Un maral nommé Vova (5, à suivre) (29/06/2018)

Un maral nommé Vova, Hank Vogel.jpgComme c’est bon d’être saoul! Et de pouvoir déconner ainsi sur le chéri du Bon Dieu et sur les profiteurs de son enseignement.

Va-t-on m’accuser de blasphème ou d’apologie à la débauche?

Ils commencent sérieusement à me les gonfler ces soi-disant protecteurs de l’ordre moral. Qu’ils aillent tous au diable!

Je ne crains nullement ces bœufs de l’histoire.

Le Père céleste m’a pardonné une fois pour toutes pour mon insolence. Passée et future. À la seconde où j’ai renoncé aux armes. Quand j’ai tout compris.

- Compris quoi? me demanderait ma concierge ressuscitée d'entre les morts.

- Que tuer tout être de sa création est un crime contre l’humanité, je lui répondrais. Et encore plus!

- Plus quoi?

- Mes lecteurs ne sont pas prêts à entendre la suite.

- Prétentieux!

- Ferme ta gueule ou retourne dans ta tombe, vieille sorcière! La vie et la mort n’ont pas la même notion du temps. Ni la même logique d’ailleurs. As-tu déjà oublié la première leçon du Maître?

- Foutaise! Tu es en plein dans le délire, mon garçon.

Ma concierge! Ma concierge?

Que de fois, j’ai eu envie de la sauter, la salope!

Vulgairement. Sans prudence. Quasi avec violence. A la limite du viol.

Par derrière. Par devant. A l’envers. Tel un objet.

A la cave. Au grenier. Dans les escaliers. Dans le garage à vélos. Sur la barre d’une bécane ou sur le porte-bagages d’un solex. Dans la voiture de son vieux. Avec et sans capote. Pour le plaisir et pour le risque.

A minuit, en me couchant. A l’aube, en me levant. A l’heure du repas, entre la poire et le fromage ou entre le tiramisu et le limoncello.

Quelle énergie! Quelle folie!

Malheureusement pour ma libido et heureusement pour les ailes de mon âme, à part bavarder, je n’ai jamais osé trop m’approcher d’elle, physiquement.

Par respect de l’autre? Par timidité? Ou par crainte de recevoir un coup de balai en pleine figure?

Les actes et les pensées sont souvent séparées par une multitude de frontières, pire qu’à l’époque soviétique.

Difficile de s’imaginer ce tableau quand on a vécu toute son enfance ailleurs que dans un orphelinat...

17:32 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer |  Facebook | | | |