• L'œuf et la fourmi

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    Gripen, salaire minimum... je voterai selon mon rêve...

     

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  • L'homme de Skardou (extrait)

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     L'homme de Skardou2.jpgSalut à toi, Grand Barbu! J’ai envie de rire. Malheureusement, mon âme est monotone. Ma psy me l’a dit. Sans doute parce que je le lui ai dit. Je lui ai donné cette image. D’homme monotone. D’homme qui voit tout en gris. Gris comme l'asphalte. Gris comme le béton. De cette ville où je vis... Où j’avance à petits pas. Ou un pas en avant et la moitié d’un autre pas en arrière. C’est possible, non? Mais j’avance. À ma manière. Avec mes moyens. Avec mes souffrances. Avec ma monotonie dans la tête. Et l’image que j’ai donnée à ma psy. Être reconnu par l’autorité de ma ville. Ou plutôt de mon village. C’est plus juste. Car après une heure de marche, on est déjà à la campagne. Au contact de la nature. Mais cela est une autre question... Oui, je marche, mon ami. Mon père, mon frère, mon fils, mon meilleur complice. Je marche dans ma ville. L’air perdu. Le ventre vide. Les poches légères... Les souliers à peine cirés. Oui, je marche aussi dans ma ville. Et rien ne se passe. Que dois-je faire, Seigneur? Je veux juste rire. Rire un peu. Rire de moi, éventuellement. Ou ne rire que de moi. C’est plus correct via-à-vis des autres. Ces autres qui ne m’ont jamais fait rire. Ces autres si préoccupés par leurs problèmes. Leurs histoires sans queue ni tête. Ou leurs histoires avec trop de queues et peu de têtes. Que dois-je faire, camarade? Oublier l’asphalte et le béton? Oublier tout ça et regarder le ciel? Ton ciel. Mais il est gris aussi. Gris comme l’asphalte. Gris comme le béton. Gris comme la grisaille. Gris comme la poussière qui s’accumule sous mon lit. Gris  comme ce gris fait de noir et de blanc. Gris comme cette barbe que je pourrais laisser pousser. La tienne est blanche. Toute blanche. Pareille à la blancheur de ma page blanche. Vierge. Avide d’amour et d’éternité. Oui, c’est vrai, j’attends beaucoup de ma page blanche. Beaucoup de mots venant de toi. Et passant par moi. Par ma cervelle. Par cet instrument si fabuleux. Que tu m’as offert à ma naissance. Que tu m’as offert si modestement. Si naturellement. Que dois-je faire, Seigneur? J’aimerais rire un peu. Juste quelques rires. Même un rire me suffirait. Cela me permettrait d’oublier l’homme gris que je suis.  Et peut-être aussi l’asphalte, le béton, ton ciel gris et la poussière sous mon lit. Oui, j’aimerais oublier tout ça. Que dois-je faire, mon ami? Que dois-je faire, Bon Dieu?

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  • Journal d'un singe (47, fin)

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    188
     La femme est un vampire qui opère le jour et qui se transforme en fée la nuit.

    189
     Les femmes sont bonnes à croquer mais mauvaises à digérer.

    190
     Main molle cache son homme. Main ferme cache l’enfance.

    191
     Les héros meurent à rebours.

    192
     Un singe en enfer fait fuir les démons.

     Un homme honnête fait fuir les banquiers.

    193
     L’homme qui tremble devant une femme se souvient de sa mère.

    194
     Le vin ne tue que les nostalgiques.

    195
     Du vin et du pain à table, c’est déjà un festin.

    196
     Vin acide, vin de singe.

    197
     Un verre de vin et j’entre dans le jardin des anges.

     Un verre de trop et j’entre dans celui des démons.


    198
     Les maîtres qui corrigent à l’encre rouge devraient se mettre du rouge aux lèvres.

    199
     Elle me voulait à sa table, elle me voulait dans son lit mais elle ne me voulait pas comme j’étais.

     Je n’ai pas bougé de mon arbre et je me suis contenté d’une banane.

     Une vie de singe vaut plus qu’une vie de prisonnier.

    200
     - Voici tout ce que j’ai ruminé. Ai-je droit à une médaille maintenant ou faut-il que je retourne sur mon arbre? dit un poète à un sage en lui montrant tout ce qu’il avait écrit.

     Et le sage lui répondit:

     - L’un n’empêche pas l’autre. Mais la plus belle récompense, tu l’as déjà reçue.

     - Laquelle? demanda le poète, tout étonné.

     - Tu as ruminé, répondit le sage.

     Le poète se gratta la tête. Puis il demanda au sage:

     - Alors, selon toi, que dois-je faire maintenant? Je continue à ruminer ou je m’endors sur mes lauriers?

     Et le sage lui répondit:
     
     - L’un n’empêche pas l’autre. Mais tu t’es  déjà endormi.

     - Depuis quand? demanda le poète, tout agité.

     - Depuis que tu es venu me voir, répondit le sage.

     Alors le poète retourna au pied de son arbre et se mit à méditer.

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  • Journal d'un singe (46, à suivre)

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    171
     Chez les Hunzas, on se marie pour la vie.

     Comment font-ils pour vivre si vieux?

    172
     Chez nous, on se marie et on se remarie pour la survie.

     On sort d’une noyade et on replonge aussitôt. On a à peine le temps de respirer.

    173
     Chez les Hunzas, les fées sont dans les montagnes. Au-delà de trois mille mètres d’altitude.

     Chez nous, les fées sont dans les livres. Aux supermarchés.

    174
     Un séducteur, c’est un coq qui ignore l’œuf.

    175
     On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

     C’est pourquoi, je préfère les œufs durs. On ne casse rien, ou presque, on épluche...

    176
     J’ai fui B.B. parce qu’elle me faisait penser à un singe qui ne peut pas se passer de sa cage.

     Elle ne comprenait pas que je pusse vivre sans voiture.

    177
     Le verbe aimer, on ne devrait pouvoir le conjuguer qu’au présent.

    178
     Auberge fermée, lanternes éteintes.

    179
     Temple fermé, dieux absents.

    180
     Celui qui annonce sa couleur, annonce la moisissure.

    181
     Celui qui fait de son corps le temple de ses œuvres sera déçu dans sa vieillesse.

    182
     Le culte de soi n’attire que les curieux...

     Un fois le culte terminé, le prédicateur passe à la caisse.

    183
     G.R. est une femme divorcée qui dort avec ses peluches (des singes).

     Y aura-t-il un jour assez de place dans son lit pour un homme?

    184
     Un rire forcé c’est comme un chameau à trois pattes, on hésite à continuer le voyage.
     
    185
     Nous sommes toujours assis entre deux deux chaises.
     
     Quand nous mettrons-nous à table?

    185
     Je connais quelqu’un qui n’avait trois fois rien et qui mange maintenant comme quatre.

     Était-il fort en arithmétique?

    186
     Mentir, c’est inventer des histoires dont le héros est un trappeur qui ne cesse de sauter d’une histoire à l’autre pour éviter de se faire prendre par ses propres pièges.

    187
     Mon père aurait dû naître un premier avril. Il est né trois jours plus tard.

     Pourtant, il est loin d’être un farceur... à suivre

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  • Journal d'un singe (45, à suivre)

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    169
     Si Dieu était mon frère, je l'appellerais maman.

     Absurde? Non, Dieu est inconcevable.

    170
     Dieu créa l’homme à son image... Et selon Darwin, l’homme descend du singe.

     Dieu, comment était-il au commencement?... à suivre

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  • Journal d'un singe (44, à suivre)

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    163
     Peut-on définir un homme en un seul mot et sa vie en une seule phrase?

     Alors pourquoi m’insultez-vous?

    164
     Une femme sans enfants, c’est comme un ciel sans étoiles.

     La voie lactée, ce n’est de la poudre aux yeux.

    165
     Une femme en vaut une autre pour celui qui a été déçu de la première.

    166
     La haine, c’est de l’amour surchauffé.

     Quelqu’un a dû oublier d'éteindre le gaz.

    167
     Celui qui pleure sur son sort crache sur son passé.

     Même mauvaise, la soupe permet de grandir.

    168
     À Hanoï, j’ai connu une jeune marchande de légumes qui avait des mains de fée.

     La soupe de légumes est devenue mon plat préféré... à suivre

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  • Journal d'un singe (43, à suivre)

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    158
     Celui qui n'aime pas ses parents pourra-t-il un jour aimer d’autres parents?

     Il faut vraiment avoir soif pour échanger une fontaine gelée contre un verre d’eau (fraîche).

    159
     Pour les enfants: une mère, c’est un père qui transpire deux fois plus.


    160
     Mentir pour mentir, c’est jouer à cache-cache avec personne.

    161
     Bouddha donna une fleur à Lao Tseu.

     Lao Tseu regarda la fleur et la lança dans le vide.

     Plusieurs siècles plus tard, Omar Khayyam ramassa la fleur, la regarda aussi, la mit dans un vase et il se versa un verre de vin.

    162
     Pour rire ou pour pleurer, la femme n’arrive jamais à l’heure... à suivre

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  • Journal d'un singe (42, à suivre)

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    154
     Vivement le jour du jugement dernier! Ce jour-là, je serrai enfin bien jugé.

    155
     Le jour de ma mort, je dirai à Dieu:

     - Où allons-nous, ce soir? J’en ai assez des spectacles.

    156
     Je connais un Anglais qui ne sortait jamais  sans son parapluie.

     Il ne se mouillait jamais pour quoi que ce soit.

    157
     Je n’ai jamais monté un bateau à qui que ce soit. De peur de me noyer le premier... à suivre

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  • Journal d'un singe (41, à suivre)

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    151
     Quand j’étais petit, je rêvais de devenir grand. Aujourd’hui, je regrette d’avoir trop rêvé pour pas grand-chose.

    152
     Je n’attends rien de la vie. La vie attend-t-elle quelque chose de moi?

    153
     J’ai entendu dire qu’il y a de plus en plus de vieux qui prennent une banane au petit déjeuner.

     J’espère que les singes ne mourront pas de faim... à suivre

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  • Journal d'un singe (40, à suivre)

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    145
     Je peins, j’écris, je réalise des films... Quand cesserai-je d’imiter les autres.

    146
     Imitation rime trop bien avec limitation.

    147
     Vivre à la campagne sans sa compagne, c’est mener une vie monastique.

     Sauf quand la femme du boulanger est plus souvent au moulin qu’au four.

    148
     Je n’attends pas une femme plus d’un quart d’heure. Car au bout de dix minutes, je pense déjà à une autre.

    149
     La femme qui attend trop d’un homme se trouvera tôt ou tard dans une voie de garage.

     Même les expertes passent au contrôle.

    150
     Ma femme me manque, ma mère me manque, mes enfants me manquent, tout me manque... sauf Dieu car je n’arrête pas de lui parler... à suivre

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  • Joyeuses Pâques!

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     Joyeuses Pâques à tous! Dans la simplicité la plus totale, loin de toutes ces singeries religieuses qui ridiculisent le vrai message de Jésus, de Bouddha et des poètes: l'amour. Car dans le véritable amour, il n'y a point de place pour la mise en scène.  


     

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  • Journal d'un singe (39, à suivre)

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    139
     Un curé ou un pasteur qui dit à un paroissien va en paix mon fils, cela me fait penser à une pute qui dit je t’aime à son client.

    140
     Un curé sans sa soutane est-il toujours un curé?

     Cessez de fantasmer, Mesdames!

    141
     Il n’y a que moi qui travaille dans cette maison, dit l’un.

     Non, ce n’est pas vrai, c’est moi  qui travaille le plus, dit l’autre.

     Ils ont tous les deux raisons, on ne peut pas  regarder deux nombrils à la fois.

    142
     L’homme va de gauche à droite. Le singe,  de bas en haut. Pour avoir plus de soleil mais moins d’ombre.

    143
     L’amour est un papillon que la fleur nourrit et que l’oiseau dévore.

    144
     Le singe inventa la grimace. L’homme, la parole. Le savant le signe.

     Le sage n’inventa rien mais il sourit... à suivre

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  • Journal d'un singe (38, à suivre)

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    137
     La dictée: la première des persécutions.

     Le calcul oral: des mantras pour futur comptable ou banquier.

     La grammaire: une grand-mère qui n'aime pas ses petits enfants.

     La composition: un enfer pour celui qui n’a rien à dire et qui parle trop en classe.

     Le dessin: une porte de sortie.

     La récréation: la dernière des libertés.

     Les maîtres: des bourreaux victimes de leur savoir. Certains feraient bien d’apprendre à nager.

     L’école: une prison sans fil de fer barbelé.

    138
     Je comprends maintenant pourquoi Jacques Guidon dessine toujours pendant les réunions du comité de l’AUPS (association des universités populaires suisses). Nous n’avons jamais de pauses. Ou que très rarement... à suivre

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  • Journal d'un singe (37, à suivre)

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    133
     Enfermez un dictateur dans un asile et c’est la grande évasion des fous. Sans lui, bien entendu.


    134
     Un dictateur, ça se mesure déjà à ses singeries.

    135
     Je me trouve beau aujourd’hui.
     
     Mes lunettes sont-elles propres?

    136
     Celui qui parle souvent d’échange a dû souvent se faire rouler au change... à suivre

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  • Journal d'un singe (36, à suivre)

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    129
     La guerre des étoiles aura lieu quand nous seront tous des stars.

    130
     La guerre des singes aura lieu quand tous les singes se seront convertis au christianisme.

     Certains se demanderont: Jésus était-il un dieu ou un singe?

    131
     La viande de singe, je n’ai jamais osé en goûter, de peur de prendre goût au cannibalisme.

    132
     On n’osera jamais persécuter les singes, comme on a persécuté les premiers chrétiens, les Juifs ou les Indiens d’Amérique. Car il y a de moins en moins de places dans les jardins zoologiques. Et leur culture n’est pas à envier.

     Bien que... à suivre

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  • Journal d'un singe (35, à suivre)

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    126
     Dites-moi merde et je vous offrirai des roses. Mes joues sont déjà prises.

     Offrez-moi des roses et je vous direz merde. Je n’ai plus de vase chez moi depuis que ma fleuriste est morte.

     Offrez-moi plutôt de la confiture de roses. Je suis plus gourmand que visuel.

     Offrez des bananes aux singes et non pas des roses. Ils sont comme moi, ils n’ont pas de vase.

     Offrez-moi du vent et je partirai comme un courant d’air.

     Offrez-moi la chance de ne rien devoir vous offrir et nous irons ensemble cueillir des fleurs.

    127
     Celui qui donne pour recevoir, vend et achète à la fois.

    128
     Le jour où les Juifs et les musulmans auront cessé de chasser la colombe, ils iront ensemble à la pêche.

     Et la pêche sera miraculeuse ce jour-là... à suivre

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  • Journal d'un singe (34, à suivre)

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    117
     L’homme sort d’un trou pour finir dans un autre. Entre temps, il passe sa vie à éviter les crevasses.

    118
     J’ai rendez-vous avec B.B. Elle rêve d’un complice pour la vie.

     Encore une que je risque de décevoir.

    119
     Mon arbre est solide. La branche sur laquelle je suis assis est également solide. Il n’y a que moi qui suis fragile.

    120
     Une femme qui entre dans les ordres, sort du marché.

     Il y a une consommatrice en moins et une consolatrice en plus.

    121
     J’ai aimé beaucoup de femmes. Mais celle que j’ai vraiment aimé, vraiment vraiment, c’est ma femme... Maintenant, je peux le dire, après avoir si bien goûté au fruit défendu.

     Les fruits, ce sont les meilleurs remèdes contre la constipation. Mais il ne faut pas en abuser.

    122
     Un musulman qui boit du vin a-t-il lu Omar Khayyam?... à suivre

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  • Journal d'un singe (33, à suivre)

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    110
     Celle qui baisse rapidement sa culotte, grossit son bas de laine et se retrouve vite à la porte.

    111
     L’amour n’est pas un jeu d’enfant. Que d’adolescents en souffrent!

    112
     C’est vrai, toute vérité n’est pas bonne à dire. Et toute beauté est-elle bonne à voir?

    113
     Vivre dans le mensonge, c’est épuisant et douloureux. Car on fuit sans cesse et on trébuche souvent.

    114
     Mieux vaut être mal vu que d’être ignoré.

     Il y a toujours un opticien dans chaque quartier.

    115
     Lors d’une conversation, B.B. me dit:

     - J’ai toujours eu peur des singes.

     Et des hommes?

    116
     La peur n’est rien sans la pensée. Comme l’homme n’est rien sans la la femme.

     Il faut cesser de regarder son nombril... à suivre

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  • Journal d'un singe (32, à suivre)

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    105
     Mon ami V.C. rêve de faire de grands films. Il est en train d’en réaliser un petit actuellement. Une histoire de trains. Mais il en souffre terriblement. Car les trains ne sont jamais à l’heure et les techniciens sont souvent absents.

     Ce réalisateur, qui débute dans ce métier à la fois gratifiant et démoralisant, a compris que la réussite d’une œuvre cinématographique, qu’elle soit grande ou petite, dépend de toute une épique et principalement des circonstances de la vie.

    106
     Vérité ou mensonge? Moi, j’ai toujours dit la vérité. Car, pour moi, le mensonge est une vérité dans un monde inconnu.

    107
     Ma psy, après des mois de face-à-face, me chassa de son cabinet en me disant:

     - Vous êtes guéri maintenant.

     C’est vrai, je n’avais plus rien à lui dire, j’avais retrouvé mon stylo.

    108
     Les fous, et nous sommes nombreux sur cette terre, m’ont toujours donné de bonnes idées.

     Ma psy également.

    109
     On ne m’a jamais enfilé une camisole de force, on m’a toujours forcé à baiser mon pantalon... à suivre

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  • Journal d'un singe (31, à suivre)

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    102
     Mon ami le photographe, toujours du miraculeux et il faudra que je m'explique à ce sujet, m’a dit hier soir en buvant un bière chaude, c’est son truc:
     
     - J’ai failli mourir un jour. J’avais quatorze ans. C’était dans la mer Noire. Je suis allé trop loin et je ne suis noyé. J'étais mort. Et j’ai vu le film de ma vie. Les images ont défilé à une vitesse inimaginable. Elles étaient claires, d’une clarté incroyable. J’ai accepté la mort. Ainsi, j’ai trouvé la force nécessaire pour revenir à la vie. J’étais faible, très faible. J’avais beaucoup d’eau dans les poumons. J’étais trop faible pour nager. Alors, je me suis laissé aller au  fond de la mer puis j’ai marché... J’ai marché jusqu’au rivage et je n’ai rien dit à personne. C’est vrai, j’étais mort, j’ai vu le film de ma vie. On voit ça lorsqu’on meurt.

     Donc, le jour de ma mort, je verrai le film de ma vie et je reverrai mes films, y compris ceux que j’aurai égarés. Quel chance pour un désordonné comme moi!

    103
     Celui qui est en quête du miraculeux enquête sur son passé.

    104
     Ma mère m’a donné la vie: elle m’a tout donné. Mais j’ai de la peine à conserver tout ce tout... à suivre

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