On nous observe! (14, à suivre) (07/08/2021)

On nous observe, Hank Vogel.jpg  Dring dring, toc toc, pan pan, taf taf,  des cris et un tas de menaces, les plus débiles qu’un jeune homme furieux puisse proférer!

 Aucune courbe ne surpasse celle de la colère, sur le graphique des imbécilités. 

 - Ça va, ça va! miaule Zita, en ouvrant la porte sans hâte. J’ai entendu, je ne suis pas sourde et il n’y a pas encore le feu au Palais fédéral que je sache! Que veux-tu, tirez ton premier coup?

 - Je... je... je... , je bégaie.

 Elle me toise, presque ou pas, je suis tout confus. 

 - Entre la fleur au canon, me propose-t-elle d’un air bizarre, à condition que ton canon ne tire pas à blanc comme un livre de choc dans une chope.

 Non, elle n’est pas bourrée, la salope, me dis-je. Elle voit tout mais transforme tout, par ruse. Comme clarinette pour clair et net.

 - Entre, entrez! insiste-t-elle. On pourrait nous filmer à travers les judas. Et ce n’est pas bon pour votre réputation.

 J’obéis.

 - La mienne, pareille à une étiquette, est déjà toute faite, ronchonne-t-elle en fermant la porte. Mes origines et mon boulot de concierge ont permis aux gens du quartier de vite m’en coller une, peu honorable d’ailleurs...

 -  Celui qui vise trop bas ou trop haut rate sa cible, je déduis.

 - Serais-tu philosophe comme l’amoureux de la demeure des neiges?

 - Qui ça?

 - Please! Your paperback out of your pocket. Pour commencer.

 A quoi joue-t-elle, au douanier british ou à la snob? je m’interroge. 

 Je sors L’homme de Skardou de ma poche et je m’apprête à l’ouvrir...

 Aussitôt, elle me l’arrache des mains et me dit:

 - Je présume que tu es à la recherche du ou des coupables, non? Mais d’abord prenons place au salon...

09:08 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |