Mes voisines concubines (35, à suivre) (13/04/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgEt avec l’infamante illusion de vouloir à tout prix anéantir une société hypocrite, mielleuse, trop chargée d’absurdités et d’interdits, j’engrosse ma voisine aux tendances douteuses.

Après un merde! glorieux et péremptoire, j’avoue à Rosetta, le regard faussement halluciné.

- Pour la première fois de ma vie, j’ai atterri pour quelques secondes au septième ciel. C’était vraiment fabuleux. Sauf...

- Sauf?

- Qu’à un moment donné, j’ai failli frôler les couilles de la Sainte Vierge.

- C’est n’importe quoi!... Et tu blasphèmes, par-dessus le marché...

- Qui aime bien châtie bien...

- Je n’apprécie guère ce genre langage après un tel...

- Sacrifice?

- Non, supplice.

- Punition, torture, châtiment, calvaire, martyre, damnation...

- Tu m’énerves, Charly. Tu parles parfois trop.

Vexée ou pas? Cela ne me concerne nullement. Je fouille dans mes méninges une amusante et justificative réplique.

Hélas! Rosetta se lève d’un bond, ramasse ses habits et disparaît dans la salle de bain.

Bien fait pour moi, j’ai perdu la partie, me dis-je. Au tac au tac comme au ping-pong, pour gagner mieux vaut pas trop réfléchir.

Et j’ajoute à mon auto-discours:

Elle a visé en plein dans le mille, la belle Amazone... Elle a raison, je suis un bavard, un cracheur d’apophtegmes, d’aphorismes affamé de justice. A cause de quoi? De qui?

Rosetta réapparait toute souriante et me dit:...

17:18 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |