Te souviens-tu encore de Roger Dafflon ?

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Quand j'étais à gauche, la droite était à droite... Aujourd'hui, je ne suis nulle part car je ne sais plus où sont la gauche, la droite, le centre et l'argent.

Mais je reste fidel à mes convictions: je suis pour la veuve et l'orphelin. Et mon casse-tête préféré, c'est Dieu. Loin de ces prêtres qui se prennent pour des anges... Enfant du peuple, te souviens-tu encore de Roger Dafflon?

 

 

Lien permanent Catégories : Genève 2 commentaires

Commentaires

  • Un vrai humaniste, comme on en trouve plus !.......

  • J'ai peu connu Roger Dafflon. Je me souviens d'une de ces phrases, en plein congrès, qu'il adressait à un membre du parti qui courtisait indécemment la presse bourgeoise écrite de l'époque, prétendant avec force déclaration que cette presse était gauchiste: "Tu crois vraiment que la presse est de notre côté?" intervenait il indigné. "Es-tu sincère en affirmant qu'elle est du côté des communistes?"..."Depuis quand as-tu vu qu'elle prenait la défense des prolétaires?".

    La presse, dans les années 80/90 (il y avait encore La Suisse) comptait dans ses actifs et zélés - Eliane Lavarino, tendance Radicale pour la Tribune de Genève; Mme Buffat, tendance libérale pour le Journal de Genève, Patrice Mugny pour Le Courrier, Montaniya, Montavon, Monnier, Klopmann, tous bien casés -, des journalistes très révolutionnaires !!! (en dérision n'est-ce pas)

    Le parti du Travail était interdit, ensuite pourchassé comme une bête atteinte de rage qu'on voulait faire disparaître. Il ne fait pas bon l'évoquer.

    Mais Hank, ne vous inquiétez pas, il n'y a plus rien qui puisse aujourd'hui distinguer gauche et droite. Il n'y a de différence que soleil qui brille pour les mêmes réservant l'ombre pour les autres.
    Certains de vos confrères ne connaissent pas tous le soleil. Certains que vous avez connus sont morts, j'ai eu l'occasion de les accompagner à leur dernière demeure. Dommage! Vous n'étiez jamais revenu les saluer...

    Quant à moi, je rêve de faire un long métrage de l'ombre sur mes parents militants, dans la philosophie fascistoïde de Richard Strauss qui exprimait le déni pour cette espèce humaine qui est la femme: "La femme sans ombre". L'homme sans ombre et les militants pour la justice...
    On croyait que c'était une maladie mentale de l'Occident de la fin du 19ième siècle. Il faut croire qu'elle est en rémission avec le début du 21ème. Ressorti des archives, adapté et réactualisé, le thème peut faire fureur sans y apporter le moindre plus d'enseignement. On le prendra comme une nouveauté.

    Si vous vous rappelez de Roger, vous vous rappelez aussi de ceux qui l'entouraient et qui furent insultés d'incultes et de staliniens par une petite élite en imposture.
    Tous incultes? y croyiez vous?

    Moi naïf, je vous avais cru. Ensuite je ne vous ai plus revu jusqu'à l'avènement des blogs.
    Quel plaisir de vous savoir vivant! Nous irons boire le verre des retrouvailles si vous le voulez bien!

    Avec mes amitiés.
    (Écrivez-moi, je vous révèlerai ma vraie identité).

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