Mes voisines concubines (30, à suivre) (06/04/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgToc! Toc! Toc!

- C’est qui? je hurle spontanément.

- C’est moi, ton adorable voisine, me répond Rosetta, en criant.

Adorable? Depuis quand?

J’ouvre la porte.

- Tu es seul?

Je hausse les épaules.

- Je peux entrer?

Même singerie musculaire.

- Tu es fâché contre moi? me demande-t-elle en pénétrant dans mon appart.

- Pour quelle raison le serais-je?

- Alors pourquoi tu me regardes de travers?

- Je déteste que l’on débarque chez moi à l’improviste...

- Ne sois pas vieux jeu, mon cher Charly... C’est jolie chez toi.

Elle se hisse sur la pointe des pieds, pirouette gracieusement comme une danseuse d’opéra et se laisse tomber sur mon lit.

- Je suis profondément amoureuse de toi, me déclare-t-elle en me tendant les bras... Fais-moi vite un enfant!

Je n’en crois pas mes oreilles. Je reste de marbre.

- A poil, tu verras, tu changeras d’avis, râle-t-elle brusquement en se mettant debout.

Je ne réagis pas.

Elle se déshabille avec rage.

Même le plus maladroit des strip-teases est plus excitant. J’ai presque pitié d’elle.

- Alors? me lance-t-elle une fois toute nue... Toujours aucun effet?... Mon corps mérite au moins de faire plaisir à tes pinceaux, non?

- A quoi tu joues, Rosetta?

Elle s’apprête à s’approcher de moi.

- Pas un pas! je rugit aussitôt.

Elle panique.

- Tu veux que je te peigne ou pas?

- Je ne comprends pas.

- De peindre et non pas de peigner. La peinture et non pas la coiffure...

- Que je suis bête!

- Non, tu n’es bête. C’est la langue française qui nous induit souvent en erreur à cause de ses homonymes... Tu veux ou quoi?

- Quoi donc?

J’hésite un instant puis je propose à Rosetta en souriant:

- Un coup de peigne après tout avant que je te peigne, d'ac?... Avec un peu chance ou de malchance, le modèle et l’artiste finiront par se trouver dans de beaux draps...

14:58 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |