Un maral nommé Vova (12, à suivre) (16/07/2018)

Un maral nommé Vova, Hank Vogel.jpgJe tousse, je m’étouffe presque.

- C’est compréhensible, souligne-t-elle. Tu viens de la cité. Les bonnes manières t’ont ramolli la cervelle.

- Merde, Vova a disparu! je m’exclame pour changer de conversation.

- Tous les mêmes, ces bonhommes, murmure-t-elle... Soit ils violent soit ils mendient. L’échange cordial, en toute simplicité, ils ne connaissent pas ça...

- Mais où est-il l’animal?

- Ne te fatigue pas trop, j’ai compris ton manège... Je te déplais à ce point-là?

- Il ne s’agit pas de ça.

- De quoi alors? Tu as peur d’attraper une maladie vénérienne?

- Peut-être. Je ne sais pas...

- Je suis encore vierge, si ça te rassure. Aucun homme ne m’a encore pénétrée...

- C’est toi qui le dis.

Brusquement, elle soulève sa robe me dévoilant ainsi son entre-cuisse.

- Vérifie alors! m’ordonne-t-elle.

Je baisse la tête. Ma moralité est à deux doigts de voler en éclats.

- Sois zen, fiston! me soufflerait mon vieux s’il était présent et encore vivant. L’œil gauche ne trahit jamais l’œil droit et vis versa. C’est pourquoi le sage attend toujours silencieusement que la tempête passe. Sans la moindre critique, le moindre jugement. A moins que...

- A moins que quoi, Père?

- Que tes fondements sur l’amour se soient subitement effrités.

La sauvageonne me toise bizarrement.

- C’est un piège? je lui demande...

16:32 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (7) |  Imprimer |  Facebook | | | |