Mes voisines concubines (29, à suivre) (03/04/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgChez moi, il n’y a rien ou presque rien. Mais il y a moi et ça c’est très important pour me retrouver.

Seul et chez moi, je gesticule librement. Mes gestes sont libres.

Ailleurs et avec quelqu’un, surtout avec une personne de sexe féminin, je surveille terriblement mes mouvements et mon langage. J’ai l’impression d’être un figurant maladroit, un mauvais acteur ou la doublure de moi-même. Et ne n’aime pas ça.

J’ai la sensation aussi d’être une poupée gonflable sous haute surveillance, prête à exploser au moindre agacement.

Mes relations intimes et clandestines avec Denise en sont probablement la cause essentielle.

Trop de baisers volés à la lueur de la lune ne permettent pas toujours à un amour de s’épanouir. Au contraire, ils ont souvent tendance à l’étouffer. J’en suis quasi certain. Mes vieux jours me le confirmeront.

Toc! Toc! Toc!

- C’est qui? je hurle spontanément.

- C’est moi, ton adorable voisine, me répond Rosetta, en criant.

Adorable? Depuis quand?

J’ouvre la porte.

- Tu es seul?...

Je hausse les épaules.

- Je peux entrer?...

23:22 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (13) |  Imprimer |  Facebook | | | |