Mes voisines concubines (36, à suivre) (15/04/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgHélas! Rosetta se lève d’un bond, ramasse ses habits et disparaît dans la salle de bain.

Bien fait pour moi, j’ai perdu la partie, me dis-je. Au tac au tac comme au ping-pong, pour gagner mieux vaut pas trop réfléchir.

Et j’ajoute à mon auto-discours:

Elle a visé en plein dans le mille, la belle Amazone... Elle a raison, je suis un bavard, un cracheur d’apophtegmes, d’aphorismes affamé de justice. A cause de quoi? De qui?

Rosetta réapparait toute souriante et me dit:

- Merci pour tout. C’était agréable quand même. Un acte non sans risques ni conséquences pour moi mais très généreux et téméraire de ta part. A chacun sa façon de lutter pour ses rêves et ses libertés... Il paraît que ça chauffe chez les étudiants à Paris. Sur les murs, on n’ arrête pas d’écrire Il est interdit d’interdire, paraît-il. La révolution est proche. Nous, nous venons de lancer notre premier pavé dans cette foutue marre aux connards. Mais motus et bouche cousue! Pas un mot à Pierrette! Cela ne regarde que nous deux. OK?

- OK.

Et elle tourne les talents sans me faire la moindre bise...

08:28 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer |  Facebook | | | |