Mes voisines concubines (34, à suivre) (12/04/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgSéance tenante, Sturm jaillit dans mon esprit et je m’écroule sur le tapis.

Il est parfois très difficile de matérialiser ses pensées, de les mettre sur le papier.

Quelle chose mystérieuse est notre cervelle! Les images vont et viennent, s’entrecroisent, s'associent, se disputent comme de vulgaires soldats: chacun de son côté essaye d’être fidèle à sa bannière.

Un ciel infini rempli d’étoiles est ce cerveau qui nous permet d’être ce que nous sommes.

Chaque étoile est une pensée, une idée et à
chaque seconde une nouvelle étoile naît, une autre meurt.

Le poète est comparable à un explorateur revenant du fin fond de la forêt vierge, il s'efforce de décrire les paysages étranges qui l’ont tant fasciné. On le croit, on ne le croit pas. On l'admire, on ne l’admire pas. On essaye de le comprendre, on n'essaye pas de le comprendre. Il lutte, il veut parfois convaincre ceux qui l'écoutent. Mais rares sont ceux qui arrivent à imaginer ce que le poète imagine car celui qui écoute est lui aussi la plupart du temps prisonnier
d’une autre forêt vierge.

- Viens, allons préfabriquer ton Ulysse de demain! je dis à Rosetta en me relevant... En éclatant, un magistral neurone vient d’anéantir tout un régiment de vieilles et tristes cellules...

10:30 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |