Schiberen (11, à suivre)

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 Depuis que j’ai fait ce rêve étrange où un officier suisse avait reçu l’ordre d’exterminer toute ma famille, chaque matin, en me levant, je me demande: pourquoi Schiberen m’intrigue autant? Soyez patient, les choses viennent d’elles-mêmes lorsqu’elles doivent venir, dirait ma concierge.

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 Que de peuples ont voulu, et veulent encore, exterminer d’autres peuples!... Les historiens ont, la plupart du temps, falsifié l’histoire. Par intérêts. Par conviction. Ou par peur. L’histoire n’est pas le passé mais un passé recomposé. Arrangé au goût des vainqueurs. Des puissants. Les livres d’histoire sont truffés de dates, de noms de lieu et de noms propres. Point de sentiments. Des  noms propres plus sales que propres. Des hommes qui, par leur vanité ou leur folie, ont déshonoré l’humanité.  Malheur à eux! Malheur à tous les dictateurs! Morts et vivants. Qu’’ils aillent tous au Diable! En enfer pour l’éternité! Ces êtres sont pires que les virus. Et les virus ne font pas partie des espèces à protéger. Je me méfie donc des libres d’histoire comme des livres religieux. Car la guerre y est omniprésente. Les guerres sont toutes truquées parce que, des deux côtés, il n’y a que des perdants, disait Boris Vian. Et il avait raison. Les guerres rapportent gros. Elles rapportent gros aux fabricants de pansements, de prothèses et, surtout, aux fabricants de canons. Mais elles rapportent aussi aux gros fonctionnaires de ces institutions dites humanitaires. La misère du monde est devenue un marché juteux. J’ai envie de vomir quand je pense à toutes ces personnes qui s’enrichissent grâce à ce marché. Bon Dieu, que l’homme est vile... à suivre

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