Nous sommes tous des héros

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L'autre jour, quelqu'un est venu me dire: "Vous les Suisses, vous n'avez jamais eu de héros."...

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Commentaires

  • Tous des Zéros, oui!

  • Vous avez beaucoup de livre Mr Hank

  • Err. de livres

  • Remarquez qu'il y a des héros d'ailleurs qu'il vaut mieux ne pas avoir eu.

  • Magnifique ! Impossible de faire une meilleure réponse. Les Schwyzois, car ce sont eux qui ont été les premiers pour combattre non pas seulement le pouvoir autrichiens mais encore le pouvoir des seigneurs laïcs et ecclésiastiques, ce sont eux qui ont incité les cerfs à s'affranchir, ils leurs donnaient la combourgeoisie. Les Schwyzois sont sans arrêt retournés au combat pour aider les peuples alentours à se libérer,par exemple les villes du sud de l'Allemagne.
    Et ils ont institué la démocratie.
    Malheureusement cela ne s'est pas passé de la même façon dans les villes où les patriciens et bourgeois se faisaient appeler "Excellences" et où les paysans furent durement réprimés, à Berne notamment.

    La clef de la démocratie c'est lorsque les paysans se libèrent seuls comme à Schwyz, la clef des dictatures se sont les révolutions qui se font sur le dos des paysans. La base de la société est paysanne, c'est la paysannerie qui relie l'homme à la nature.

  • Première mondiale: Isabelle a eu raison d'enlever son enfant
    Isabelle Neulinger, jeune femme juive belgo-suisse, était présente ce jeudi à Bruxelles pour présenter son livre : "Jamais vous n'aurez mon fils!". Une œuvre qui relate son combat pour fuir son mari en Israël avec son fils et les répercussions internationales de sa victoire devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). La victoire d’une mère à qui la justice a donné raison d’avoir enlevé son enfant.



    En 1999, Isabelle part vivre à Tel-Aviv, en Israël. Là, elle y tombe amoureuse de son voisin, l’épouse et lui donne un fils, Noam. Mais au fil des années, son mari change. Il intègre un mouvement radical juif ultraorthodoxe et impose à Isabelle une pratique très stricte, "impossible à suivre", de la religion, relate l’auteure au micro de Jessica Nibelle pour RTL-TVI. "Au moment où je me suis rebellée et où j’ai décidé de le quitter, les menaces ont commencé. J’ai vraiment craint pour ma vie", confie-t-elle.



    Ils fuient Israël mais Interpol les rattrape en Suisse

    Face à cette peur, Isabelle choisit la fuite. Mais il lui était impensable de laisser son fils aux mains des fanatiques religieux. Elle le cache alors à l’arrière d’une voiture et fuit clandestinement Israël via le désert du Sinaï et l’Egypte. La mère et son fils s’installent en Suisse, mais Interpol l’y rattrape. Les deux pays veulent la renvoyer à Tel-Aviv avec Noam. "Si nous devions retourner en Israël, je risquerais 20 ans et mon petit garçon serait très certainement soumis à des préceptes religieux ultraorthodoxes très stricts", assure-t-elle.



    La Cour européenne des Droits de l'Homme lui donne raison

    Face à ce qui semble être la justice pour le père de l'enfant, elle décide de se battre. Isabelle, durant 6 longues années, réussira a passer devant toutes les juridictions possibles pour ne pas voir son fils lui être enlevé. Une première décision de la Cour européenne des Droits de l'Homme en janvier 2009 avait confirmé l'arrêt du Tribunal fédéral ordonnant le retour du fils d'Isabelle en Israël en 2007. Ces deux instances s'appuyaient sur la Convention sur l'enlèvement international d'enfant, qui prévoit le retour immédiat dans l'Etat d'origine. Mais elle gagnera finalement devant la plus haute juridiction, la CEDH, en juillet 2010. La Cour a estimé que l'intérêt supérieur de l'enfant était de rester en Suisse avec sa mère car il courrait un danger physique et psychologique s’il retournait chez son père en Israël. Aujourd’hui, la petite famille vit heureuse à Lausanne, en Suisse.



    Jurisprudence

    Si ce cas est si étonnant, si on en parle dans les médias aujourd’hui, c’est parce qu’il fait jurisprudence dans le monde. C’était en effet la première fois qu’une Cour ne condamnait pas un parent auteur d’un enlèvement d’enfant. "Malgré que j’ai tourné la page, malgré que j’ai gagné, malgré que le cas fait jurisprudence, il reste un danger d’enlèvement et je suis obligée de vivre en regardant par-dessus mon épaule", confie encore Isabelle à RTL-TVI.



    Les problèmes des femmes dans la société israélienne

    Son combat a déjà changé la face de la justice mondiale: aucun rapt parental ne sera plus jamais jugé comme avant. Maintenant, elle souhaite à travers ce livre soulever des "problèmes cruciaux de la société israélienne contemporaine": la non-séparation de la religion et de l'Etat, la problématique du divorce, qui s'obtient uniquement avec l'accord du mari et devant un tribunal rabbinique, ainsi que le statut des femmes immigrées ne pouvant quitter Israël avec leur enfant mineur. Une situation qu'elle qualifie de "dramatique et inextricable".

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