Extrême (7, à suivre) (24/09/2020)

Extrême, Hank Vogel.jpgLa sieste! La sieste?

Pour moi qui suis un peu compliqué ou plutôt un tantinet obsédé par le besoin d’explications, il y en a trois sortes. La banale, la nécessaire et la transcendante.

La première: on... non, je m’allonge sur le divan du salon ou sur mon lit et, comme un mollusque, j’attends que le temps s’écoule. Les yeux fermés, ouverts ou en trou de pine. Trente minutes, trois quarts d’heure, une heure ou plus selon mes propres prescriptions du moment. Puis, je me lève tout bêtement, persuadé de m’être reposé.

La deuxième: je me couche et je m’endors pour une durée que mon corps et mon esprit ont décidé ensemble. Puis je bondis les batteries rechargées et convaincu de m’être requinqué.

La troisième et la plus utile, peut-être pour l’humanité toute entière: je m’étends sur ma couche, si possible habituelle, et je glisse aussitôt dans les bras de Morphée. Au réveil, je croise mes mains derrière la tête et je médite...

J’essaie de résoudre les équations existentielles d’avant. Car il ne faut pas oublier que la civilisation nous a tous mathématisés. Qu’on le veuille ou non! Notre instinct primitif a perdu toute son efficacité, il s’est transformé en une espèce de machine mentale qui calcule et raisonne à longueur de journée. Souvent de travers ou à contre-courant. Mais! Parfois divinement, après une accalmie de nos tempêtes cérébrales forcées de se faire oublier. Merde, comme c’est complexe tout ça!

Bref! Me voici donc à nouveau dans la réalité. Avec un petit changement, il y va de soi.

Je croise non pas mes mains dernière la tête mais mes bras sur ma poitrine tel un pharaon prêt à entrer dans le royaume des divinités et je me mets à ruminer mes guerres perdues.

En d’autres termes et avec plus de détailles, je me dis:

Pourquoi s’est-elle présentée toute nue devant moi, ma reluisante Chinta qui ressemble énormément à la fameuse Madeleine peinte par la talentueuse Marie-Guillemine Benoist? C’était quoi ce bruit sec? Et ces balbutiements? Se prend-t-elle ou se prenait-elle pour le modèle de l’artiste. Parlait-elle avec son fantôme? Ou forniquait-elle avec quelqu’un d’autre, la petite dévergondée? Un ou une portraitiste? Un amateur ou une amatrice de femmes à poil. Je sais, l’art émane une énergie bienfaitrice bien à lui... Il augmente l’adrénaline dans le sang, réveille les cellules les plus endormies de notre cerveau et stimule nos chers appétits et tout particulièrement celui qui nous pousse à dévorer le sexe de notre prochain, différent du nôtre ou quasi identique. Tout dépend de notre orientation sexuelle. Question d’hormones, d’éducation ou d’expériences. Rien n’a changé sous le soleil depuis que l’animal à deux pattes existe. Dieu est hors champs. Il refuse toujours de se faire photographier avec les génies de ce monde. Pour lui, les prêtres, les philosophes, les psychologues et les psychiatres pataugent encore tantôt dans la semoule tant dans la mare aux connards...

Portrait peint par Marie-Guillemine Benoist.jpg

Portrait d'une négresse, Portrait d'une femme noire

ou Portrait de Madeleine, selon...

Portrait d'une négresse, plus tard renommé Portrait d'une femme noire ou Portrait de Madeleine.jpg

Portrait peint par Marie-Guillemine Benoist (zoom)

20:52 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |