus adorables donnent tout à leurs enfants et ne réclament jamais rien en retour. Tout le contraire des états, même les moins corrompus.

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