Mes voisines concubines (41, fin) (29/04/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgJe m’installe sur la terrasse d’un café et qui vois-je?

Rosetta, Pierrette, Sturm et deux moutards blonds assis à une table située à quelques mètres devant moi.

Mes ex voisines et le commissaire causent, rient, jettent de temps à autre un coup d’œil en ma direction, me toisent, me sourient mais ne me reconnaissent pas.

Drôle de situation mais nullement d’exceptionnelle vu mon nouveau look d’aventurier de l’Himalaya, lunettes archi noires, barbe et cheveux longs, qui attire le regard.

Que fait-il avec elles, King Kong? me dis-je en regardant le commissaire en train de gesticuler comme un gorille. A-t-il épousé l’une d’elles? Laquelle, la rousse ou la blonde? Ou forment-ils un trio infernal pour des raisons sentimentales et économiques?... Est-ce lui le sagouin qui a fauché les clés de Rosetta ou de Pierrette?

Demain il fera jour!

Les petits blondinets se ressemblent éperdument. Même bouille, même beauté angélique, même taille, même âge inquiétant.

Sont-ils des monozygotes? je me demande pourtant. Qui est leur mère? Leur père? Moi? Le flic? Un troisième homme ou un soldat inconnu?

A un moment donné, ces deux réussites du Bon Dieu se dirigent vers moi et Rosetta leur crie dessus, gentiment:

- Charly et Tony ne vous éloignez pas trop de maman!

Mon cœur se met aussitôt à battre comme celui d’un condamné au gibet et je murmure en bavant:

- Face à la femme, l’homme n’est qu’un figurant.

12:03 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer |  Facebook | | | |