Staline et le dinosaure (6, à suivre) (30/01/2020)

Staline et le dinosaure, Hank Vogel.jpgEt bizarrement, tel un collégien qui cherche à tout prix à séduire sa prof de classe, je déballe le cœur battant la chamade:

- A mon humble avis, un musée doit être un lieu vivant, animé, expressif, parlant, actif, agissant, remuant, vivace... l’ultime tribunal de notre conscience. Là où nos soi-disant incurables blessures se cicatriseraient enfin et disparaîtraient à jamais dans l’intérêt de tout le monde. Tout est dans la tête. Presque tout, ne soyons pas trop exigeants tout de même! Car il n’y a rien de plus versatile que notre mémoire. Malheureusement, de nos jours, tous ces glyptothèques et ces galeries où sont exposés les œuvres, les ouvrages et les objets particuliers que l’on a bien voulu exposer, la censure ayant donc passé par là, s’apparentent terriblement aux cimetières, couverts bien entendu. Aux catacombes peut-être, corrigerait ma timide maîtresse de français qui, pourtant, ne s’est pas gêné de me tripoter dans un mastaba lors d’une course d’école en Égypte... bon, bref! Je sens encore sa main gauche vibrer éperdument au fond de la poche trouée de mon pantalon... rebref! Tout y est. Le calme, les chuchotements, la mort, les regrets et les larmes parfois... et, par-dessus tout, où personne n’ose presser le pas pour attraper son bus. Une seule différence: dans les champs de repos, il n’y a point de gardien qui s’emmerde à cent sous de l’heure. Pardon, d’agent d’accueil et de surveillance! Moralité étatique oblige!... L’état! L’état? Voleur parmi les grands voleurs...

06:55 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |