Le dieu helvète (11, fin)

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 ... je fais souvent le même rêve du nain qui se métamorphose en géant. Les géants sont riches, ce sont eux qui tiennent les ficelles. Et je suis pauvre. Bien que l’argent n'a jamais été important pour moi. Et la richesse encore moins. Mais malheureusement ce dieu impitoyable nous gouverne. Il protège ses adorateurs et écrase les amoureux de la simplicité... Je me sens seul dans un monde sans merci. La peur court les rues. Les simples se taisent et toussent en cachette... Paulette est sûrement maintenant en train de se caresser les seins. Face à son miroir.  C’est sa spécialité. Bella, elle, doit être en train de brosser les dents aux enfants. Et les enfants sont en train de poser des questions à leur mère...

 Je viens d’écrire trois fois le mot train, me dis-je. C’est peut-être parce que j’ai pris le tain. C’est idiot. Tout est idiot après tout. J’ai meilleur temps de poser ma plume et de me coucher.


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 - Vous avez bien dormi, me demanda le patron du petit hôtel que j'avais choisi pour passer la nuit.

 - Très bien, merci, répondis-je. Trop bien même...

 Ça pourrait devenir inquiétant pour la suite de mon combat, pensai-je.


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 ... la blancheur des montagnes ne reflètent guère la misère du monde. Elles m'ordonnent de me taire. Je suis un enfant des bas fonds. Mes poumons manquent d'oxygène de basse altitude, de cette oxygène polluée par les produits chimiques que crache la civilisation des cités. Je m'étouffe dans ce bonheur immaculé. C'est absurde! Possible, car je suis un adepte de l'absurde...


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 ... nous sommes tous des incompris sur cette planète. Nous sommes tous des clowns dans ce grand cirque de la vie...
 

 Je crois que je vais plutôt écrire quelque chose sur ça, me dis-je.

 Conclusion: les hommes comme les dieux sont imprévisibles.

Lien permanent 6 commentaires

Commentaires

  • Bon j'avais déjà fait l'effort de passer outre le ton monocorde des enregistrements vidéo, mais rien à faire, votre mal être est déprimant.
    Les hommes se portent-ils mieux à la lumière de votre honnête témoignage ?
    J'en doute. En revanche, pour vous je ne sais pas... C'est peut-être thérapeutique.
    Le salut pourrait venir des chapitres 18 et 22.
    Oui, chaque seconde meure et le monde est à chaque fois neuf. Le présent est une limite si infime qu'elle n'existe pas. Nous n'existons pas. Nous avons conscience d'exister et cette conscience est source de peine.
    Je vous encourage à lire les innombrables expériences de personnes qui ont frôlé la mort (NDE). Toutes semblent rapporter une impression de beauté et de perfection qui est présente en permanence, ici et maintenant, mais dont nous n'avons aucune idée. Trop occupés à nous balader dans nos têtes, si sûrs de savoir des choses.

  • Cher Monsieur,
    J'ai flirté avec l'Au-delà à plusieurs reprises, malgré moi. Mais quand je vois la misère du monde, mon âme d'artiste m'oblige à rester sur terre et de crier... et non pas de parler des jardins célestes qui nous attendent de toute façon... Merci de votre de votre réflexion!

  • Mais votre cri n'est qu'une façon de parler des jardins célestes.
    C'est la quête des hommes. Et plus ils s'en approchent moins ils éprouvent le besoin d'en parler. Ils le vivent et le dégagent. Et c'est contagieux.
    Ces bonnes volontés sur le chemin viennent équilibrer les forces à l'oeuvre.
    La misère du monde est la misère de l'homme. L'homme se projette sur le monde. Il le définit et le voit à travers son prisme. On tourne en rond dans un monde fabriqué. Les voies sont innombrables. En fait il y en a autant de d'individus. Les églises et les écoles deviennent vite des freins.
    Il est pourtant une valeur qui est universelle, la générosité. Sauf qu'elle ne s'apprend pas, elle vient. Quand on est prêt. Alors le monde change. Car nos yeux et donc notre coeur ont changé.

  • Une jour, j'ai écrit: écrire, c'est cracher, vomir nos misères. Et "Le dieu helvète" n'est qu'un vomissement d'il y a plus de trente ans... Je l'ai mis sur blog (de la Tribune, bien entendu) car j'ai estimé que le monde n'avait pas bougé d'une semelle...

  • Bonjour Hank Vogel,

    Voilà ma prescription. C'est mieux que de s'enfoncer dans les croyances!

    http://atheisme.free.fr/Humour/Religiofuge.jpg

    A défaut, étudiez l'histoire des civilisations Sumériennes et Egyptiennes vous constaterez le mensonge des religieux et leurs adeptes. Concernant les images ou la "lévitation" de l'esprit pour ceux qui ont frôlé la mort et j'en suis, l'arnaque a été étudiée par les scientifiques. C'est une arnaque.

    Le printemps va arriver allez chercher des morilles, vous aurez des chances d'en trouver dieux vous accompagne....

  • Merci pour le médicament mais je préfère les morilles. Car je ne pratique aucune religion... Bonne soirée!

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