Mes voisines concubines (28, à suivre) (01/04/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgSi la mort, ce n’est que du vent, alors la vie n’est qu’une tempête.

Personne n’est revenu de l’au-delà les mains pleines et la cervelle chargée de beaux souvenirs. Les écrits ne sont que des fantasmes rapportés. Où le crédible flirtent souvent avec l’absurde.

Pourtant, le poète n’abandonne jamais l’idée d’un paradis possible.

J’ouvre les yeux.

Où suis-je?

Dans une chambre d’hôpital à ma connaissance. Grâce à l’odeur et à la blancheur du plafond qui ne correspond à celui de mon studio.

Mais qu’est-ce que je fous là?

J’incline ma tête vers la droite.

Aussitôt, Rosetta et Pierrette accourent vers moi.

- Il est vivant! crient-elles simultanément.

Une fois de plus, elles sont synchrones les concubines, me dis-je.

Une infirmière, d’une beauté quasi divine, se jette presque sur moi et me conseille:

- Ne vous remuez pas trop. Pas pour l’instant... Tout va bien, soyez rassuré.

- Mais que faites-vous là? je demande à mes voisines.

- Nous sommes venues te rendre visite? me répond Pierrette. Nous t’aimons beaucoup, tu sais...

- Je me suis cassé la figure avec mon solex, n’est-ce pas?

- Oui.

- Je me souviens de rien... J’ai failli mourir?

- Plus que ça.

- Comment ça?

- Tu étais mort lorsque tu es arrivé aux urgences.

- Non?

- Si.

- Mort, vraiment mort?

- Oui... d’après le médecin de l’ambulance.

- Mais comment se fait-il que tu sois au courant de tout ça?

- Plus tard, plus tard! intervient ma soignante attitrée. Il faut que je lui fasse un brin de toilette maintenant.

On dirait qu’elle me veut à elle toute seule, la belle créature. Vais-je succomber à son charme?

Mon sexe se met subitement à frémir.

A priori, pas le moindre dégât à ce niveau-là, je conclus... Je suis toujours vivace, Dieu que tu es bon!...

11:57 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer |  Facebook | | | |