Staline et le dinosaure (4, à suivre) (25/01/2020)

Staline et le dinosaure, Hank Vogel.jpgSubitement, la Lapone de Kurravaara me dévore des yeux.

Pour la première fois de ma vie, je me sens vraiment mal à l’aise. Jamais personne ne m’a regardé ainsi. Jusqu’à maintenant, forcément. A flipper comme une gonzesse, dirait mon ami Charly.

- Vous... vous, je bégaie.

- Vous quoi? réagit-elle, le visage crispé.

- Vous... mes... ai-je... vous ai-je...

- Du calme, Sven-Erik! me lance-t-elle... Je suis désolée, mon esprit était ailleurs. Je pensais à mon connard de mari.

Un ouf gigantesque quasi grotesque s’échappe de ma bouche.

Curieux de nature du moindre détaille superflu mais surprenant, je lui demande:

- Sven-Erik, c’est votre ex?

Elle éclate de rire puis elle me répond joyeusement:

- Pas du tout! Sven-Erik, c’était à la place de Raoul chez les Belges et les Frouzes, l’ami Sam chez les Amerloques ou los amigos chez les Latinos... C’est une expression.

- Une première pour moi, façon de dire.

- Pour moi aussi.

Je fronce les sourcils.

Elle s’explique:

- Quand on s’énerve, on s’égare facilement dans l’univers des vocables et, pour ne pas trop perdre la face, on finit par inventer n’importe quoi, si possible quelque chose d’assez semblable. Telle une poule désorientée qui se met à couver les œufs de sa voisine...

15:38 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |