El Pirata (1, à suivre) (27/06/2019)

El Pirata, Hank Vogel.jpgNi mer, ni océan! Ni désert, ni continent! Rien, strictement rien, n’est trop vaste à mes yeux. Car j’ai le goût du voyage et de l’aventure.

On m’a fabriqué ainsi, malgré moi. Sans me demander le moindre avis.

- Voici ton acide désoxyribonucléique, à toi de faire le reste si tu peux! a murmuré mon Père Céleste lors de ma création. C’est-à-dire: dès que le plus engagé des ovules de ma mère a osé embrasser le plus téméraire des spermatozoïdes de mon père.

Il devait faire très chaud à cet instant. Trop chaud peut-être. Ça devait être au mois de juin... Certainement, après quelques boissons rafraîchissantes ou un bon coup de ventilateur dans les fesses. A cette époque, on ne connaissait pas encore les climatiseurs. En tout cas, chez nous, pauvres colons sans colonie!

Aujourd’hui, on préfère attraper une bonne crève au lieu de s’essuyer régulièrement le front permettant ainsi au corps de mieux respirer.

Que chacun choisisse ce que bon lui semble! On m’a parachuté ici-bas, non pas pour donner des conseils d’hygiène tous azimuts ou pour me préoccuper faussement de la santé des autres mais pour aller de l’avant tout en regardant derrière moi occasionnellement.

Donc, égoïstement parlant, je suis un marcheur à part entière qui ne recule devant rien. En d’autres termes: un explorateur du temps libre qui n’a peur de rien.

Pardon! Un policier m’accoste et me demande poliment et gentiment, c’est si rare:

- Où allez-vous, beau jeune homme, avec ce déguisement de pirate? Ce n’est pas carnaval, que je sache!

- Non? C’est vraiment dommage, je lui réponds en prenant un air de chien battu.

16:48 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |