Méo rêvait de l'Amérique (6, à suivre) (18/06/2021)

 Méo rêvait de L'Amérique, Hank Vogel.jpg- Stop! Plus d’alcool entre deux tempêtes pouet pouet, je bredouille.

 Et je pars à l’aventure en direction du Nana, la tête haute et la démarche à la John  Wayne. Bien que j’ai plus adoré Steve McQueen avec son sourire narquois, dans ma jeunesse. Mieux vaut imiter les stars du cinéma américain qui nous font à moitié bander que les couilles molles de nos présidents et ministres qui nous incitent à nous expatrier.

 - Mieux vaut être apatride finalement, je murmure.

 J’entre dans un boui-boui, thaï ou chinois, et je commande un tom kha kaï, une soupe de poulet au lait de coco.

 Ça et les sauterelles grillées, il n’y a pas de plus déchirant pour faire fuir tous nos démons, me dis-je.

 Et trois minutes plus tard, j’avale en toute hâte ce breuvage et je me sens prêt à cracher du feu tel un dragon.

 - Fabuleux, je comprends tout maintenant! je m’exclame sans retenue.

 Trois secondes après mon exclamation, la serveuse et cuisinière de ce mets ultra épicé et brûlant éclate de rire. Du jamais vu, du jamais entendu! 

  Jaune ou pas? je me demande. Difficile de le savoir sur le moment mais la question inquiète.

 Puis, après les éclats forcément la grisaille, la gargotière asiatique m’ordonne en me regardant droit dans les yeux et en me menaçant de son inséparable louche:

 - A l’avenir, sois plus explicite, fiston!

 Je tombe sur le cul...

(Les personnages de mes romans sont rarement les fruits de mon imagination mais la plupart du temps les produits de mes enquêtes, observations ou rencontres dont celle-ci.)

En souvenir de ce camarade de voyage, disparu l'année passée.

15:12 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |