Mes voisines concubines (39, à suivre) (25/04/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgEt elle fond en larmes.

Réalité ou spectacle? Douleur ou piège? La réponse est au bout de l’action.

Je m’extirpe de mon coin douillet et je la serre dans mes bras.

Elle ne me rejette pas. Bien au contraire, elle se blottit davantage contre toi.

- Libère-moi du chaos, me supplie-t-il, ses lèvres cherchant les miennes.

Nous nous embrassons.

Prudemment, tendrement, ardemment puis quasi avec violence.

- Tu embrasses mieux que mon accidentel amant, me confie-t-elle après notre premier langoureux baiser.

Elle y prend terriblement goût.

La salope! Ma bouche doit certainement lui rappeler celle de quelqu’un d’autre, me dis-je.

Et la pécheresse, entre les roulements de patins, se confesse:

- Deux hommes ne valent pas une femme mais deux coups valent mieux qu’un... Dans chaque mâle sommeille un flic... Mais un flic, c’est plus rassurant... Plus... Moins... Il a osé me faucher les clés, le vilain... Heureusement, ce n’étaient pas les miennes... Il m’a sauté quand Rosetta était chez ses parents, l’imbuvable... Pas un mot à ma copine, je compte sur toi... La maternité est en train de me dévorer... A ton tour maintenant de me niquer!

Et ce que femme veut Dieu le veut.

Amen on the rock!

Deux semaines plus tard, en balançant son balai, ma concierge me hurle dans les oreilles:

- C’est la guerre presque partout! Si tu veux casser du flic, c’est maintenant ou jamais... Sache aussi que tes voisines concubines ont pris la clé des champs, ce matin très tôt.

Et je rumine:

Clé, voisine, concubine, flic: les prémices d’une histoire à la con. Forcément vraie...

08:58 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer |  Facebook | | | |