Tell une hirondelle sans nid (7, à suivre) (10/05/2022)

 Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpgLe fou aime la guerre, le sauvage les armes... seul l’être humanisé se contente de bâtir un meilleur avenir, en effaçant les montres de sa mémoire.

 - Maudit soit celui qui prie à l’aube et qui tue au crépuscule ou inversement! me cria aux oreilles hier soir, dans la  langue des anges, une mère syrienne ou ukrainienne qui avait perdu son mari et tous ses enfants lors d’un bombardement.

 Je sortais à peine d’une messe orthodoxe, en hommage à je ne sait qui et quoi. C’était à Saint-Pétersbourg, dans un rêve.   

 - Mais de qui parlez-vous, parles-tu? je demandai, tout déconcerté, à cette pauvre femme dont le visage était tout chiffonné et chargé de grosses larmes.

 - Du diabolique concierge, me répondit-elle, en tremblant... Tu vois qui c’est?

 - Non. Pas du tout. Car je ne flirte qu’avec des concierges féminines et félines.

 - A vrai dire, ce n’est pas le concierge mais le locataire.     

 - Le locataire d’où?  

 - Mais du Kremlin, pardi!

 - J’ai compris... Toi aussi tu as décidé de ne plus prononcer le nom de cet individu?

 - Oui, moi aussi.

 - Alors... alors...  

 - Alors quoi?  

 - Chut! C’est le début de sa fin ou le commencement de son effacement...               

21:33 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |