Pourquoi les patrons voteront sûrement contre l’initiative de l’UDC

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  Un patron est un employé qu’aucun patron  ne voulait..., me dit un jour un ami en riant. Cette plaisanterie cache-t-elle une vérité? Honnêtement, je n’ai jamais cherché à le savoir.  Car, dans ma jeunesse, mes expériences professionnelles me suffirent largement pour que me fisse vite une idée sur ce type de personnage.

 Le patron pleurniche et tremble du matin jusqu’au soir et du soir au matin. Car il a peur de tout. Mais il a surtout peur de se trouver au point de départ de sa carrière de chef d'entreprise et de redevenir ou de devenir un simple employé, un chômeur ou un assisté social. Alors pour empêcher que cela n’arrive, il fait des réserves. Il accumule. Argent! Or! Bijoux! Tableaux! Voitures! Châteaux! Et Dieu sait quoi encore! Il accumule pour assurer son avenir et celui de sa famille. Rarement pour son entreprise et ses employés. Mais comment fait-il pour arriver à accumuler autant de richesses? Eh bien, c’est très simple, il paye mal ses employés. Disons, pour être poli, il les paye selon des tarifs établis par l’état ou les syndicaux. Selon une philosophie, une morale admise par la plupart des élus du peuple. Et pour se protéger contre toute éventuelle attaque, il ne cesse de pleurnicher et il ne se gêne pas de divulguer de fausses informations chargées de craintes et de menaces.

 Certains diront que j’exagère. Peut-être ou certainement. Car je suis un romancier, un poète, un rêveur. Un romancier qui n’a pas de patron grâce à Internet où tout le monde  peut être aujourd’hui son propre patron.

 Pour en finir avec cet étrange personnage, je dirais que le patron adore les faibles d'esprit, les peureux et les nécessiteux. Ceux qui rêvent, comme lui, d’un pays ouvert au monde, aux salauds comme aux braves, et ouvert surtout aux futurs exploités. Où le choix est sans limite!

 Venez à moi les petits enfants, les bonbons sont gratuits aujourd’hui! Aujourd’hui seulement. Car demain, il faudra travailler dur pour trouver un travail gratifiant et un logement confortable.

Lien permanent 5 commentaires

Commentaires

  • Apparemment vous ne connaissez que des patrons pleurnichards et cupides. Il y en a certes, mais, et de loin heureusement, ils ne sont pas la majorité.
    N'avez-vous jamais réfléchi au pourquoi et au comment d'une entreprise ?
    Une entreprise ne peut survivre et prospérer qu'à 3 conditions initiales :
    1) Elle a un produit
    2) Elle a un patron
    3) Elle a des employés.
    Tout le reste (banques, clients, fournisseurs, Etat, etc.) qui formeront son environnement ne sont que la conséquence de son existence.
    Alors, pour que cette entreprise survive et prospère, il faut une relation harmonieuse entre ces 3 composantes. Et à tous les niveaux il faut être bon. Un bon produit, un bon patron et de bons employés.
    Un patron qui mène ses employés à la trique et au salaire minimum ne survivra qu'un certain temps.
    Jack Welsh, l'homme qui a sauvé General Electric de la faillite l'avait bien compris. Il a licencié tous les directeurs "à la trique" pour les remplacer par des types qui savaient être à l'écoute.

  • J'ai pourtant dit: Certains diront que j’exagère. Peut-être ou certainement... En effet, je n'ai jamais connu de patrons remarquables. Si vous en connaissez un, de vivant, présentez-le moi, je serai ravi de faire sa connaissance et de devenir peut-être son employé.

    Cordialement, Hank Vogel.

  • Cher Hank,
    Vous avez été directeur de l'école de cinéma de Genève donc à la fois patron et employé de l'Etat de Genève, sous la tutelle du ministre de la culture.
    Or il est rare de trouver un bon patron dans la sphère politique où les élus pensent plus à leur poste et à leur réélection qu'à autre chose.
    Si vous avez une perception négative des patrons, moi j'en ai une concernant les politiciens.

    Par contre en tant que directeur, vous avez été patron. Bon ou mauvais c'est à vous d'en juger ... ou plutôt à ceux que vous avez employés.

    Maintenant comme je vous l'ai dit, il y a des bons patrons. J'en ai connu qui sortaient même du lot. Tous des patrons de PME, des entreprises où les contacts directs avec les employés étaient courants et normaux. Par contre, là ou cela se gâte c'est dans les grandes entreprises, lorsque chaque employé n'est plus qu'un numéro, et lorsque chaque sous-directeur cherche à devenir directeur. Comme dans les administrations d'ailleurs.

    Maintenant sachez que le métier de patron est très difficile. Les relations humaines sont primordiales (ce qu'oublient souvent certains directeurs) et c'est peut-être ce qu'il y a de plus difficile dans ce métier. Déterminer une stratégie, fixer des prix, faire face à la concurrence, discuter avec ses clients, ses fournisseurs ou son banquier demande beaucoup d'énergie. Mais être écouté et respecté par ses employés (et le rester) est beaucoup plus complexe.
    L'autorité s'acquiert et ne se proclame pas.

  • Cher Monsieur Lambert,

    Vous avez raison, j'ai été directeur de l'école de cinéma de Genève. Une école privée dont "le patron" était et est toujours le comité de l'association... J'étais sans doute le directeur le plus mal payé de la planète. Mais cela n'a plus aucune importance. J'ai oeuvré à la création et au développement de cette école par pure passion et non pas pour m'enrichir financièrement. Certains enseignants avaient même un salaire supérieur au mien. Bref! On peut parler pendant des siècles sur les mauvais et les bons patrons...

    Très bonne soirée, cher Monsieur Lambert.

  • «On peut parler pendant des siècles sur les mauvais et les bons patrons…»

    Ça c'est sûr, mais le sujet est intéressant… et peut être amusant (oui, sans trait d'union).

    Evidemment, je trouve votre caricature "amusante" et "intéressante", même si vous ne brocardez ici que les "petits" patrons propriétaires de leurs petites boîtes. Et comme il y a une multitude de types de patrons, je vous livre ici ma/mes caricature(s) complémentaires.

    Qu'est-ce qu'on a ?

    - le petit patron qui s'est démerdé tout seul et qui est propriétaire de sa boite;
    - l'idiot qui a hérité et succédé à son père et qui est en train de couler le bateau/navive.
    - le premier de classe, d'éducation évangéliste (pour la discipline et l'hygiène alimentaire), mais sans état d'âme pour ce qui est de l'avancement au mérite. De toute manière le plus méritant ne saurait être à la hauteur du Primus inter pares…
    - le CEO (comme on dit), propriétaire de rien, mais engagé par un président de conseil d'administration, lui-même nommé par un conseil d'administration nommé par la part majoritaire des “co-propriétaires" de la boîte, c'est-à-dire, au pire, 51% des joueurs.

    Qu'on le veuille ou non, tous ces spécimens ont en commun:

    1. leur intérêt personnel
    2. éventuellement l'intérêt de la boîte, si les actionnaires-propriétaires se montrent vigilants.
    3. assurer si possible que le minimum légal aux "escalves" qui s'occupent de la production/fabrication.

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