Un vide trop plein (1, à suivre)

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 Rires. Larmes. Aucun récit ne me convient. Aucune philosophie n’est susceptible de me séduire totalement. Les dieux me charment. Seul Dieu est un casse-tête. Et les hommes, des casse-pieds de la tête au pieds. Tandis que les femmes sont des casse-foyers de la tête aux fesses ou des  pieds aux fesses. J’aimerais prendre racine à l’aube d’un hiver glacial quand la mort refuse tout compromis. Aux heures creuses de ma mémoire, de préférence. Le vite fait sur le gaz ne m’intéresse plus. Il me faut la gloire ou le verbe aimer conjugué à la perfection pour moi tout seul. Il me faut du temps à plein temps. Il me faut un toit sans  toi ni moi. Un toit avec nous, un nous sans vous ni les autres. C’est compliqué. Les gens viennent puis repartent. Leurs images demeurent. Pas forcément pour l’éternité mais elles demeurent dans ma si douce et agréable demeure. Ma chambre à coucher est inondée de vieilles énergies réduites au silence. Tout ce qui a été fait n’attire plus personne. La promesse et le geste poétique font salle vide, ils ne font plus la une des journaux. Même pas la une de la rubrique des chiens écrasés. Qui suis-je? Que fais-je là? Questions sans réponse. Probablement. À moins que je décide d’être quelqu’un, quelqu’un de bien. Un poète célèbre, un artiste célèbre, un chercheur célèbre, un charmeur célèbre ou un révolutionnaire célèbre. À moi de décider. Vais-je décider? En disant cela, ai-je déjà décidé? Probablement. Que de probabilités dans une existence!... à suivre

 

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