Pondichéry un jour d'automne (15, à suivre) (14/11/2019)

Pondichéry un jour d'automne, Hank Vogel.jpgD’habitude, quand on frappe ou que l’on sonne à ma porte, je m’attends toujours à une surprise. Forcément bonne ou mauvaise.

Au mieux: l’apparition d’un ange.

Au pire: la visite d’un banquier, depuis que je suis riche.

Avant, dans la pauvreté, c’était le pointage d’un couple de gendarmes suite aux réclamations systématiques d’un voisin jaloux soi-disant allergique aux gémissements de mes copines.

Mais aujourd’hui, dans l’état bizarre dans lequel je me trouve, je n’espère découvrir que la face cachée de moi-même.

J’ouvre, politesse oblige!

- Pourquoi ici et pas ailleurs, cher Monsieur El? me demande à ma plus grande stupéfaction un Tamoul plus noir qu’un Africain, un micro à la main.

- A cause d’une petite rousse perdue au milieu de nulle part, je lui réponds.

- Je ne vous suis pas.

- Moi non plus.

- Je suis journaliste, je travaille pour une radio locale...

- Votre sennheiser sans fil, c’est pour bluffer uniquement?

- Vous vous y connaissez?

- Un peu.

- Non... je ne l’ai pas encore enclenché.

- C’est ce que je pensais.

- M... nous venons de la part de Krishna...

- J’étais preneur de son dans ma triste jeunesse, occasionnellement. Où est votre chef op?

- Il nous attend à l’abri du vent et des curieux.

- Allons donc le rejoindre!...

07:06 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (6) |  Imprimer |  Facebook | | | |