Mariage blanc (10, à suivre) (19/05/2018)

Mariage blanc, Hank Vogel.jpgPris pour cible, je crache aussitôt le cohiba cubain, vu sa bague, me lève et crie:

- Pourquoi?

Un petit bonhomme joliment cravaté, accompagné d’une grande perche aux lèvres bien pulpeuses, me répond à haute voix:

- Parce que.

- Parce que quoi?

- Parce que plus les clés sont nombreuses moins la serrure est trouvable.

Et toutes les personnes présentes éclatent de rire. Excepté la mulâtre.

- Pourquoi pas vous? je lui demande. Vous ne partagez pas leurs aberrations?

- Buvez, avalez votre napoléon et rasseyez-vous! m’ordonne-t-elle affablement... De leur point de vue, ils n’ont pas totalement tort. Faites ce que je vous dis, pour l’amour du ciel!

Et tel un soldat paumé prêt à mourir pour la patrie, je m’exécute.

- Rotez maintenant! me conseille-t-elle. Ils n’attendent que ça. Du moins, les plus blasés.

- Mais... mais...

- Rotez, c’est un ordre!

Mais à cet instant précis, un pet d’une sonorité étourdissante s’échappe involontairement de mon derrière.

Tout le monde est sous le choc. Presque!

Comme toujours, pour tout et partout, il y a ceux qui condamnent d’office et les autres. Autrement dit: les durs à cuire et les ouverts d’esprit. Les convertis et les libres-penseurs. Les démons et les anges. Ceux qui votent systématiquement contre et ceux qui zigzaguent dans les bureaux de vote.

Les clients les plus outrés s’apprêtent à quitter le restaurant.

La basanée les retient en leur disant:

- C’était pourtant le but recherché, non?...

Des oui mais se succèdent comme des queues sans tête. Permettez cette expression...

22:21 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (10) |  Imprimer |  Facebook | | | |